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vendredi 25 juillet 2014

A voir à Tôkyô ( 2) - Musée Edo-Tôkyô



Lors de mon premier voyage, j'avais passé tellement de temps à arpenter les rues que je n'avais pas eu le temps matériel de voir la moindre exposition. Je m'étais promis lors d'un prochain voyage d'aller voir au moins un musée. Chose que j'ai pu faire l'an dernier, il y a eu quelques jours plus gris. Le musée national d'une part, et le Musée Edo. Le musée national est assez classique: statues, peintures, kimonos, estampes, archéologie... Moi j'aime bien  mais pour ceux que l'idée de ce genre de musée rebute un peu, je conseille vivement celui d'Edo.
Edo c'est l'ancien nom de Tôkyô. L'exposition permanente est en fait constitué de très grosses maquettes reconstituant les quartiers et la vie quotidienne à l'époque d'Edo (du XVII° au XIX° siècle), lorsque la ville était capitale du shogunat, et l'époque moderne, à partir de 1868, année où la vile a changé de nom. J'ai vraiment adoré ce musée: reconstitution d'un morceau de pont à taille réelle, d'un théâtre kabuki, d'une échoppe d'estampes avec explications en anglais sur les étapes successives de la fabrication d'une estampe, la structure de la ville ( et les affrontement entre casernes de pompiers de quartier!), des objets du quotidien y sont présentés, costumes de théâtre, affiches, photos, palanquins puis, voitures, etc...on peut s'amuser à éclairer les maquettes, c'est vraiment passionnant.

Cerise sur le gâteau: le musée est situé juste à deux pas du quartier des sumo et de la halle où se déroulent les rencontres, donc avec un peu de chance, comme ça a été mon cas, il est possible d'en croiser un en kimono, qui va prendre son métro.
Hop on reprend le plan du métro: Ligne violette Oedo, descendre à Ryogoku (E 12)/ j'attire l'attention de tout le monde sur le fait que la ligne Oedo est celle qui conduit également à Shiodome (E 19) à côté de laquelle se trouve l'horloge Miyazaki!

Alors qu'y voit on? hé bien, par exemple:
Une reconstitution du Nihonbashi, ou plutôt de sa partie nord, en taille réelle (le pont entier faisait une cinquantaine de mètre de long). Le pont en question était le pont de départ ( le "kilomètre zéro"  en quelque sorte) des routes quittant Edo.
Le fauteuils que l'on peut voir en dessous font face à:
La façade du théâtre kabuki Nakamura (XIX° s), apparemment des pièces doivent y être jouées , ou du moins des extraits.
En traversant le pont, on arrive à la section " maquettes"

Ici une partie de la résidence du Daimyô Matsudaira Tadamasa ( XVII°S), reconstituée d'après des dessins d'époque. Quelques détails?
'ttendez, j'ai mieux: détail du détail ci -dessus!




une autre maquette: le quartier Nihon-bashi


En continuant plus loin, on arrive à l'artisanat:
un rouleau peint en 1838...
un palanquin en bois laqué (bah, oui.. il y a le reflet de la vitre)

des affiches de 1858 qui représente des pompiers avec les bannières de leurs compagnies respectives: dans une ville majoritairement construite en bois, le feu était un danger quotidien..
Cette borne est une borne pour enfants perdus: apparemment, il suffisait d'aller s'y poster.. et d'attendre ses parents. Fallait y penser!
Reconstitution d'une échoppe de libraire d'après "les vues célèbres du Tokaidô"
Différentes étapes de la fabrication d'une estampe: les planches encrés en dessous, au milieu, ce que chacune imprime, et en haut le résultat des impressions successives..
Jusqu'au résultat final!
"le flûtiste", une gravure du XVIII° siècle que j'ai trouvée particulièrement jolie

Aussi du XVIII°: une estampe publicitaire pour une échoppe de tabac.

Costumes et scénographie de la pièce de kabuki " sukeroku"
:
Je n'ai presque pas de photos de la partie " moderne", le musée allait fermer et j'ai du le finir un peu en 4° vitesse!
Ginza " brick town", un des premiers quartiers à avoir été modernisé: après avoir été ravagé par un incendie en 1872, il est devenu la vitrine de la modernisation du pays et a été reconstruit en dur.


