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dimanche 27 octobre 2019

Hagakure (version BD) - Yamamoto T. et Wilson S. et W.

Curieux ouvrage: une adaptation contemporaine d'un recueil japonais classique du  XVIII° siècle.
Un manga, publié dans le sens européen, et dessiné et traduit par deux américains.



Et le problème vient que le texte de Yamamoto Tsunemoto ancien samourai du clan Nabeshima devenu moine zen, est un " guide" , un code du samouraï ,qui n'est pas vraiment un traité de la vie et des valeurs des samouraï, mais plutôt une succession d'anecdotes, pur illustrer par l'exemple plusieurs valeurs importantes. .
Apparemment le texte d'origine est très long ( 9 tomes) et seules quelques thématiques sont ici mises en avant: la loyauté, la vengeance, la sincérité, le seppuku...

Donc un texte composé d'anecdotes sans vraiment de lien logique entre elle ( si ce n'est d'avoir pour "personnage" le clan Nabeshima) qui est en plus présenté de manière "Digest", ça donne quelque chose de difficile à suivre, dont on retient finalement que " couper des têtes" est l'activité principale d'un samouraï, qu'il y a une pensée qui sous-tend cette activité, mais qu'elle reste très opaque au lecteur.

Hormis maitre Yamamoto et son disciple Tsuramoto et scribe à qui il raconte ces anecdotes, il n'y a pas de personnage et les noms japonais classiques n'aident pas à s'y retrouver (quand les personnages mentionnés se nomment Ingazaemon, Fudozaemon, Kizaemon, Heizaemon, Gorozaemon, Kichizaemon, Sukeemon, Heizaemon ( 2) , Shozaemon, Gorozaemon (2), Denzaemon, Goroemon... ça devient vite compliqué!) d'autant que le dessin n'étant pas très caractérisé, à part deux ou 3 personnages caricaturés volontairement, tous ces gens aux noms presque semblables ont une apparence très peu différente, et on a un peu l'impression que ce sont sans cesse les mêmes qui reviennent.

L'idée n'était pas mal, mais en soi, on n'apprendra au final pas grand chose de la vie, de la pensée des samouraï,du Bushido..
Donc pour en savoir plus,je préfère encore continuer à conseiller le roman " la pierre et le sabre" ( et qui est parfait pour s'initier à la littérature japonaise, car très linéaire dans son récit, donc assez simple à suivre malgré une foule de personnages) ou Vagabond, sa libre adaptation en manga.

S'il vous fallait une seule raison de lire Vagabond, voilà le genre de dessins d'Inoue

Ou pour les plus motivés les traités " techniques" ou philosophiques écrits sur ce sujet, pourquoi pas ceux de Musashi lui-même.
Ou peut-être Hagakure dans sa version classique , là je ne peux pas en dire plus puisque je ne l'ai pas lu.

Mais cette version Bd est décidément assez frustrante, et finalement j'ai envie de dire très américaine dans sa succession de vignettes d'action.

Dernière chose: en tant que future traductrice, je ne veux plus JAMAIS voir dans une traduction française ( ici de la postface écrite probablement en anglais) la confusion entre " empreint de" et " emprunt".
"Le phrasé poétique et non moins emprunt de dignité", ça n'est pas possible. Surtout quand sont passées une traductrice et une correctrice.

C'est totalement inacceptable de la part de traducteurs et correcteurs professionnels, c'est une confusion qui n'est particulièrement sanctionnée en première année de licence.
Cette erreur trop récurrente me met autant hors de moi que " la gente féminine", voire " la gente masculine"...ce n'est pas une simple faute de frappe comme ça peut aussi m'arriver, mais une vraie méconnaissance des paronymes et c'est du travail à la va -comme-je-te-pousse.

J'assume totalement ce que je viens d'écrire.

mercredi 23 octobre 2019

Les deux Van Gogh - Hozumi

Hoooo un billet!
Non ce blog n'est pas mort, juste au ralenti depuis cet été, pour cause d'études très prenantes.

Et donc, comme je dois bientôt rendre ce manga à un ami, je m'aperçois que je n'avais pas fait de compte rendu à son sujet.Hop, relecture et chronique.



Donc n'y cherchez pas,on va le dire de suite , une biographie de Van Gogh.
De Vincent, il en sera bien sûr question, mais pas seulement. il est un personnage central, mais pas LE personnage central.
D'ailleurs le titre original,probablement trop peu vendeur ne mentionnait même pas l'illustre nom, puisqu'il est " さよならソルシエ" Sayônara Sorcier.
Oui, "sorcier"en français dans le texte , katakanaïsé.

