mardi 1 avril 2014

ôke no monshô t. 1 - Hosokawa Chieko

Voilà un manga que j'ai voulu tenter, l'ayant trouvé à lire en ligne, en traduction anglaise. Par curiosité,tant son parti pris de départ me paraissait à la fois promettre du grand n'importe quoi barré, mais aussi, pourquoi pas une bonne surprise.
et c'est ce que j'ai espéré à la lecture du premier tome, pas mal mené, un peu angoissant, avec une héroïne malmenée, ça laissait présager du bon.. au moins je l'espérais, sur quelques tomes, tout en étant persuadée que ça allait finir par tourner au nawak pénible, vu qu'il y a actuellement 57 tomes au Japon , et que plus il y a de tomes, plus il y a de chances que ça se ramasse un jour ou l'autre. Et la série n'est d'ailleurs pas finie.

Donc, ôke no monshô, l'emblème royal, qu'est-ce que c'est?
Un shôjo, vaguement historique, qui nous raconte les (més)aventures de Carol Reed, une lycéenne américaine passionnée d'archéologie, scolarisée au Caire, car son père, richissime entrepreneur, finance une campagne de fouilles en Egypte. Carol est têtue comme une mule, emportée, pétulante, et plutôt sympathique, même si ses 16 ans lui font souvent commettre des bourdes et des imprudences. Peut-être un poil agaçante par moment lorsqu'elle se comporte en gamine gâtée, mais bon, pas le genre de personnage dont on va souhaiter à chaque page qu'il lui arrive le pire.

Carol..notre enthousiaste héroïne

 Elle me fait penser à Véra de scoubidou, avec ses cheveux courts  et ses lunettes - dans le tome 1 en tout cas, elle change de graphisme par la suite on dirait- et ça c'est un bon point.
 Sa vie va soudain  basculer lorsque les fouilles de son père révèlent la tombe en parfait état d'un pharaon totalement inconnu nommé Memphis ( oui bon, je sais, c'est une ville, mais apparemment tout le monde s'en fiche), mort à 18 ans, trois millénaires plus tôt, probablement assassiné. La momie est ramenée en ville pour être examinée.
Mais hélas, Carol est aussi maladroite qu'enthousiaste et a tôt fait de casser une tablette en argile qui n'est autre qu'un sceau magique qui retient prisonnière une autre momie, bien cachée dans la tombe, que personne n'a vue, la soeur du pharaon, qui revenue à la vie n'a de cesse que de retrouver ceux qui ont dérangé leur repos éternel et enlevé le petit frère.
le réveil de la momie
Et Isis ( Aishizu en kanas, mais visiblement personne de l'équipe de traduction n'a fait le rapport avec la légende d'Isis et Osiris), de momie desséchée revient vraiment à la vie, reprend son apparence de femme vivante, accompagnée d'un chien noir nommé Anubis, et part chercher son frère dans le Caire de 1976.

Perdue dans ce monde moderne, elle tombe sur Carol, qui propose de l'héberger (ouah! la gaffe XXL), le temps de mener ses recherches. Isis qui est plus fine que Carol comprend très vite que son père est le commanditaire des fouilles, et décide alors aussi simplement que ça d'éliminer toute la famille. Alors que Carol commence à faire des rêves très angoissants, où les peintures murales prennent vie pour l'entraîner dans le passé, où on l'accuse de terrorisme et de tentative d'assassinat sur la personne du pharaon, où Isis lui apparaît en reine cruelle adepte des sacrifices humains ( alerte scénario: euh, ça c'est plutôt en Amérique centrale, les amis!),

oui alors ça c'est du shôjo,

 Isis version XX° siècle élimine peu à peu le reste de la famille: D'abord le père, qu'elle fait mordre par un cobra, puis c'est au tour de Carol, qui survit de justesse à la même tentative d'assassinat (attendez, un shôjo, où l'héroïne voit victime de sacrifice humain puis manque mourir empoisonnée dès le tome 1?!). Et enfin Ryan, frère ainé de Carol qui échappe de justesse à une tentative de meurtre ( grand frère qui ressemble de manière suspecte à Isis et Memphis, ça sent le rebondissement d'ici). Jusqu'à ce en désespoir de cause, le sceau ayant été réparé, Isis doive repartir dans le passé, en emportant avec elle un "souvenir", qui est autre que Carol.
Ta-dam! fin du tome 1 ( et j'ai simplifié): Notre héroïne se voit donc, après avoir failli être assassinée, offrir un allez (simple?) pour l'Egypte ancienne, en compagnie d'une femme  cruelle et sournoise qui veut sa peau.

Alors après, oui, c'est un tome 1, au niveau graphisme, ça pêche un peu, d'autant que c'est du manga vintage, donc avec un style très années 70 ( genre la Rose de Versailles si vous connaissez), mais moi, j'aime bien, les dessins entièrement à la main, qui ne dégoulinent pas de trames dans tous les sens, finalement ça passe pas mal avec moi. Et cerise sur le gâteau, les pages couleurs à l'aquarelle une fois imprimées en gris, ben ça donne toujours un résultat plus agréable à l'oeil que les colorisations numériques dans les mêmes circonstances. Et Isis, n'est pas la méchante type juste pour être méchante: sa situation est assez triste dans le fond: perdue à une époque qui n'est pas la sienne, aveuglée par sa vengeance et réellement désespérée de la disparition de son frère, son seul parent au monde. Ajoutons à tout ça quelques moments de trouille plutôt surprenants dans un shôjo, ça fait plaisir à voir.

Pour le lire (en ligne et en anglais jusqu'au tome 11 en suivi), c'est ici

Bon jusque là ça allait plutôt bien: ambiance fantastique, voyages dans le temps, quelques scènes un peu flippantes, Mais hélas arrive le tome 2.. et les choses se gâtent déjà..d'où la programmation de ce billet pour le 1° avril d'ailleurs, parce que je pense vraiment que c'est le manga type à lire au Xème degré.

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