(le symbole de la modernité est devenu de l"'ancien", une des constructions restantes de cette époque à Ginza: le bâtiment Wako)
un éventail fin XIX° avec une fille a vélo je le trouve très sympa!

dimanche 23 février 2014

La parfaite lumière - Yoshikawa Eiji

 Et voilà le tome 2. La aussi, je remonte un ancient post, pulié en 2011, afin de rassembler les 2 tomes sur 2 jours

La Parfaite Lumière enchaîne donc exactement là où finissait La Pierre et le sabre, à savoir le trio Musashi, Jôtarô son disciple et Ôtsu la femme déterminée en partance pour Edo ( Tokyo), récemment promue nouvelle capitale, où Musashi espère faire carrière. Les trois sont évidemment très vite séparés, et on retrouve la structure du premier volume, à savoir les histoires parallèles des principaux personnages sur une durée de plusieurs années. Musashi va continuer son périple, prendre un nouveau disciple en la personne de Iori, petit paysan orphelin et débrouillard, être tenté par une carrière officielle au service d'un haut fonctionnaire, mais rester finalement rônin, jugeant qu'il ne pourra se perfectionner sur la Voie du sabre qu'en gardant son indépendance.

Ôtsu, d'abord rattrapée par son ancien fiancé, le pitoyable Matahachi, passe pas mal de temps au second plan du récit, pour ne revenir que sur la fin, sans avoir trop souffert car elle a toujours une chance incroyable qui la met régulièrement à l'abri des coups durs, lui laissant donc l'occasion de se lamenter sur son sort ( l'auteur se fait d'ailleurs plaisir en raillant un peu son personnage par la bouche de Jôtarô qui la recherche car il l'aime bien, bien qu'elle soit toujours d'humeur maussade, toujours en train de pleurer, ce qui n'en fait pas la compagne de voyage la plus agréable).

Jôtarô, ainsi que Matahachi, après quelques péripéties, tomberont dans les griffes d'un personnage très douteux, qui cache sous des dehors avenants et insoupçonnables, de noirs desseins politiques que je tairai ici, pour ne pas vous gâcher un ressort essentiel de l'histoire.Rassurez vous, ils s'en sortiront grâce à l'intervention providentielle de l'indispensable Takuan, toujours prêt à rendre service - à grands coups de pieds au derche si possible.

Ôsugi, la grand-mère de combat reste égale à elle même durant la majeure partie du roman, il est dommage d'ailleurs qu'elle change in extremis dans un retournement de situation à 100 pages de la fin assez peu convaincant il est vrai, qui la voit devenir inséparable d'Ôtsu, qu'elle vient pourtant de tyranniser pendant près de 1300 pages et 2 gros volumes.
Et bien sûr on retrouve l'éternel rival de Musashi, Sasaki Kojirô , dans le rôle du méchant, rongé d'ambition, dont le but unique est d'affronter Musashi en duel. Et bien que l'auteur fasse tout pour le rendre antipathique au possible, hautain, prétentieux, vantard, etc.. je continue à penser que c'est quand même l'un des personnages les plus intéressants ( car plus ambigu, mon monolithique que le héros, justement). Et comme vous le supposez, cet affrontement tant attendu sera la conclusion du roman, je ne vous ferai pas l'affront de vous donner le résultat, les deux protagonistes ayant existé , il est facile de le savoir en consultant n'importe quelle bonne encyclopédie ;)

D'ailleurs, tiens je viens de voir que Genzô Murakami, un autre écrivain, a écrit un roman consacré à Kôjirô, il serait intéressant de voir quel portrait en est fait, par contre, je ne sais pas du tout s'il en existe une traduction en français ou en anglais( apparemment, une chose que ne mentionne pas du tout Yoshikawa, Kôjirô était malentendant, ce qui peut changer l'éclairage quand à l'attitude hautaine et distante que stigmatise Yoshikawa)

Grosso modo, les points faibles sont un peu les mêmes que sur le premier volume: des coups de théâtre pas toujours convaincants. Dans le premier volume, tout le monde se ratait avec une régularité d'horloge suisse. Dans le second volume, surtout vers la fin, comme il faut bien amener le dénouement, tout le monde se retrouve comme par hasard dans la même petite ville, Iori retrouve comme par hasard aussi sa soeur abandonnée à la naissance et qu'il n'a jamais connu, des ennemis de 12 ans se réconcilient, des amis perdus de vue renouent.. vous voyez l'idée. C'est un peu maladroit et pas toujours convaincant.

L'autre difficulté de ce second volume, c'est le cadre historique: là où le premier était encore assez rural, avec juste quelques repères de noms ou de lieux, le deuxième est plus politique, puisqu'il traite en partie de l'ère Tokugawa, de l'installation du nouveau shogun à Edo, il ya des rebondissements politiques, et il n'est pas toujours évident de s'y retrouver, de savoir qui fait partie du clan Tokugawa, qui soutient le clan Toyotomi, qui fait allégeance à qui ou au contraire, qui complote contre les autres et pourquoi. Bon, l'avantage, c'est que le système politique est tellement complexe, à la fois féodal et incroyablement administratif, que maintenant, j'ai très envie d'en savoir plus sur cette période charnière.

