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samedi 29 novembre 2014

Neuro t.1 et 2 - Matsui Yusei

Fin du mois de novembre, officiellement le challenge Halloween est fini, mais qu'importe, j'ai gardé pour ce mois-ci, une histoire de démon.

En août dernier, j'avais fait un article sur l'édition numérique en manga, en disant que Glénat commençait à mettre une partie de son catalogue à disposition en édition numérique.
Et que ça me tentait particulièrement pour les séries comprenant de nombreux volumes ( plus de place chez moi!) ou difficile à trouver en occasion.
Et c'est le cas de celle-là. Je voyais passer régulièrement ce titre sur les calendriers de parution il y aquelques années, sans avoir jamais avoir cherché à savoir de quoi il s'agissait.
Il faut dire que le titre français complet " Neuro le mange-mystère" fait vaguement enfantin, et donc, ne m'a vraiment pas parlé. Et si je n'avais pas eu l'occasion de discuter de choses et d'autres sur un forum en anglais, avec quelqu'un au Canada, qui m'a dit " lis-le si tu as l'occasion, c'est déjanté", je ne m'en serai probablement jamais préoccupée.

Donc quand j'ai vu le titre mis à disposition sur ce format, ben , hop, tentons le coup.
Je précise que le titre original est " Majin tantei Nôgami neuro" : "Nôgami Neuro, le détective démon". déjà, ça fait moins gamin.
non, ce n'est pas une erreur d'impression, la couverture originale est pareille
pareil pour le tome 2.

Mais ça parle de quoi,
Le démon Neuro est un passionné de mystères et d'énigmes, dont il se nourrit ( plus exactement, il se nourrit de l'énergie malveillante. Or un mystère sert souvent à cacher un crime, un concentré d'énergie malveillante) Il a déjà absorbé toutes les énigmes du monde des ténèbres et décide de venir s'approvisionner dans le monde des humains.
Tout est normal, s'accroupir verticalement est banal chez les démons
Pendant ce temps là, sur Terre, Yako, une lycéenne, est accablée de chagrin: son père vient d'être assassiné de plusieurs coups de couteau, dans une pièce entièrement fermée, de manière incompréhensible.
Neuro déboule donc chez elle de manière.. tonitruante et passe un marché avec Yako: elle veut comprendre ce qu'il  s'est passé, il peut l'aider. Lui cherche à rassasier sa faim de mystères, tout en restant relativement discret, il a donc besoin d'une couverture aux yeux des humains.
oui c'est ien comme ça qu'il déboule chez Yako, sans comprendre vraiment pourquoi elle reste sans voix

Yako se fera passer pour une détective amateur très douée, Neuro résoudra les énigmes en se présentant comme l'associé de Yako, lui laissant tout le crédit de la découverte.

Mais évidemment passer un accord avec un démon est rarement de tout repos, surtout que celui là a des méthodes persuasives, très persuasives. En manipulant les cerveaux humains pour créer des illusions terrifiantes, ou en transformant ses mains en l'un des 777 outils démoniaques qu'il peut faire apparaitre à volonté pour démonter des objets lorsqu'il s'ennuie, enquêter à distance ou pourrir la vie de Yako. Oui car disons le carrément, c'est un parasite et un emmerdeur de première qui, en bon démon qu'il est n'hésite pas a user de méthodes coercitives pour l'obliger à bosser pour lui. Quitte à la torturer un peu ( qu'on se rassure, elle semble être aussi résistante et élastique que Luffy dans One Piece!)
Il faut dire que si son apparence terrestre est celle d'un humain presque normal ( un peu excentrique avec ses cheveux bicolores décorés de triangles de Penrose tout de même) quoique doté d'un corps déformable et d'une tendance à se tenir debout à l'horizontale sur les murs, lorsqu'il reprend son apparence démoniaque ( une tête ornée d'un bec de perroquet géant - ou de styracosaure-  muni de dents pointues et coiffé de cornes) on a de suite moins envie de s'opposer à lui.
vous voyez ce que je veux dire?

Je n'ai pas tellement adhéré au premier tome, les enquêtes sont peu "nutritives" je dirais. Mais l'expérience m'a appris à ne pas juger d'une série seulement sur son tome 1, et du coup, j'ai persévéré, parce que ce mélange de shônen complètement barré et d'enquêtes policières m'intriguait.  Dès le tome 2, les histoires se font plus longues, des personnages secondaires deviennent récurrents. Même si le principal centre d'intérêt pour l'instant reste de se demander quel outil démoniaque terrifiant tout en étant parfaitement ridicule Neuro va encore inventer. Parce que oui, c'est le décalage entre le quotidien super terre à terre de Yako et les bizarreries que peut faire un démon qui cherche à rester discret tout en ne connaissant rien aux habitudes humains qui a un certain charme délirant. Après ce que je trouve agréable c'est qu'il y a de la marge d'évolution pour les personnages, le héros est clairement sur terre dans le seul but de manger, mais insensiblement, devient presque sympathique , presque. Par moments. Sans cesser d'être malgré tout envahissant et tyrannique.

C'est barré, c'est énorme, c'est cartoonesque, les dessins défient la logique et les lois de la physique ou de la géométrie euclidienne, mais avec une bonne raison - lorsque le personnage principal peut changer de forme ou s'asseoir au plafond, pas étonnant de trouver quelques références à des figures impossibles, comme je le disais le triangle de Penrose, ou les dessins de Mauritz Escher, ou des effets kaléidoscope. Le graphisme est plutôt spécial, mais adapté à son sujet, donc de ce côté là ça va aussi .