Le sorcier (même si on n'apprend ce surnom que dans les dernière pages), c'est Théo(dore)Van Gogh, petit frère du peintre, et marchant d'art chez Goupil et cie, à Paris.
Ceci est rigoureusement exact, le grand frère peignait, le petit frère vendait des tableaux pour une galerie très académique.
Et c'est ce Théo dont on va suivre la trace, rejoint un peu plus tard par Vincent.
Et là, on se dit que c'est une relecture très personnelle ( ça s'éclaircit à la fin quand même),mais que plusieurs choses ne collent pas. Vincent, que tout le monde connaît pour son autoportrait, n'est pas roux, mais brun. Oui ça m'a interloquée!

De plus, exit l'artiste tourmenté au destin tragique, c'est un brave gars naïf, un grand enfant, très calme, toujours prêt à rendre service..donc tout l'opposé de ce qu'on connait.
Et tout l'opposé de Théo, véritable renard ( qui travaille chez Goupil, oui, le nom est 100% exact), d'une intelligence froide et calculatrice, bien décidé à utiliser son aplomb - pour ne pas dire son culot- pour imposer la peinture du petit frère face à l'opposition des tenants du style académique, officiel, bien peu enclin à la nouveauté. Son idée: puisque les habitués des expositions, , tous de bonne société ne veulent pas voir l'art qui dépeint quotidien, on va amener à l'art les exclus,  qui eux s'y reconnaîtront.

Donc la peinture du petit frère mais pas que.. Il y sera aussi question de Gauguin et de Toulouse-Lautrec (bien arrangé, hein, même s'il est comme il se doit, petit - mais pas tant que l'était le réel Henri, pas loin du nanisme- il ne semble pas avoir un penchant pour l'alcool). On y croise aussi Rodolphe Salis, patron du chat noir (et étonnamment, présenté comme un esthète travesti).
Bref, rien ne "colle" à ce qu'on connait.. et pourtant au final, çe parti pris fonctionne plutôt pas mal.
Et c'est Théo lui qui va nous l'expliquer: pour "vendre" un peintre, si talentueux soit-il, il faut donner envie au public de se déplacer. et quoi de mieux qu'une légende d'artiste torturé et asocial. Car qui irait voir les oeuvres d'un type sociable, gentil, serviable, à la vie très banale. On lui supposerait un art tout aussi plat que sa vie, et.. personne n'irait à l'exposition. Quoi de mieux que le scandale pour vendre?

Un manga agréable, pas le manga de la décennie, mais plutôt sympa, qui a le mérite d'essayer quelque chose, et de proposer une lecture autour des deux frères Van Gogh qui met en lumière le discret Théo, en inversant les caractères. Tout en donnant une justification à son inversion. Le tout est porté par un graphisme crayonné, parfois très travaillé, parfois ébauché.. ce qui n'est pas mal vu puisqu'on parle d'une peinture qui défie les styles classiques.

En tout cas, il m'aura donné envie de lire le recueil de correspondance entre Théo et Vincent. Bien qu'habitant à 40 kilomètres d'Arles, et qu'ayant entendu parler de Van Gogh (et Cézanne aussi) depuis toujours j'avoue ne pas avoir d'attirance particulière pour sa peinture. Mais je suis curieuse de savoir comment les deux frères abordaient l'art, le concept de l'art, son évolution, etc...

mardi 27 août 2019

Le Mari de mon frère t1 à 3 - Tagame Gengoroh

Voilà un titre que j'avais repéré depuis un certain temps déjà, et je pensais à la couverture qu'il s'agissait d'une petite fille qui pour une raison quelconque, habitait avec son frère aîné et le mari de celui ci, et des difficultés sociales de cette famille hors du lot, mais .. pas exactement.

De fait, il y est question de mariage pour tous, mais..plus que celà.


Pour planter le décor, Yaichi est un japonais tout ce qu'il y a de plus normal, à ce détail près qu'étant divorcé, c'est lui qui a la garde de sa fille Kana, 7 ou 8 ans, et non sa mère. Et un père divorcé qui a la garde de son enfant (même si dans le contexte, c'est logique: il a plus de temps, car il est propriétaire d'appartements qu'il loue, un travail qu'il fait le plus souvent à domicile, tandis que son ex-femme a une travail très prenant), c'est déjà plutôt rare.

Et donc ce duo père - fille reçoit un jour la visite de Mike, gigantesque canadien au look de bûcheron.Mike n'est autre que le mari, ou plutôt le veuf de Kyôji ,frère jumeau de Yaichi, décédé un mois plus tôt dans un accident. et ce veuf part donc en pèlerinage en mémoire de Kyôji sur les lieux où il a vécu. La situation gène un peu Yaichi, d'autant que Kana insiste pour que son tonton reste avec eux le temps de son séjour, et n'aille pas à l'hôtel. Mais Yaichi est un homme intelligent, qui se rend compte que ses quelques poussées d'homophobie du début sont, une construction sociale qui n'a rien a voir avec la personne qu'est- réellement Mike, authentique type bien et chaleureux, qui fait tout pour déranger le moins possible et se couler dans le mode de vie japonais en faisant oublier qu'il est " gaijin". Et d'ailleurs Kana est d'emblée conquise par ce tonton " qui vient d'un pays où il y a son nom, le "Kanada". Chose qui achève de convaincre Yaichi d'essayer de voir les choses non comme un adulte formaté par la société, mais comme un enfant, comme elle sont. Et à rétrospectivement se demander comment son frère a pris réellement son absence de réaction à l'annonce de son homosexualité, et comment lui prendrait la chose si Kana adulte lui présentait une petite amie.
Donc de saines réflexions.


