mardi 11 mars 2014

11 mars

Il y a pile 3 ans,le tremblement de terre, le tsunami et la catastrophe nucléaire à  Fukushima.Et depuis, je ne compte plus le nombre de gens qui m'ont demandé en 2012 et 2013: " haaa mais tu y retournes t'as pas peur des tremblement de terre/ des tsunami/ du nucléaire?". A quoi je réponds en général "non, car d'une, je ne vais pas en zone sinistrée, et de deux, je crains autant en restant chez moi"

En tant qu'habitante d'une des régions les plus nucléarisées du globe ( même s'il y a peu de risques de raz-de-marée en vallée du Rhône, la zone est malgré tout légèrement sismique), ça m'a beaucoup marquée. Et je suis obligée de penser que je vis au quotidien entourée de 3 centrales à moins de 100 kilomètres plus Iter en construction.

 Et 3 ans après,  les choses ne s'arrangent pas vraiment. Je ne vais pas citer ici les milliers d'articles publiés un peu partout ce mois ci ( peut-être juste vous orienter sur le Science et vie de ce mois-ci qui y consacre plusieurs pages, sur la recrudescence de nodules de la thyroïde chez les jeunes, et sur le fait que les autorités continuent à nier tout rapport avec l'accident nucléaire)

Néammoins, je viens d'apprendre que M. Matsumura Naoto, habitant de la zone dévastée qui a décidé de rester pour s'occuper en particulier de libérer et nourrir les animaux restés enfermés sur place ( animaux d'élevage notamment) et les animaux errants, chiens, chat et autres qui ont fui et sont revenus, est actuellement en France pour témoigner de ce qu'est une catastrophe nucléaire. aujourd'hui même au parlement de Strasbourg, et à la rencontre des militants pour la fermeture du site de Fessenheim, jusqu'au 21 mars.
tous les renseignements au sujet de cette mission ici, et ici
équivalent japonais du logo " nucléaire, non merci!"

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