Donc une découverte plutôt sympathique, je lui donnerai probablement encore sa chance sur les tomes suivants pour voir si l'humour décalé ne s'essouffle pas trop vite. En tout cas, elle vaut mieux que ce que son titre français un peu en bois laissait imaginer.
Il y a une adaptation animée, comme sur beaucoup de mangas, il faudra que j'y jette un oeil, j'aimerais bien entendre la voix qui a été donnée à ce personnage dingo et haut en couleurs.
en novembre, c'est shônen démoniaque

samedi 26 avril 2014

Urusei Yatsura tome 1 - Takahashi Rumiko

J'ai finalement décidé de déplacer le challenge "un manga par mois" ici ce sera plus logique et ça m'éitera dorénavant de faire des sujets en double
Donc, Avril, c'est le mois du poisson . De la blague pouet-pouet. Donc un manga d'humour s'imposait ce mois-ci. Et j'en ai finalement peu dans ma réserve, donc j'ai décidé de ressortir un manga vintage de la fin des années 70, Urusei Yatsura ( connu apparemment en France pour son adaptation en dessin animé sous le titre Lamu, du nom d'un des personnages principaux, bien que je ne l'aie jamais vue je dois dire). Par contre la mangaka est une célébrité dans son pays.
J'ai donc ressorti le tome 1 de cette série complètement barrée, enfin, tome un de l'édition française, qui correspond à 2 tomes en version originale, 325 pages de délire total.

Qu'on juge:

l'anti héros, Ataru, est poursuivi par une déveine incroyable: non seulement il est né sous une très mauvaise étoile, le jour de sa naissance ayant vu se succéder une salve ahurissante de mauvais présages, mais lorsque on le découvre pour la première fois, il vient de se disputer avec sa petite amie Shinobu et de se retrouver flanqué à l'eau par Cherry, un moine exorciste de type " sans-gêne et pique assiette" qui a cru qu'il allait se suicider.. et a misérablement raté son sauvetage. Pour couronner le tout, il découvre en rentrant chez lui que les extraterrestres ont débarqué. Chez lui. Et pas par accident. Choisi par ordinateur parmi tous les terriens. Si c'est pas ce qu'on appelle un mauvais Karma.
Pour faire simple le chef extraterrestre lui propose un marché: affronter l'un des leurs dans une sorte de partie de chat perché. S'il gagne et arrive à l'attraper sous 10 jours, les envahisseurs partiront.
Sauf que l'extraterrestre en question est une fille. Une pin-up dotée de cornes,nommée Lamu, qui se balade sans cesse en bikini et bottes tigrées. Ce qui pose problème car Ataru est un dragueur invétéré, et Shinobu plus que jalouse. Mais bon, c'est pour la bonne cause, Shinobu promet à Ataru de l'épouser s'il gagne. Or évidemment, il y a quiproquo: lorsqu'il arrive enfin à attrapper Lamu, elle croit que c'est elle qu'il veut épouser. Et s'incruste donc à domicile chez celui qu'elle considère comme son fiancé.
A partir de là..
En fait chaque chapitre est une nouvelle mésaventure pour Ataru, aux prises, par la faute de sa nonchanlance ou par la faute des parasites, ses camarades de lycée, ses parents, Lamu ou Cherry en général, avec une créature issue du folklore japonais: les extraterrestres ont la dégaine d'oni ( les ogres du folklores nippon: souvent rouges, cornus et vétus de peau de tigre), on y croise "la dame des neiges" ( Yuki -onna, la personnification de l'hiver), un démon renard ( kitsune) accro à l'alcool, les 7 divinités du bonheur ( shichi fukujin), aux dégaines de Yakuza qui organisent une bataille de tama-ire ( un jeu avec des balles et un panier, aussi sérieux si on réglait un conflit à la balle au prisonniers, en gros), des kappa dans une parodie du conte très connu au Japon " Urashima tarô"

Bon après on accroche ou pas, disons que c'est le genre de chose qu'il faut lire au compte goutte pour ne pas se lasser, les structures des chapitres sont assez répétitives ( LA guigne fond sur Ataru, sous la forme d'un monstre traditionnel> il s'en sort de manière ridicule > tout le monde se défoule sur lui), mais, à petites doses, certains gags sont vraiment hilarants. Plus du côté des personnages secondaires d'ailleurs: Cherry le moine envahissant. Ou Rei, l'ex- petit ami de Lamu, venu tenter de la convaincre de revenir sur sa planète: chacune de ses apparitions est un gros moment de rigolade: un type aux allures de play-boy vêtu d'une espèce de pyjama tigré, qui souffre d'un petit problème d'identité: des qu'il a faim ou qu'il s'énerve, il se transforme en énorme bovin tigré irrésistiblement attiré par tout ce qui se mange. Bon à l'état normal, ce n'est guère mieux, vu qu'il doit connaître une seule phrase en langage terrien. Un bonne source de gags celui aussi.
Et les références au folklore sont  bien marrantes dans ce tome un ( je ne saurais pas dire comment ça évolue par la suite, vu que je n'ai pas le tome 2 sous la main, je sais qu'il y en a une trentaine en tout, mais je crains que ce genre d'humour s'épuise assez vite en fait)

Enfin, c'est vraiment le genre de titre à ressortir le jour où on a juste envie d'un truc marrant sans prise de tête.

mardi 18 février 2014

Saint Seiya tomes 19 à 28 - Kurumada Masami

Suite et fin de de l'épique manga de Kurumada..