Lorsque Kana dit que c'est bizarre que deux hommes puissent se marier ensemble eu Canada, mais pas au Japon, ce qu'elle dit en substance, c'est : " trop bizarre que les lois ne soient pas partout pareilles".
Quand elle demande " Mais alors entre toi et Kyôji qui est l'épouse?", elle fait évidemment référence au fait que habituellement , dans un mariage il y a quelqu'un qu'on appelle "mari" ( otto) et quelqu'un qu'on appelle " épouse" ( tsume), donc comment on fait quand les deux sont " otto" et est-ce qu'il peut y avoir des mariages à deux " tsume"?
Pas du tout au fait que ce soit bizarre que deux hommes ou deux femmes se marient ensemble, ou à leurs" rôles" dans le couple .
Evidemment, elle a 7ans, l'amour est une vague notion pour elle, alors la sexualité, n'en parlons pas, elle part du principe " bah, lorsqu'on se marie, c'est parce qu'on s'aime c'est logique.

Car oui, au delà de la thématique gay, il y est aussi question de deuil et de xénophobie. Mike est un étranger, et c'est presque aussi gênant que son orientation aux yeux de certains.


Et les regards en coin, à chaque voyage au Japon, j'en ai eu, sur ma tronche d'occidentale. Surtout qu'étant assez ronde, je ne corresponds pas à l'image d'épinal de la française vhculée par les films, je ne suis ni Carole Bouquet, ni Catherine Deneuve, on me prend à priori pour une américaine et donc, pas la bienvenue depuis la seconde guerre mondiale.
Parce qu'en général à la seconde où quelqu'un a eu le courage de venir me parler et après que je suis française, c'est la détente et la salve de questions sur Paris ( heu, 90% de la population française habite ailleurs, vous savez:D).

Mais le fait est que la xénophobie au Japon est liée à l'histoire récente d'une part et à l'idée que "un étranger ne connaît pas les codes sociaux, il va faire n'importe quoi, nous embarrasser et ce sera la honte sur 15 générations". il est vrai que les groupes de touristes qui arrivent à 50 font souvent n'importe quoi, mais globalement, ce n'est pas une méfiance de l'Etranger à cause de sa nationalité, mais plutôt à cause de sa supposée méconnaissance des codes sociaux japonais ( bon, il est vrai qu'il y a de sombres tartes comme ceux qui demandent le retrait des svatiska indiquant les temples bouddhistes sur les plans parce qu'ils y voient une croix gammée. Prouvant de fait qu'ils viennent en asie sans s'être un minimum renseigné sur la culture locale, et qu'ils ne connaissent rien à l'histoire mondiale non plus car ils sauraient ce qu'est une croix gammée et comment la différencier d'un symbole bouddhiste). Ce n'est pas vraiment, hors groupuscules politiques, une détestation globale de l'étranger.
Et entre mon premier voyage en 2007 et mon dernier en 2013, j'ai vu les choses évoluer: plus d'affichage en anglais, plus de prospectus en plusieurs langues..et les choses vont encore s'améliorer l'an prochain avec les JO de Tokyo, et l'arrivée massive de touristes, avec le vieillissement de la population qui impose un recours aux travailleurs venus des pays voisins. Le Japon va devoir en passer par une plus grande acceptation des étrangers, c'est nécessaire... Et qui dit arrivée d'étranger dit rencontres et mariages internationaux, et enfant binationaux aussi.

En tout cas je remercie l'auteur d'avoir fait un portrait très juste de Mike, un peu cliché du bûcheron canadien, mais pas du tout cliché de la grande folle.
Un homosexuel réaliste mais surtout présenté comme un personnage qui a bien d'autres caractéristiques : débonnaire, passionné par la culture du Japon, amateur de nourriture locale, de voyage, serviable.. son orientation sexuelle est le point de départ mais il n'est pas résumé à ça et ça fait bien plaisir. Un personnage qui ressemble aux gens que je connais dans la vraie vie, à mes amis... un portrait au final très respectueux.