En effet, et ça c'est une des forces du roman qui délaisse assez régulièrement le monde des samouraï et des courtisans pour s'intéresser à celui du peuple: paysans, commerçants, citadins... la société est en pleine mutation, le code d'honneur des nobles est en perte de vitesse au profit d'une caste montante, roturière mais souvent plus riche que les seigneurs: les commerçants. L'action se passe entre 1601 et 1614, donc quelques années avant la politique protectionniste de fermeture du pays, et les échanges commerciaux notamment avec les autres pays d'Asie sont florissants.

Je conclurai donc en disant que ce deuxième volume m'a un tout petit peu moins plu que le premier, par manque de connaissance sur la situation du pays, qui gêne un peu la fluidité de la lecture ( "attends voir, c'est qui lui déjà?" d'autant qu'une palanquée de nouveaux personnages viennent rejoindre ceux déjà présents), et à cause des ficelles narratives qui deviennent un peu trop visible sur les derniers chapitres. On est aussi dans quelque chose de plus philosophique, plus spirituel que ne l'était le début de la formation de Musashi, mais ça reste léger, hein, rassurez-vous encore une fois, il y a quand même une bonne grosse baston toues les 25 pages. Sinon, toujours cette ambiance un peu Dumas un peu western, que j'adore. Pour l'instant, les deux volumes de Musashi sont donc ma meilleure découverte de ce challenge... par contre, indispensable de ne pas laisser trop passer de temps entre la lecture des deux volumes, car il faut raccrocher les wagons immédiatement, car on oublie facilement  quelques détails du premier volume si on laisse passer trop de temps. Mais maintenant, en tout cas, j'ai envie d'en savoir plus sur l'ère Edo, le bushido, le zen, les rites shinto, etc...
pour le plaisir et parce que l'action de passe a Edo, une maquette représentant une rue d'Edo, avant qu'elle ne devienne Tôkyô.

jeudi 20 février 2014

A voir à Tôkyô (1) - Musée Ghibli, quartier Nakano et Horloge Miyazaki

Aujourd'hui, sur Le Cabinet de Curiosité, c'est thème "lieux geek" et j'ai choisi de parler du musée Ghibli et de l'horloge Miyazaki de Tôkyô, en faisant un détour par le quartier de Nakano.


Le Musée Ghibli est en fait plutôt qu'un musée une vitrine des productions Ghibli, qui présente l'univers de Miyazaki et ses collègues de travail, une reconstitution de son bureau de travail, une diffusion de courts métrages réservés à ce lieu, un toit orné du robot du château dans le ciel, un totoro dans le guichet d'entrée..
Pour s'y rendre le plus classique est de partir de la gare de Shinjuku (attention, c'est une gare de trains régionaux et de métros, mais immense. En 2007, elle recevait plus de 3,5 MILLIONS de passagers par JOUR, il est facile de s'y perdre et d'arriver en retard pour sa correspondance.. Selon l'endroit où on loge, il est beaucoup plus simple de partir de la gare de Yoyogi, beaucoup moins grande. En tout cas, comme il y a fort à parier que , de toute façons, vous deviez d'abord prendre la Yamanote, la ligne circulaire qui dessert les principaux lieux de Tôkyô, Yoyogi et Shinjuku sont deux arrêts qui se suivent sur cette dernière ligne, l'option Yoyogi me semble plus supportable, j'ai horreur des gares immenses bourrées de monde)
Ici un plan des transports de Tôkyô
Une fois trouvé le train,il suffit donc de descendre à la gare de Mitaka, et de suivre les panneaux ornés d'un totoro, tel que celui qui ouvre ce sujet..
ou suivre Mei ;)


Après je dois avouer que c'est un peu une déception, car d'une part, il est interdit de prendre des photos à l'intérieur, d'autre part, quand j'y suis allée en 2007, tout était en japonais, pas une traduction en anglais. Mais renseignement pris, ça n'a pas trop changé, malgré le ombre croissant de touristes non-japonais qui y vont.