Souvenez-vous, l'histoire sur Poséidon se terminait.. hahaha, en queue de poisson, je n'ai pas honte de le dire. On aurait donc à peu près pu s'en passer, il y aurait eu moyen d'amener le nouveau personnage, frère jumeau de vous-savez-qui ( ou pas) de manière, on va pas dire subtile, mais qui aurait au moins eu le mérite d'éviter 5 volumes sans grand intérêt.

Du volume 19...
Et là, j'ai envie de dire ENFIN!!!
Ca y est, les chevaliers d'or, les plus forts des plus forts qui n'en fichaient pas une rame jusqu'à présent se bougent les fesses, il était temps. En particulier, le chevalier du bélier, qui se défilait jusqu'à présent, la honte pour tous les béliers. Hein? quoi? Oui, bon, je suis bélier, si vous voulez savoir. C'était un peu dommage d'être représentée par "celui dont on ne sait même pas ce qu'il sait faire, au juste". Donc, il passe à la castagne, et attention, ça fait mal! Car il cachait bien son jeu, le cool, le pacifique bélier. Pareil pour maître Yoda le chevalier de la balance, savez? Le type tout vieux qui a passé en gros 250 ans assis devant une cascade? Il cachait bien son jeu lui aussi

Donc, enfin, on sait pourquoi cette inertie globale des chevaliers d'or dès qu'il fallait se bagarrer: nan, mais c'est la consigne. Poséidon c'était de la petite friture,  ( comprendre - on peut y envoyer les sous fifres), si Athéna est revenue sur terre, ce n'est pas pour ça, c'est pour se filocher avec Hadès, oui le dieu des enfers, rien que ça. Car cette fois, après tonton Poséidon, c'est tonton Hadès qui se fait remarquer. Et du coup les 6 gros bras sont là pour attendre qu'Hadès daigne leur rendre visite. Oui, 6.. Car rappelons que les représentants des Gémeaux, Cancer, Verseau, Capricorne et Poissons se sont fait dégommer dans la première partie, et que le poste du Sagittaire est toujours vacant depuis 13 ans.

Résultat: au moins pendant quelques volumes , les héros de bronze passent au second plan, et ça fait du bien. Oh oui!! Car le plan génial d'Hadès est d'envoyer une armée de spectre sur le sanctuaire, pour zigouiller Athéna, et prendre enfin possession de la terre. Comme c'est original...

Aparté: Je me demande ce que foutent les autres Dieux qui se laissent envahir sans rien dire.. C'aurait été une occase d'enfer (pwapwapwawawawa) de faire intervenir Zeus , Gaïa ( la terre, quand même!), Demeter ( qui a un contentieux avec Hadès depuis l'antiquité..). Dommage.

Hadès envoie donc ses spectres, plus, c'est la cerise sur le gâteau, les ex chevaliers d'or morts au combat, momentanément ressuscités pour venir mettre la pâtée à ceux qui ont survécu.. haaaa.Trop bon! De la marave XXL entre chevaliers d'or, le retour du précédent grand pope revenu du monde des morts lui aussi...
Toi qui entre ici, abandonne tout espoir d'échapper au spoil!


Allez un bon gros spoil: meuh non, ils n'ont pas tourné casaque, ils font croire qu'ils vont buter Athéna, mais non, ils viennent juste la prévenir qu'elle doit se rendre elle même aux enfers pour mettre de l'ordre. Mais arrivent trop tard: cette gourdasse qui n'en loupe jamais une a juste oublié d'emporter son armure,comme une tête de linotte qu'elle est.

eEt donc seconde partie: ha zut! va falloir aller dans le monde des morts pour amener l'armure à Athéna. CA c'est une mission pour nos sous-fifres surexploités! Et comment se rendre dans le monde des morts? Oui, j'aurais dit pareil: on meurt.

Sauf qu'un mort ne peut pas agir librement dans le monde des morts (pas de chance,  les Enfers d'Hadès ressemblent énormément à ceux de la Divine Comédie, avec cercles de punitions pour les gens qui n'ont pas été cools. Bref.). Non, il faut aller vivant dans le monde des morts. Et le seul moyen de survivre dans le monde des morts, c'est, après avoir trouvé le 7 ° sens dans l'arc Sanctuaire, de trouver le 8° sens, un truc encore plus super!

Hé les amis, je vous le dis tout de suite: le 8° sens, c'est un truc hyper balèze,que seul le chevalier de la vierge est censé connaître.. sauf que rassurez vous, les 4 chevaliers de bronze savent faire + le phénix qui revient une fois de plus d'on ne sait où ( il devait avoir des RTT à poser), + les 3 chevaliers d'or qui s'y font précipiter par accident + le chevalier des gémeaux-bis. Donc tout le monde ou presque, fallait bien ça niveau scénario.

Et là, grand renversement: en fait le 8° sens, c'est celui de l'humour! Youhou! Ca couvait depuis un petit moment, mais ça y est c'est officiel, Kurumada se permet des GAGS! A commencer par Charon, le passeur des enfers qui chante (mal!) sur sa barque comme un gondolier. Le tribunal des enfers, où il ne fait faire absolument aucun bruit ( et surtout pas pêter. Ok, c'était un gag pas fin, mais un gag quand même) Et surtout surtout, les ennemis sont ...enfin, là, l'auteur se lâche complètement. Comme il n'y avait plus de constellation ou d'étoiles à exploiter, on a donc des armures totalement tirées de son imagination: l'armure du crapaud, du papillon, du ver de terre...c'est classe ça, un combat chevalier d'or contre ver de terre! Des étoiles terrestres de ceci, des étoiles célestes de celà.


S'ensuivent quelques combats bien épique et rigolos contre des ennemis bien folkloriques, car les enfers, c'est comme la Samaritaine: on trouve de tout.