Ce qui m'a fait penser (en plus de la manière très masculine dont sont représentés les hommes) que l'auteur était concerné de près.
Bingo, c'est un militant de la cause LGBT, et un auteur de mangas gays plutôt axés.. violence et SM. Celui-ci est un manga pour tous, absolument pas réservé à un public averti, et franchement j'espère qu'il le poursuivra, car déjà,qui dit plus de public dit une plus grande visibilité, et finalement il se débrouille bien dans le genre tranche de vie humaniste. Sans être le manga de l'année - il y a un côté un peu didactique car le public visé est justement celui qui n'est pas directement concerné, les hétérosexuels qui ne se sont jamais vraiment posé de questions - il y a une justesse de ton qui me plaît, et des réflexions plus profondes qu'il n'y parait, sur la société japonaise où l'homophobie ne semble pas exister.
Ne SEMBLE pas exister, tout est là. On ne fait pas parler de soi, c'est impoli, donc si on sort du placard, c'est le plus souvent au sein de la famille proche, et c'est tout, la société fera en sorte d'ignorer poliment cet état de fait..ce qui veut dire que bon, c'est toléré, mais pas franchement accepté, au nom de la discrétion. Pas formidable non plus comme situation: ça existe, on le sait, mais on n'en parle le moins possible car il est inconvenant de parler de soi ( comme il est inconvenant de parler d'autres sujets épineux: la dépression ou l'alcoolisme par exemple, ou tout ce qui peut déranger l'apparente harmonie de la société)

Donc, je n'ai pu lire que les 3 premiers tomes, car le 4° et dernier en date est sorti des rayonnages de la bibliothèque, il doit y revenir le 30 août, donc s'il n'est pas réemprunté, ou prolongé dans la foulée, je pourrai le lire avant de partir de Belgique.
D'ailleurs ma mère (72ans) arrive demain et je pense que ça l'intéressera de le lire, elle est aussi sensible que moi à ce genres de sujets.

mardi 13 août 2019

Somali et l'esprit de la forêt tomes 1 à 4 - Gureishi Yako

Haaa ça faisait longtemps...
Un manga fantasy plein de créatures mystérieuses pour l'occasion?

Cette fois ci ce ne sont pas des yôkai ou des yûrei au sens strict, des créature fantastiques folkloriques, mais...on en est pas loin.




Dans un univers indéfini, où le monde était partagé entre humain et non-humains qui s'ignoraient , l'équilibre a été rompu à partir du moment où chaque faction a commencé à s'intéresser à l'autre. D'abord avec curiosité, puis méfiance, jusqu'à en arriver à la guerre.Et contrairement àce qu'on pourrait penser, ce sont les humains qui ont perdu: enlevés et utilisés comme animaux de compagnie au mieux, mangés au pire.

Dans cette situation, un jeune humain perdu dans la forêt na quasiment aucune chance de survivre...C'est ce qui arrive à Somali, petite fille de 6 ou 7 ans, sauf qu'elle a la chance d'être trouvée par l'esprit gardien de la forêt nommé " le golem".  Une créature probablement végétale, qui n'a besoin pour vivre que d'eau, de lumière et de la forêt où il est né , et avec laquelle il vit en symbiose. Et bien qu'il soit supposé ne pas quitter la forêt, sinon elle va dépérir,ni ressentir d'émotions, le golem va prendre pitié de la petite Somali, la faire passer pour une créature non humaine ( à l'aide d'un vêtement à capuche muni de cornes qui la déguise en petite fille minotaure) et partir sur les routes avec elle afin d'aller trouver sinon sa famille, du moins d'autres humains. Tant pis pour la forêt, de toute façons, les golems ont une espérance de vie de 1000 ans, pas un jour de plus, et celui ça a déjà plus de 998 ans, donc c'est déjà un petit vieux malgré son apparence puissante, et quoi qu'il advienne à sa mort, la forêt se dessècherait. Il trouve donc une occasion de vivre la seule aventure de sa longue vie et un peu de compagnie.

voilà à quoi ressemble un Golem sans son armure. Oui on dirait un peu qu'il sort de l'attaque des Titans, mais c'st une créature humanoïde végétale, composé de racines et de branches
Et Somali, elle considère cet effrayant protecteur comme son père adoptif, tout en ignorant que le temps à passer ensemble leur est compté.




Tous deux vont donc aller de ville en ville, en passant par le désert, rencontrer un bestiaire étonnant qui tient à la fois de Jérôme Bosch ou Brueghel et des extraterrestres de Star Wars, dans des décors super léchés, qui me rappellent aussi Piranese pour les villes, Nausicaa de la vallée du vent pour les forêts...c'est même dommage que le manga soit en noir et blanc, la couverture donne une idée de ce que seraient des pages en couleur..


On va y croiser des magiciennes bibliothécaires, des lapins à cornes, une harpie, des démons, des mulots dentistes, quelques humains aussi, plutôt isolés et méfiants, déguisés eux aussi. Mais grosso modo ce petit monde est finalement assez bienveillant avec somali, même lorsqu'ils finissent pas découvrir sa nature ou la suspecter.



