samedi 26 avril 2014

Urusei Yatsura tome 1 - Takahashi Rumiko

J'ai finalement décidé de déplacer le challenge "un manga par mois" ici ce sera plus logique et ça m'éitera dorénavant de faire des sujets en double
Donc, Avril, c'est le mois du poisson . De la blague pouet-pouet. Donc un manga d'humour s'imposait ce mois-ci. Et j'en ai finalement peu dans ma réserve, donc j'ai décidé de ressortir un manga vintage de la fin des années 70, Urusei Yatsura ( connu apparemment en France pour son adaptation en dessin animé sous le titre Lamu, du nom d'un des personnages principaux, bien que je ne l'aie jamais vue je dois dire). Par contre la mangaka est une célébrité dans son pays.
J'ai donc ressorti le tome 1 de cette série complètement barrée, enfin, tome un de l'édition française, qui correspond à 2 tomes en version originale, 325 pages de délire total.

Qu'on juge:

l'anti héros, Ataru, est poursuivi par une déveine incroyable: non seulement il est né sous une très mauvaise étoile, le jour de sa naissance ayant vu se succéder une salve ahurissante de mauvais présages, mais lorsque on le découvre pour la première fois, il vient de se disputer avec sa petite amie Shinobu et de se retrouver flanqué à l'eau par Cherry, un moine exorciste de type " sans-gêne et pique assiette" qui a cru qu'il allait se suicider.. et a misérablement raté son sauvetage. Pour couronner le tout, il découvre en rentrant chez lui que les extraterrestres ont débarqué. Chez lui. Et pas par accident. Choisi par ordinateur parmi tous les terriens. Si c'est pas ce qu'on appelle un mauvais Karma.
Pour faire simple le chef extraterrestre lui propose un marché: affronter l'un des leurs dans une sorte de partie de chat perché. S'il gagne et arrive à l'attraper sous 10 jours, les envahisseurs partiront.
Sauf que l'extraterrestre en question est une fille. Une pin-up dotée de cornes,nommée Lamu, qui se balade sans cesse en bikini et bottes tigrées. Ce qui pose problème car Ataru est un dragueur invétéré, et Shinobu plus que jalouse. Mais bon, c'est pour la bonne cause, Shinobu promet à Ataru de l'épouser s'il gagne. Or évidemment, il y a quiproquo: lorsqu'il arrive enfin à attrapper Lamu, elle croit que c'est elle qu'il veut épouser. Et s'incruste donc à domicile chez celui qu'elle considère comme son fiancé.
A partir de là..
En fait chaque chapitre est une nouvelle mésaventure pour Ataru, aux prises, par la faute de sa nonchanlance ou par la faute des parasites, ses camarades de lycée, ses parents, Lamu ou Cherry en général, avec une créature issue du folklore japonais: les extraterrestres ont la dégaine d'oni ( les ogres du folklores nippon: souvent rouges, cornus et vétus de peau de tigre), on y croise "la dame des neiges" ( Yuki -onna, la personnification de l'hiver), un démon renard ( kitsune) accro à l'alcool, les 7 divinités du bonheur ( shichi fukujin), aux dégaines de Yakuza qui organisent une bataille de tama-ire ( un jeu avec des balles et un panier, aussi sérieux si on réglait un conflit à la balle au prisonniers, en gros), des kappa dans une parodie du conte très connu au Japon " Urashima tarô"

Bon après on accroche ou pas, disons que c'est le genre de chose qu'il faut lire au compte goutte pour ne pas se lasser, les structures des chapitres sont assez répétitives ( LA guigne fond sur Ataru, sous la forme d'un monstre traditionnel> il s'en sort de manière ridicule > tout le monde se défoule sur lui), mais, à petites doses, certains gags sont vraiment hilarants. Plus du côté des personnages secondaires d'ailleurs: Cherry le moine envahissant. Ou Rei, l'ex- petit ami de Lamu, venu tenter de la convaincre de revenir sur sa planète: chacune de ses apparitions est un gros moment de rigolade: un type aux allures de play-boy vêtu d'une espèce de pyjama tigré, qui souffre d'un petit problème d'identité: des qu'il a faim ou qu'il s'énerve, il se transforme en énorme bovin tigré irrésistiblement attiré par tout ce qui se mange. Bon à l'état normal, ce n'est guère mieux, vu qu'il doit connaître une seule phrase en langage terrien. Un bonne source de gags celui aussi.
Et les références au folklore sont  bien marrantes dans ce tome un ( je ne saurais pas dire comment ça évolue par la suite, vu que je n'ai pas le tome 2 sous la main, je sais qu'il y en a une trentaine en tout, mais je crains que ce genre d'humour s'épuise assez vite en fait)

Enfin, c'est vraiment le genre de titre à ressortir le jour où on a juste envie d'un truc marrant sans prise de tête.

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