- Des personnages mythologiques: Cerbère, Eurydice à moitié changée en rocher, Orphée pas loin qui joue du pling pling, Charon le gondolier des enfers, Minos et Rhadamante et Eaque ( authentiquement juges du monde des morts dans la mythologie grecque, revus et corrigés en authentiques losers), Pandore  qui ne peut toujours pas résister, dès qu'elle voit une boîte, c'est plus fort qu'elle, il faut qu'elle l'ouvre.
- Des ennemis divers et variés représentant chacun un monstre/ une créature imaginaire: la mandragore, la harpie, le golem, le griffon, le minotaure, le basilic, le troll, le sphinx ( un pharaon caractériel), un balrog (yep, du seigneur des anneaux)...
- des dieux qu'il va falloir ratatiner: Thanatos, le dieu de la mort et Hypnos dieu du sommeil (un peu faiblards comme dieux) Hadès en Boss de fin qui ne se montrera vraiment que dans les derniers chapitres du dernier volume

Parmi ceux-là, je dois dire que je suis fan du combat contre le troll, le plus court de l'histoire du manga de baston (3 cases, dont une pleine page du plus pur style allégorique: le troll se faisant démolir d'une main...), et qui malgré ça a droit à une armure fignolée comme les autres.
Autre gag que je n'aurait osé espérer trouver là: Eaque juge représentant le Garuda (oiseau mythique, symbole de l'Indonésie, un peu de culture ne fait pas de mal), qui nous fait un bon gros Corny gag à la Tex Avery - je lance mon adversaire en l'air, je trace une croix par terre et j'attends qu'il tombe- j'ai envie d'ajouter " that's all folks" en bas de la case, moi! Et avec autant de succès sur le phénix que le Coyote en a sur le Bipbip, c'est dire! Ah, ces " juges, ils sont tellement nullos que je les aime bien en fait!

...au volume 28. Enfin une couv' sobre et pas trop flashante. Et des persos de 3/4 pas trop foirés.
Donc bien sûr, après tout ça, la fin laisse un peu à désirer, une apparition éclair des deux touristes de la fin de l'arc Poséidon ( pour faire croire qu'il avait une utilité) on tabasse le dieu de la mort, le dieu du sommeil, et le dieu des enfers (graphiquement réussi, si on excepte sa coupe de cheveux "super saiyan"), et hop on a gagné. Et ça finit LA! Pas de retour triomphal, pas de retrouvailles de Seiya avec sa soeur, pas de retrouvailles des héros avec leurs potes, NADA! On a gagné, la terre est sauvée. La fin frustrante par excellence! Mais dites donc, mettre hors d'état d'agir le dieu du sommeil, le dieu de la mort et le dieu des enfers, ça va avoir des menues répercussions sur notre vie quotidienne: plus besoin de dormir, immortalité, tout ça, non? non? bah.. on ne saura pas.

Donc, au final et en visualisant l'ensemble, j'ai bien aimé, il n'a pas fallu trop que je me pousse pour finir. 28 tomes, c'est une longueur acceptable pour un shônen, je pensais avoir plus de mal, moi qui cale généralement au delà de 20 tomes.
Première partie parfois un peu longue (surtout la mise en place), mais qui décolle bien à partir de l'arrivée au Sanctuaire,
Deuxième partie oubliable,
Et troisième partie plutôt bonne, qui perd un peu en sérieux, mais ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre.
Mais les 3 ont des fins frustrantes qui auraient pu être plus développées, ne serait-ce que 2 ou 3 pages de plus. Là ça donne l'impression que l'auteur a conclu vite fait parce qu'il ne lui restait plus qu'une feuille et que la papeterie était fermée.

Avec une telle profusion de personnages, souvent anecdotiques, parfois très intéressants, c'est donc un peu dommage que Seiya, le valeureux héros soit si omniprésent au détriment d'autres qui auraient mérité d'être plus mis en avant. Largement. Dommage parce qu'il l'a compris un peu tard, et a décidé de se préoccuper de ce que faisaient les chevaliers d'or avant le début de l'histoire, on va savoir enfin pourquoi les méchants sont méchants, les gentils gentils. Sauf que Kurumada se charge du scénario et fait bosser un stagiaire pour le dessin. du coup, après avoir feuilleté le premier volume de Saint Seiya G , je vous jure j'ai essayé... je trouve le graphisme vraiment trop immonde, avec des grands yeux et des membres grèles, j'attendrais qu'on me le prête parce que ça va pas être possible sinon.. et encore je me demande si je ne vais pas plutôt m'orienter sur Lost Canvas, dessiné par quelqu'un d'autre et qui s'intéresse à la précédente guerre, 200 ans auparavant, avec comme fil directeur, le chevalier de la balance, qui a ici, souvenons-nous, plus de 200 berges, mais a été eune, un jour. Un peu comme si on vous racontait la jeunesse de maître Yoda, ça peut être intéressant)

Ah oui, hein, une curiosité à souligner: c'est vraiment la série qui fait tomber des têtes: chaque partie commence par une décapitation dès le premier chapitre  -bon ok, en rêve, en prémonition, en illlusion... mais quand même c'est un leimotiv plutôt original). Pis l'autre point qui me laisse perplexe: c'est quand même un manga de bourre-pif, baston en tout genre,supposément un peu bourrin.
MAIS tout le monde passe son temps à pleurer, pas seulement les chochottes de service. J'ai rarement vu autant de personnages chougner, parfois pour pas grand chose. Ce qui fait, enfin, de mon point de vue, un décalage plutôt marrant avec la castagne de gros bras.

Donc au final un manga de longueur acceptable, avec des tomes mollassons, mais plein de bonnes idées donc recommendable malgré ses défauts.