Et donc, voilà déjà le principal problème: tout va très vite. L'auteur nous plonge dans un univers fantasmagorique, on a à peine le temps d'apprécier les nouveautés de l'épisode que hop.. on passe à autre chose. Hormis Somali et le Golem, qui sont les personnages centraux, tout le reste disparait aussi vite qu'il était apparu, on commence à avoir enfin, au 4° tome seulement, d'autres personnages récurrents ( les 2 démons, et je suppose qu'on va revoir la harpie ou Kikila à un moment donné).


Et la structure en petites histoires d'un chapitre au départ, puis de plusieurs chapitres ensuite, mais sans grand suivi donne une impression assez décousue à l'ensemble. Comme si l'auteur n'avait qu'un fil directeur à son histoire et improvisait totalement la plupart du temps.



Je ne sais pas exactement ce qu'il en est, mais la manière dont je le ressent, c'est qu'on a quelqu'un qui est très doué(e? je ne sais pas exactement s'il s'agit d'il ou elle) pour le graphisme, un illustrateur ou une illustratrice,  mais qui n'est pas vraiment scénariste et tâtonne beaucoup.
C'est le même phénomène en BD européenne avec Enki Bilal, excellent dessinateur, mais pas scénariste ( et il n'est jamais aussi bon que lorsqu'il travaille avec un scénariste comme Christin, lorsqu'il travaille seul, on peut avoir autant du très bon - la foire aux immortels - ou du très mauvais - Animalz), et là, j'ai la même impression. Ca manque vraiment de structure par moments,même si les choses s'arrangent avec le retour de personnages secondaires qui donnent plus de liant.




A voir, la suite devrait paraitre bientôt.

mercredi 3 juillet 2019

Princess Jellyfish T 12 à 14 - Higashimura Akiko

Et dernier sujet sur cette série, car il y a 17 tomes en tout, 15 parus en France , mais la médiathèque n'a pas le dernier..


et donc: grand changement pour Tsukimi: le richissime directeur de la société "Avidy" ( tout un programme) Monsieur Fish ( hahaha, poisson, méduses, lol...) venu de Singapour pour le salon de mode amateur, a repéré ses modèles de robes méduses, et veut acheter les patrons et embaucher Tsukimi. Une aubaine pour n'importe qui, une catastrophe pour une fille timide, qui n'avait ni l'envie ni les compétences pour envisager un travail dans la confection.
Tsukimi est donc presque enlevée par Monsieur Fish et sa secrétaire:il rachète en lot la résidence Amamizu et Tsukimi, afin de la faire former dans sa société.




Société où Tsukimi est immédiatement mal vue: godiche, mal habillée, qui ne connaît pas un mot d'anglais *dépourvue de la moindre compétence dans un domaine où elle manque de la plus basique des notions.. pensez , elle n'a jamais entendu parler de la marque ni tu propriétaire, et ne connait même pas les noms et les visages des mannequins célèbres
(on dirait moi, dans les années 90, la risée de mes copines de lycée, c'était l'époque de gloire des top-models, et si je connaissais quelques noms à force de les entendre par les autres filles, j'étais incapable d'associer un nom et un visage - c'est toujours le cas, je suis incapable de reconnaître les gens, si je ne les connais pas personnellement, ou si je n'utilise pas de stratégie "untel a les cheveux frisés de telle couleur, machine a des lunettes noires, bidule un accent lorrain....", donc va reconnaître des nanas toutes taillées sur le même modèle, habillées pareil et qui ne parlent pas. J'en suis toujours incapable...)


Et donc tout le monde se demande ce que monsieur Fish peut trouver à cette " grosse", cette "bouboule" ( évidemment, les têtes creuses d'Avidy ne fréquentent que des mannequins sélectionnées pour leurs physiques filiformes et en oublient l'existence d'autres femmes non standardisées.  Ce qui est problématique quand on doit VENDRE des vêtements aux gens normaux.
Et c'est ça que recherche monsieur Fish, moins requin (quoique) qu'il n'y parait: un regard neuf, une styliste non formatée, qui ne respecte donc pas les codes intégrés par ceux qui sont passésdans les écoles de stylisme. Il a tout de suite remarqué que ses vêtements tranchent sur la monotonie de l'habillage japonais,  et n'ont donc pas trop de chances de se vendre au Japon, mais ont un potentiel sur le marché de l'Asie du Sud-Est.