Et puis, à l'intérieur, il y a un chatbus.. réservé aux enfants, impossible pour les grands enfants comme nous d'y aller, rhaaaa!
De mémoire je dirais que c'est assez sympa, on avait eu un mini bout de pellicule offert avec le billet d'entrée, à voir une fois, mais peut être pas deux, car ça reste assez frustrant au niveau explications.
Il y a une boutique minuscule, mais bourrée à ras-bord de goodies. Mais là aussi, pour qui veut retourner à la boutique, il faudrait re-payer l'entrée car elle est  l'intérieur du musée. Mais là aussi, on trouve assez facilement des goodies ailleurs ( Kiddyland sur Omotesando à Tokyo, boutique Ghibli dans le quartier Kyomizu à Kyoto,on en a même vu une à Shikoku..). Ceci dit, ça reste une excursion agréable, le musée est situé à côté d'un parc agréable, dans un quartier résidentiel, sans gratte-ciels, ça fait une coupure sympa après plusieurs jours en centre de Tokyo.
Comme j'y étais allée un jour de pluie, voilà la version " soleil", trouvé sur le site lejapon.fr
Et aussi, je n'avais pas eu de souci pour les billets, car m'on agence de voyage m'avait réservé le billet avant de partir depuis la France. Il faut préciser que le musée est accessible seulement sur réservation, soit depuis le Japon (moins cher) soit depuis l'étranger. Voilà toutes les modalités: comment acheter les billets pour le musée ghibli.
Et ici, une "visite virtuelle" du musée, pour voir quelques images de l'intérieur. Les billets sont datés, et donc valable pour un seul jour. A mon avis, une visite à 10h00 ou midi est une bonne idée, pour pouvoir consacrer son après-midi à autre chose.

Ce qu'on avait fait à l'époque, c'était d'aller au musée le matin ( 15 minutes de train depuis la gare de Shinjuku par la ligne chûo) et de s'arrêter  au quartier Nakano, qui se trouve sur la même ligne en rentrant vers Shinjuku, pour manger et faire du shopping.

Car il y a là un grand quartier nommé Nakano broadway, où on trouve des livres d'occasion, des goodies de mangas et dessins animés, des jeux, des maquettes...Pour ce genre de souvenirs, c'est clairement l'endroit que je préfère. Il y a peut être plus de choix à Akihabara pour tout ce qui est jeux videos et goodies de ce genre, mais je préfère Nakano, moins étendu, mais avec plus de variétés de babioles, et moins densément peuplé ( enfin, tout est relatif, on est au Japon!)
Les photos, par contre, datent de mon deuxième voyage en 2012, je n'en avais pas prises lors du premier voyage.
on y trouve aussi des bds franco belges!

une petite collection de figurines de divers dessins animés. Je vendrais ma famille pour la figurine Albator ( et la femme pirate qu'on ne voit pas sur la photo)
C'est un bon plan pour ramener des porte-clefs et autres, j'ai même trouvé au fond du premier étage un magasin (nommé robot robot) qui proposait exclusivement des goodies "chibi" ou SD, un peu comme sur ma photo ci dessus.
,
oui.. de nuit, hélas je n'ai pas pu y aller avant

Et dernier lieu : l'horloge Miyazaki. Quartier Shiodome, un quartier du sud deTokyo, pas très intéressant en soi ( quartier d'affaires) Mais le building de la télévision " nippon television network" est décoré d'une horloge géante imaginée par Hayao Miyazaki, donc.
Une énorme horloge steampunk qui s'anime pendant 3 minutes tous les jours à 10h00, 12h00, 15h00, 18h00 et 20h00. Ou plus exactement, qui s'anime 3 minutes avant ces heures là, je me suis faite avoir, j'ai du y retourner le lendemain! Ce n'est pas trop difficile à trouver, sauf que je suis arrivée par Shimbashi, une gare un peu plus éloignée, et le temps que j'arrive la première fois, c''était trop tard. Donc il vaut mieux préférer la gare Shiodome (Ligne violette E " oedo" sur ce plan-ci, accessible aussi par Higashi Nakano, pas loin de Nakano, ou depuis Yoyogi en correspondance)* ou arriver bien en avance. Je suppose que les jours fériés ou de repos, il doit y avoir pas mal de monde qui s'agglutine devant, donc en semaine aussi, c'est peut-être une meilleure idée

Donc je ne vous propose pas mes photos de nuit, avec mon appareil qui n'est pas très bon en faible luminosité, mais on peut en voir de bonnes ici
et aussi, quelqu'un a filmé en intégralité cette très sympathique animation, visible ici

Ca par contre c'est quelque chose que je retournerais volontiers voir, de jour ou de nuit, car il faut vraiment avoir les yeux partout en même temps.

* Dans les choses "qui ne font pas plaisir", autant le dire de suite, tout est loin de tout à Tôkyô, tant la ville est immense, et les transports sont cher, il vaut mieux prévoir un bon budget transports