Saint Seiya tomes 14 à 18 - Kurumada Masami


Aheum, donc la suite, deuxième étape (il y en aura encore une), volumes 14 à 18, qui constitue une histoire - un arc en jargon de geek -  à part, indépendante de ce qui précédait, ou à peu près, même si le volume 14 reprend à peu près la où le 13 finissait:

Attention, peut contenir du spoil de ce qui se passait avant ce qu'il y a après, on sait jamais des fois que vous auriez envie de le lire, j'adore faire des légendes hyper longues comme ça pour rien, moi.

Du volume 14...
Donc: nous retrouvons nous fiers héros, pas mal défraîchis après leurs précedentes aventures, qui prennent un repos bien mérité en unité de soins intensifs, car mine de rien, combattre les forces du mal, c'est pas de la tarte.
Les gentils ont gagné, les méchants -plus quelques gentils aussi, dommages collatéraux obligent -sont allés passer des vacances éternelles dans le monde des morts.

Tout allait à nouveau pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand, vous vous en doutez, un nouvel ennemi vient semer la pagaille. Cette fois, c'est Poséidon lui même qui fait des siennes, et menace de noyer la terre entière sous une pluie digne du déluge s'il n'obtient pas ce qu'il demande.

Poséidon est à la base, un des dieux les plus importants du Panthéon grec, révéré comme dieu de la mer, craint comme dieu des tremblements de terre, bref, un qui en impose. Aïe! Premier problème: il a pris possession du corps d'un fils à papa richissisme (et qui, comme Poséidon se fait très discret, ignore qu'il est possédé). Or ce qu'il veut, c'est la main de Saori -Athéna, qui lui a opposé une fin de non-recevoir. Vexé, alors qu'il cherche un moyen de se venger, voilà qu'il tombe sur un mystérieux personnge qui lui révèle son identité divine. ni une ni deux, le fils à papa éconduit  décide, puisqu'il est un dieu, quelque part de se venger: puisqu'elle ne veut pas de lui, NA! il va déclencher un déluge qui va noyer la terre et ses habitants, à elle d'accepter la demande en mariage pour éviter ça ( techniquement, rappellons qu'Athéna est ta nièce, vieux pervers)

Vous me direz, c'est un peu léger comme raison pour déclencher un cataclysme planétaire: c'est vrai,  rétorquerai-je, mais un: il va changer de motivation en cours de route, et deux, les dieux grecs ne s'embarrassaient pas forcément de subtilité quand il s'agissait de se bagarrer entre eux (et ces deux là particulièrement étaient prompts à se chamailler sur tout et n'importe quoi, pour savoir par exemple, qui des deux serait le dieu majeur d'Athènes)

Donc, cette gourdasse de Saori tombe encore dans un panneau visible de loin brave Athéna n'écoutant que son devoir, se précipite chez Poséidon, quelque part au fond de l'eau près du cap Sounion. Evidemment c'est une très mauvaise idée, puisque, prise au piège et toujours rétive à l'idée d'épouser tonton, elle accepte de se laisser enfermer dans un pilier creux qui va progressivement se remplir de l'eau destinée à recouvrir la terre, et si personne ne la sauve dans un délai de quelques jours, va se noyer. Ca serait ballot, pour une déesse.

Et voilà, c'est reparti pour un tour: Athéna en danger, il faut la sauver, vite sortons les chevaliers de bronze de leur coma, filons leur des armures neuves, et hop! A la castagne.
Au début, on se demande quand même un peu pourquoi ce ne sont pas ces faignasses de chevaliers d'or qui y vont, puisqu'en tant qu'élite, ils pourraient facilement défaire les sbires de Poséidon d'une pichenette et en se recoiffant, mais non, ils se contentent de filer un peu de sang... non pas aux blessés mais aux armures ( car comme le vampire ou le moustique, l'armure sacrée carbure au sang. la question se pose: pourquoi pas celui des ennemis qui depuis le début de l'histoire, les ont copieusement aspergées? Mystère et mastic de chios). Bon il y a aussi une explication, mais qui arrive au 3° arc, faisant donc passer les chevaliers d'or pour une bande de bons-à-rien flemmards durant 5 tomes.

Et là, rebelotte, c'est exactement la même chose qu'avant: Poséidon est retranché dans son temple, comme l'était le Pope dans l'arc Sanctuaire, pour l'atteindre, il va falloir tabasser les gardiens des piliers des 7 mers, les 5 héros vont se coltiner chacun un adversaire, être en fâcheuse posture, mais s'en sortir grâce à , au choix: l'intervention d'un des 4 autres, un des gadgets de l'armure de la balance, un frère qu'on croyait disparu. Ils vont: retrouver un pote qui a mal tourné, redevenir aveugle pour le dragon, ramener quelques méchants dans le droit chemin  au culte d'Athéna,  battre Poséidon himself pourtant plus fort que tout le monde réuni, libérer Athéna de son pilier et le fils à papa de sa possession divine, et du même coup, empêcher la pluie de tomber. Rien que ça.

Vous avez deviné: autant la première partie était assez sympa malgré ses défauts, autant celle là est assez ennuyeuse: les ennemis sont le décalque des ennemis précédents, le côté jeu vidéo " il faut battre tout le monde avant d'atteindre le boss de fin" est encore plus marqué que précédemment. Bref, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Et puis, le mystérieux dragon des mers qui n'est autre que le frère jumeau démoniaque et caché d'un personnage du premier arc, ho que c'est facile , ho que c'est téléphoné . En plus il s'appelle Canon, je ne m'y fait pas (traduc' foireuse, je suppose qu'il est censé faire référence à Kannon de la mythologie japonaise, un avatar du bouddha). Mais là, au mieux ça fait appareil photo, au pire... non vu la manière dont l'histoire tourne, c'est plutôt Boulet que Canon (hahaha, non je n'ai même pas honte de ce genre de jeux de mots moisis!)