Pendant ce temps là, Shû, qui a demandé Tsukimi en mariage profite d'un voyage éclair en Italie pour lui faire fabriquer une bague méduse en verre de Murano.. mais n'est pas au courant de ce semi-enlèvement. aubaine pour Kuranosuke qui a aussi des vues sur elles ( et damn' le retour du triangle amoureux) et fait croire à Shû qu'elle l'a largué pour aller tenter sa chance à l'étranger.
Kuranosuke lui même va donc forcer les autres amars à se faire faire un passeport pour débouler elles aussi à Singapour en cas de nécessité et par en éclaireur... déguisé en jolie fille.aubaine pour la boîte Avidy,qui a besoin d'un mannequin de remplacement sur le champ.. Sa carrière dans la mode pourrait bienêtre une carrière de mannequin  :D

Donc voilà, le manga s'expatrie à Singapour.. et même si je me fous du luxe, j'ai assez envie d'aler voir l'hôtel Marina bay, une des curiosités les plus connues de la région: un hôtel en forme de bateau qui fait le lien entre 3 gratte-ciel.


Connu pour son architecture originale et aussi pour sa piscine aérienne, avec vue imprenable sur la baie.
autant vous le dire de suite, ce n'est pas dans mes prix...

Mais, est-ce que ce déplacement va  amener de la nouveauté? Plus que 3 tomes pour finir l'histoire, et ça commence à sentir la précipitation et donc les triangles, carrés, pentagones, octogones.. amoureux. (Shû et Kuranosuke en pincent pour Tsukimi qui en pince toujours pour Shû  mais est persuadée qu'il l'a larguée, et lui pense la même chose dans l'autre sens, Monsieur Fish semble la draguer, mais probablement pour mieux l'embobiner, Hwaeyon et Kiki se disputent monsieur Fish.. )

Après on aurait pu se passer du très téléphoné passage sur l'enfance forcément malheureuse de Monsieur Fish-le-businessman-qui-s-est-fait-tout-seul, surtout que ça ne tient pas:
un ancien pauvre, qui retourne voir ses camarades de l'orphelinat avec lesquels il récupérait des vêtements abandonnés parles riches pour less modifier et les leur revendre, qui fait des cadeaux somptueux à ses anciens amis.. n'a aucune raison de faire brûler ses invendus au lieu de les distribuer aux défavorisés tels qu'il l'a été (quitte à faire ôter les étiquettes!). A croire qu'il pense que tous les pauvres s'empresseraient de faire comme lui et de les revendre aux riches? Bref ça ne colle pas avec le reste de sa caractérisation: le requin des affaires est un type qui aime les plaisirs simples, les  CoCoCurry House**(une chaîne de curry bon marché au Japon) et la nourriture de supérette.

Par contre un détail que j'ai bien aimé: pour son apprentissage, Tsukimi est logée dans un atetlier-salon-boîte de nuit privée qui appartient à M. Fish. Sa chambre est vitrée, comme un aquarium, où elle se retrouve exactement dans la situation de sa méduse de compagnie ou de celles qu'elle va voir à l'aquarium public: avec des gens qui la regardent et tapotent la vitre pour attirer son attention, telle une bête curieuse. J'aurais bien aimé voir plus souvent dans ce manga ce genre de moments cyniquement bien vus.

Clara la méduse de compagnie. Qui est bien dessinée sous forme de méduse dans son aquarium, mais apparait sous forme de mascotte kawaii rose bonbon pour commenter l'action.
la vraie Clara: Mastigias Papua, ou méduse tachetée des lagons

Un série qui donc fait bien se s'acheminer vers la fin, ça sent la fatigue, et on perd en dinguerie en s'éloignant des amars, on perd tout le côté névroses et angoisses sociales, pour arriver vers une classique histoire de Cendrillon...où l'amûûûûr prend le pas sur les passions étranges des personnages.

*phénomène pas si rare au Japon, même si les choses changent peu à peu. Le pays était fermé à tout commerce extérieur presque jusqu'au 3°quart  du XIX° siècle, il est encore bien ancré  dans les têtes qu'apprendre les langues est un passe temps, plutôt pour femmes au foyer ou retraités. On peut trouver du travail sur place, les entreprises recrutent directement dans les universités le personnel en fonction des qualifications recherchées, et il est globalement acquis que qui veut travailler  l'international sera recruté par une société internationale avant même d'avoir validé son diplôme d'anglais, les filières de langues sont quasiment réservées aux gens qui veulent travailler à l'étranger, et il n'y en a pas tant que ça.
A quoi bon se casser la tête à apprendre une langue pour travailler dans un étranger peuplé de barbares qui ne maîtrisent pas les codes japonais, on est bien chez nous, on ne va pas s'encombrer d'une connaissance sans intérêt.
Oui c'est schématique et il y a surement des japonais(es) otaku des langues? Mais globalement: possibilité de travailler sur place en n'ayant besoin que du japonais = pourquoi se compliquer inutilement la vie.
C'est cependant en train de changer: JO d'été au Japon en 2020 oblige, j'ai vu une plus forte présente d'affichage en anglais dans les transports entre mon premier voyage en 2007 et mon dernier en 2014, plus de gens commencent à apprendre les langues, à la demande des employeurs qui veulent vendre leurs produits au touristes qui vont venir, le tourisme augmente aussi globalement d'année en année, et une compétence en langues devient un atout pour trouver un emploi.

** on en trouve partout et c'est assez marrant: la base est un bol de riz de 300 g avec sauce au curry, la garniture est au choix, on peut ajouter du riz 100 g par 100 g et surtout choisir la "force du curry" de 0 ( pas piquant ) à 10 (extra piquant).C'est du curry japonais,qui a un goût plus proche du 4 épices .
Le 1 est considéré " very spicy" par CoCoCurry, les japonais mangent rarement des choses très épicées ... J'ai testé un niveau 5, et .. ça suffisait. L'équilibre entre saveur du curry et force du piment était ok, toute catégorie au dessus n'aurait aucun intérêt - et ne sont accessibles qu'à ceux qui viennent de se taper une assiette de curry 5, donc 300 g de riz plus la sauce et la garniture -  on y perdrait le goût épicé pour ne plus avoir que du piquant. On peut aussi ajouter du miel ( de 1 à 5, autant dire que si 3 c'est "le goût sucré qu'aiment les enfants", je n'ose imaginer le sucré niveau 5... Sans moi!)

La serveuse a essayé de me faire changer d'avis parce que "habituellement les femmes ne vont pas plus loin que le niveau 3 en curry "  😂.

samedi 29 juin 2019

Princess Jellyfish T.8 à 11- Higashimura Akiko

Suite des aventures de nos amies otaku lancées dans la création de leur marque de vêtements.




Et de tome en tome les choses évoluent lentement. Tsukimi commence un peu a dépasser sa timidité mais à toujours du mal à comprendre les choses même quand elle lui sont dites clairement, tant elle les pense impossible. Son cerveau est paramétré de telle façon que lorsque le frère de Kuranosuke l'invite plusieurs fois à dîner et lui balance un "je t'aime" entre le plat et le dessert, suivi d'une lettre de demande en mariage, elle arrive à la conclusion qu'il lui ment, ou la manipule, ou que les extraterrestres lui ont implanté une puce cérébrale à son insu de telle sorte qu'elle comprend mal ce qu'on lui raconte...

Par contre exit depuis quelques tomes Madame Inari, qui le harcelait sexuellement, au point que je me dis que l'auteur avait lancé cette amorce et qu'elle a changé d'avis en cours de route,et s'oriente vers une relation Shu/Tsukimi et lieu de l'attendue relation Kuranosuke/Tsukimi. Pas de drame, pas de retournement de situation ou de changement d'avis, et, hormis l'héroïne obtue qui semble refuser de comprendre, on semble s'orienter vers une relation sentimentale partagée et sans heurt. Normale. Limite, et même si je ne suis pas friande d'histoire sentimentale, je me doutaisbien que je ne pourrais pas y couper dans un josei, ça fait du bien dans un manga que les choses ne tournent pas au drame 10fois par tome.



Pour le reste, ce sont les vicissitudes de la création d'une jeune marque, où chacune trouve progressivement sa place: Jiji se souvient qu'elle a étudié la comptabilité des années avant, et vu qu'elle se débrouille en informatique, a une place toute trouvée pour tout ce qui est compta/ gestion du site internet et des bons de commande. Hormis le fait qu'il n'y a pas de salaire, en voilà une de lancée dans la vie professionnelle, et elle travaille bien!
Nomu-san la collectionneuse de poupées travaille aussi très bien, habituée qu'elle est des salons d'exposition pour les vêtements de poupée qu'elle fabrique et vend déjà...
Chieko sert d'intendante à la société, s'occupant des locaux, et de l'approvisionnement et arrive à être plus roublarde que sa mère ( à qui elle ressemble comme deux goûts d'eau)pour retarder la vente.
Mayaya la grande asperge est toute désignée pour servir de mannequin vivant ( tartinée de colle à bois!) pour la réalisation des prototypes, et Banba.. reste Banba, la mascotte qui n'a pas encore trouvé sa place.
quand à Kuranosuke, son " secret" n'est pas encore découvert, mais au point où on en est, il y a a parier que les amars l'ayant acceptée comme fille, elles ne sont pas loin d'accepter l'existence de la moitié mâle de l'univers, d'ailleurs , malgré les règles d'exclusion de la résidence Amamizu, Shû et son chauffeur commence à pouvoir y entrer sans être fichus dehors et sans que les filles ne se figent à leur vue.