Si, toutefois, on sent qu'une chose est en train de se produire discrètement : l'apparition de quelques gags à la Tex Avery, sisi, je vous jure: dans le premier chapitre, un "corny gag" sur un tête faussement coupée tout droit sortie d'un cartoon Merry Melody, la femme représentant la sirène (nordique, avec queue de poisson) qui se fait traiter de poulpe, carpe, thon par un gamin ( là le traducteur a du se retenir comme un fou pour ne pas écrire morue... c'est presque dommage, tiens).

...au volume 18, ouf! de moins en moins flashy.
Par contre, et ça n'est pas propre à ce manga là, ça doit être une sorte de code: pourquoi, à chaque fois qu'il y a un ennemi -ou un allié - à la fois méchant et un peu débile, est-il toujours représenté aavec une tronche pas possible dans une posture voûtée totalement ridicule? (Kassa dans cette partie, l'hydre dans la première). c'est pénible, on devine d'emblée que ce personnage là va se faire dézinguer comme un bleu de manière particulièrement risible, et que limite, on peut passer à la suite sans remords, pour avoir de la vraie baston avec un vrai ennemi (encore que là, bon, ils sont à peu près tous oubliables,même Poséidon, qui se révèle au final un écolo aux manières extrémistes, qui, oubliant la déconvenue avec Athéna, veut juste rayer les humains pollueurs de la carte du manière un chouia radicale, tout en ne faisant pas grand chose lui même).


Dommage encore une fois, le design des armures aquatiques était sympa, on sent qu'il y avait matière à mieux que ça, et surtout la conclusion abominablement gnian-gnian, qui vient souligner que la force de l'amitié blablabla...., acheve de faire de ce passage un passage raté. Heureusement il n'y a que 5 volume, et, comme j'ai lui le début du 3° arc, je peux le dire: la suite s'annonce mieux, ouf, car ça devenait assez laborieux
(réédition itou, vous commencez à avoir l'habitude!)

lundi 17 février 2014

Saint Seiya tomes 1 à 13 - Kurumada Masami

Après un Shôjo peu convaincant, je vous sors un bon gros manga de baston old school de derrière les fagots.Voilà qui est plus dans mes habitudes de lectrice douce et délicate  :D

Donc Saint Seiya, ou, pour les gens qui sont à peu près de ma génération et ont vu le dessin animé qui en était tiré: les chevaliers du zodiaque. Petite précision, à l'époque j'étais au collège, et je n'avais plus trop de temps pour les dessins animés, j'avais donc vu quelques épisodes de ci et de là, sans vraiment suivre, ça ne me branchait pas plus que ça, y'avait un ou deux personnages que je trouvais sympas, un ou deux autres qui me sortaient par les yeux, mais c'était tout.
Et je suis récemment tombée sur une parodie du dessin animée, ici:  
Pleine d'humour, de références, pointant les absurdités de la série originale, hilarante, bref, un très bon moment. Avec des gags tellement bien trouvés que je n'arrivais même pas à imaginer quel pouvait bien être le dialogue original. J'ai eu envie de savoir, j'ai trouvé le manga d'occase, et j'ai pu comparer. Et me rendre compte que, tour de force, la parodie s'éloigne très peu de la trame originelle, tout en grossissant le trait.
hmmm les bonnes couleurs flashy des 80's!

Donc pour ceux qui auraient raté un épisode, Saint Seiya s'inspire vaguement de la mythologie grecque, en ce sens qu'une des figures centrales est la déesse Athéna, qui s'incarne de temps en temps sous forme humaine pour venir mettre de l'ordre dans les guéguerres que se livrent les dieux tous les deux ou trois cents ans pour s'occuper.
Athéna? la déesse de la guerre? Oui, mes amis. 
Donc normalement, je dis bien normalement, elle devrait être capable de régler ça toute seule. Seulement, non: elle est coincée dans un corps d'adolescente, et finalement pas capable de grand chose. Ou plutôt, elle ne fout rien strictement rien, et recrute une armée d'ados pour se battre à sa place contre les forces du mal. Oui car on est en plein manga dit " nekketsu" ( héros ados orphelins, pouvoirs magiques, combats épiques contre de gros méchants  10 fois plus balèzes qu'eux mais dont ils triomphent presque sans dommage.. mais nous sommes en 86 là, c'est du old school ou vous dit à l'époque c'était original), donc pas de problème, tout ce qu'on attend, c'est de la baston épique, on est pas là pour s'embarrasser de crédibilité.
Donc tout commence plan plan, avec une multinationale qui a l'idée de génie de relancer les combats de gladiateurs entre gamins - 13 ans de moyenne d'âge- gamins orphelins qu'elle a fait enlever aux 4 coins du monde, enfermés sans vergogne, puis envoyer s'entrainer dans des conditions dignes de la légion étrangère afin qu'ils gagnent leurs galons de chevaliers et les armures de bronze qui vont avec, chacun dorénavant sous la protection d'une constellation. Avec à la clef un tournoi qui désignera in fine le meilleur d'entre eux, lequel remportera l'armure d'or du sagittaire. Bon, déjà des combats de gladiateurs de 14 ans, apparemment tout le monde trouve ça normal, mais que fait la police!
Ok, on l'a dit, laisser le sens critique au placard, et puis les mangas de baston récents ne sont pas plus crédibles. Plus humoristiques, oui, sans aucun doute. Là on est dans le sérieux sérieux, et c'est justement ça, rétrospectivement, qui est involontairement drôle.

Bon, bien sûr, rien ne se passe comme prévu, un premier méchant vole l'armure en plein tournoi, il faut aller la récupérer, les 4 meilleurs sont envoyés se castagner contre le vilain et ses sbires, doubles démoniaques des héros, les gentils gagnent, ramènent l'armure au bercail et le vilain dans le droit chemin,rien de bien palpitant jusque là. Et là, coup de théâtre, on enlève la responsable de la multinationale (14 ans, cherchez l'erreur)! Patatras! On découvre en même temps que tout était un coup monté par elle, qui est la réincarnation d'Athéna pour faire bouger les vrais méchants, planqués en Grèce et qui vont vraiment se fâcher, va falloir aller régler ça directement sur place.

Et là ça commence à devenir un peu, juste un peu comique: les méchants de niveau supérieur, les chevaliers d'argent, sont quand même un peu pitoyables...enfin, pas possible qu'un personnage comme (comment il s'appelle déjà) le chevalier du lézard, crétin narcissique tellement content de lui qu'il se fait laminer comme un bleu en quelques pages, soit sérieux, c'est un gag! C'est obligé! Je me refuse à croire que c'est du sérieux, ça vaudra mieux pour ma santé mentale.
Comme le héros en pyjama étoilé. Ou le second rôle tout content d'avoir enfin une réplique. Ouf, ça fait du bien, un tout petit peu d'humour. D'humour volontaire.

Donc bien sur une fois défaits les boss un peu nuls que sont les chevaliers d'argent, place au sérieux. Ben voui! Bronze, argent.. on s'y attend les suivants sont chevaliers d'or, la crème de la crème, du gros bras d'élite au moins 100 fois plus forts que nos pov' chevaliers de bronze, mais vaille que vaille,va falloir les ratatiner pour attendre le big boss de fin. Il y en a 12 en tout, associés aux constellations du zodiaque, voila le pourquoi du comment du titre français.

Et là, c'est la foire a neuneu aux neuneux, car à force de vivre reclus  au sommet d'une montagne grecque à garder des temples où personne ne fout jamais les pieds (hé bien voui, faudrait déjà passer le premier...du coup, le 12° a largement le temps de jardiner tranquillement), 24/24h, en armure s'il vous plaît, dès fois qu'un ennemi..
Ben, mine de rien, ça vous aigrit le caractère et ça perturbe le ciboulot.
 Après le bélier (pacifique) le taureau (caractériel), on aura donc un festival de tarés en tout genre: le chevaliers des gémeaux, complètement schizo; le chevalier du cancer: un taré sadique - plutôt réussi dans son genre, ce personnage me fait bien marrer, mais ça n'est probablement pas le but. Le chevalier du lion, un type cool, mais sous influence, qui délire à plein tubes. Le chevalier de la balance: 261 ans au compteur, de faux-airs de maître Yoda, parti prendre une retraite bien méritée à la montagne, le chevalier de la vierge: un mégalo qui se prend pour un dieu, le chevalier des poissons: un peu le même genre que le lézard narcissique, mais en encore plus tordu.

A noter que, sans en dire plus, le méchant final changeait un peu par rapport aux standards de l'époque: pas 100% mauvais, un peu complexe, et au final, intéressant, par rapport aux autres adversaires.

Finalement, allez, à la question que vous n'avez pas posée mais que vous brûlez de me poser si vous avez eu le courage de lire jusque là: "mais t'as pas quand même un chouchou?". Allez, disons que du côté des héros, j'aime bien Shiryu , le chevalier du dragon (parce qu'un dragon, c'est cooooool, pas ridicule comme mettons au pif, un cygne..), alias " le gars qui passe son temps à se mettre à poil on ne sait pas trop pourquoi"
 Et côté chevaliers d'or, j'aime bien le chevalier du Scorpion. Pourquoi?

- c'est un des seuls qui réfléchit, quand ses copains semblent avoir mis le cerveau définitivement au placard. Il réfléchit beaucoup.. même un peu trop. Arrête un peu de parler et bagarre-toi, t'es aussi bavard que Purple sur son blog.
- sa permanente résiste à tout, y compris un double saut périlleux arrière vrillé, c'est-y-pas la classe ça? ( ou le fait d'un dessinateur un peu faignant qui a juste retourné la case précédente pour s'économiser un dessin, damned! il n'a pas pensé qu'une tignasse de hippie subit aussi la loi d'attraction universelle!)
- son casque, totalement inutile en combat réel ( comme la plupart d'ailleurs), mais très décoratif, quand le Capricorne  nous sort un casque qui gagne haut la main de la palme du ridicule. Oui, le design des armures, c'est quand même LE truc qui a fait le succès de la série.
- Il survit sans dommages à la rencontre avec les petits blanc becs, contrairement à plusieurs ses collègues. Enfin un qui mérite son statut d'élite- Je sens que c'est un personnage qui a du potentiel comique, sisi... Après tout un scorpion qui fait de l'acupuncture à sa manière, c'est drôle!
- C'est grosso modo le seul des 12 qui me semble un peu sociable, en tout cas, le personnage est un peu plus développé que les autres, ça le rend un poil plus sympa.