Les jolies filles aussi ne sont plus vraiment des ennemies que ce soit Kuranosuké sous son identité de Kurako ou la jolie indienne au langage très familier qui représente la société de tissus avec laquelle la marque travaille.
Moment sympa: les otaku décident de participer à une manif avec les retraités du quartier pour protester contre leur expropriation, mais surtout parce que c'est une chose qu'elles veulent tenter une fois dans leur vie ( c'est vrai que la manif n'est pas au Japon un sport national comme en France et les occasion d'en rejoindre ou d'en organiser une ne se présentent pas aussi souvent. Par contre leur point de vue de ce qu'est une manif se situe quelque part entre le carnaval (on y va, mais déguisées, qui en méduse, qui en général chinois, qui en mascotte d'une ligne de train..) et mai 68, pavés et cocktails molotov prêts à servir,carrément!




Bref, le manga continue son petit bonhomme de chemin, et perd il est vrai un peu de dinguerie, maintenant que les asociales commencent à devenir " normales". C'est dommage. J'espère que les nouveaux personnages qui arrivent vont redynamiser le tout qui commence à piétiner un peu. Et ce que évidemment comme il s'agit d'une version contemporaine de Cendrillon, tout va immédiatement réussir, même dans un contexte de marasme économique,

Donc bon, je n'en attends toujours rien de spécial. Encore 4 tomes avant d'arriver à la fin de la publication française, que je vais essayer de lire avant de repartir pour un mois et demi dans le sud de la France quand même..après je ne sais même pas si je serai encore là quand les 2 ultimes tomes paraîtront, et je suis quasiment sûre que la série n'est pas disponible  au minuscule rayon manga de ma ville d'origine, donc même pas sure de pouvoir la finir un jour.

mardi 25 juin 2019

Princess Jellyfish T. 5 à 7 - Higashimura Akiko

Suite des aventures cartoonesque de notre groupe d'otaku cornaquées par un fils de politicien travesti ( qui peut vraiment leur faire croire n'importe quoi tant elles vivent dans leur monde)



Obsédé par l'idée de lancer une ligne de vêtements inspirée du design des méduses, le jeune Kuranosuke a réussi a embarquer un peu de force ses nouvelles copines otaku dans l'aventure. Et quoi de mieux pour se faire connaître et débuter une carrière que d'utiliser ses connexions, après tout il est neveu du premier ministre, un premier ministre ne se déplace pas sanspetre suivi par une foule de journalistes...
Bingo: une copine de Kura joue dans une pièce inspirée de Hamlet, "les 24 Ophélies", 24filles sur scène, et un tonton qui aime bien regarder les nanas..Il n'y a qu'à l'inviter, et réaliser les costumes pour toute la compagnie dans le style "méduse". Tonton verra des jolies filles, la compagnie aura du public, les journalistes vont photographier la scène et donc les costumes, et on parlera du ministre proche du peuple, qui va voir un spectacle amateur. Tout le monde y gagne, y compris les otaku, qui vont se faire connaître et peut-être trouver un vrai travail...




Et ça ne loupe pas: succès, demande... et les voilà obligés de lancer en catastrophe une ligne de vêtement, car Kuranosuke s'enflamme beaucoup, mais manque singulièrement d'organisation.
donc, il faut trouver en catastrophe une seconde couturière, ce sera la très bizarre Miss Nomu, copine de Chieko, qui s'habille comme une poupée, réalise des vêtements pour poupées, collectionne les poupées - de types européen, contrairement à Chieko qui se concentre sur les antiquités japonaises ( qu'elle considère comme des humains, quand les vrais humains sont pour elle des vermines. Les autres filles ont l'air saines d'esprit à côté), et accepte de participer, en échange du droit de réutiliser les modèles à petite échelle pour fabriquer et vendre des vêtements de poupées.




Et donc, il va maintenant falloir réaliser suffisamment de vêtements, dans un temps limité, car pour faire connaitre une marque de vêtements, il faut organiser un défilé et donc trouver le lieu ( parfait: la résidence Amamizu, un peu ancienne , fera parfaitement l'affaire et coup double, c'est l'occasion de sensibiliser à la sauvegarde du quartier: les robes seront vendues comme collecte de fond pour sauver la résidence), les mannequins... il y a déjà Kuranosuke, mais.. c'est laque la très grande et très mince Mayaya peut être utile: problème elle est aussi surtout très complexée par ses yeux bridés qui l'ont faite surnommer " la tueuse" depuis toute jeune, par sa maigreur dégingandée et se trouve godiche..Mais elle se laisse aussi facilement soudoyer par la promesse d'une énorme récompense.. en figurines pour sa collection des " 3 royaumes". On imagine mal un mannequin avoir ce genre de loisir, et ça la rend encore plus attachante.

Donc, boulot en vue pour tout le monde.

Voilà donc une série qui continue tranquillement sur ses rails de délire, sans grande prétention, sans prise de tête, même si elle menace de se fourvoyer par moments dans un carré amoureux Kuranosuke - Tsukimi - Shû - Madame Inari un peu attendu.

Mais ça reste frais et parfait pour une période de glandouille...