Sinon , que dire de plus. Le graphisme des premiers volumes n'est pas vraiment terrible, on l'a dit, c'est du pur années 80, les personnages de 3/4 face sont plus souvent ratés que réussis, les perspectives souvent un peu fausses, mais ça s'améliore vers vers le volume 10. Par contre, je dois souligner une chose: j'ai rarement vu des pages couleurs de début de chapitre qui passent aussi bien en niveaux de gris. Il n'y a pas  à dire: les colorisations à la main, ça donne toujours mieux que les colorisation numériques, le rendu est vraiment meilleur lors de l'impression monochrome. On regrettera quand même quelques bourdes de traduction chez Kana ( j'espère qu'ils auront corrigé pour la réédition), car le traducteur n'a visiblement pas ouvert un bouquin d'astronomie de sa vie. Voir quelque chose comme " Canis Mayol, constellation du chien géant", ça pique les yeux!

donc négatif:
- une histoire un peu tirée par les cheveux (à propos de cheveux , au moins les personnages du manga n'ont pas les couleurs de cheveux de folie de la version animée, exit les tignasses vertes et bleues, grand classiques de cette époque, qui font mal aux yeux)
- didious, que ça se prend au sérieux par moments
-il n'y en a que pour le héros, comme souvent dans ce genre, alors que ce n'est pas forcément le personnage le plus intéressant. J'aurais vraiment aimé en savoir un peu plus sur les chevaliers d'or qui ont l'air d'avoir du potentiel, mais faute de background suffisant passent tous pour de gros sociopathes (le verseau! Sans rire, l'armure est superbe, j'aime bien sa tête,en plus c'est un psychorigide de première sans états d'âmes.. mais on ne sait même pas pourquoi! Mais cornegidouille, j'veux savoir moi, pourquoi il fait autant la gueule. Ben non, à moi de trouver une raison... Alors que c'est quand même le seul personnage pour qui est faite une vraie référence culturelle un peu pointue, via Albert Camus, et l'execution aux aurores dans l'étranger.. c'est du gâchis de bons personnages ça!)

- Des graphismes pas toujours top ( mais ca reste quand même regardable, même si tout le monde semble faire 10 ans de plus que son âge, contrairement à la Préquelle Saint Seiya G, que je ne lirai pas pour cause de graphisme immonde!

Là je sens que  vous voulez des preuves. Ok, va pour les preuves. Prenons au hasard, ce gros taré de chevalier du cancer - parce que c'est encore plus flagrant avec lui.

Version 1: dessin animé - très proche du manga d'origine, je n'ai pas trouvé d'image de taille correcte. Version 2: manga Saint seiya G..
Oui ceci est bien...
...le même personnage qu'à côté













D'un côté un méchant crédible, flippant, et plutôt classe dans l'ensemble
De l'autre euh... ça fait peur, mais pas dans le même ordre d'idée.
Mais même problème que plus haut: pourquoi est-il aussi méchant? Parce que!

merci au site: http://www.saintseiyapedia.com, à qui j'ai piqué les deux images 

positif:
- 28 tomes, ça reste acceptable pour ce genre de séries, les shônens actuels tournent facilement  autour des 50 volumes. A la limite, vous pouvez même vous contenter des 13 premiers, si seul l'arc que vous avez vu en dessin animé vous intéresse
- Ca ne traîne pas en longueur: pas de bastons interminables sur plusieurs tomes. Il y a bien quelques flash back de ci de là, mais ils ne prennent pas 3 volumes entiers à chaque fois. Chaque bagarre occupe un ou deux chapitres maxi, et c'est réglé.
- le méchant final n'est pas totalement ridicule: ATTENTION SPOIL FINAL ( d'ailleurs la fin est même vraiment trop vite expédiée après la dernière baston, ça aussi c'est du gâchis de bon personnage, je n'arrive pas à croire ce qui se passe dans les 5 dernières pages.Le bad guy se repent, se suicide -en 1 case- cash! Et tout le monde s'en fout, même pas une remarque là dessus. The end!)
- Pas d'histoire d'amour mièvre, ça repose, il y a peu de personnages féminins, qui ne servent pas trop à grand chose, surtout à faire joli. Donc pas de potiche geignarde! Juste des potiches en tenue heu...vous pouvez me rappeler l'âge du public visé? La chevalière du caméléon a quand même une armure vachement SM)
- c'est plutôt drôle pour peu qu'on le lise au Xième degré. Mais attention tout de même, c'est un peu saignant, on va déconseiller aux plus jeunes ( volume 3, y'a quand même un type qui se faire proprement - heu non, pas proprement justement - dépecer.. même si c'est un rêve). Miam, de la violence gratuite!
Toujours aussi flashy, mais un poil mieux travaillé

En conclusion, ce n'est pas le manga du siècle, mais j'ai passé un moment sympathique de lecture, l'univers est assez original pour m'intriguer même si le prétexte mythologique se dilue assez vite, l'auteur - qui a l'air assez barré - s'est amusé comme un petit fou a dessiner ses armures, et a brodé un scénario rien que pour ça. Ca aurait pu être totalement bâclé, mais malgré un morale un peu naïve ( on arrive à tout quand on bosse en équipe), non, finalement, c'est comment dire, à la fois un peu balourd, mais attachant. Bon je lirais la suite, apparemment, après Athéna, c'est Poséidon qui va faire les frais de l'imagination délirante de M. Kurumada, et j'ai envie de savoir jusqu'où il va aller dans l'improbable rencontre de la mythologie et du manga de baston.

Tiens ça me rappelle qu'à la même époque, il y a avait un autre dessin animé qui exploitait le filon, mais en version "mignonne": la petite Olympe et les dieux. Ne me demandez pas l'histoire, j'ai déjà eu assez de mal à me souvenir du titre!

(là aussi, article réédité  de mon autre blog, les deux arcs suivants vont d'ailleurs suivre tout de suite)