dimanche 27 novembre 2016

Cuisine japonaise bizarre

On se risque sur le bizarre? Suite à la cuisine facile j'avais envie de parler un peu de ce que je n'ai pas aimé.. ou moyennement, ou même pas eu le courage de tester, parce que même si je suis assez ouverte.. j'ai mes limites ( tout ce qui concerne le sang et la viande crus par exemple, je ne suis pas DU tout un vampire!)
Et je crains les fruits de mer donc, je vais me contenter de les regarder.. de loin.
Mais là, c'est encore des choses.. on va dire auxquels nos estomacs ou du moins nos yeux d'occidentaux sont habitués.

Catégorie, petit dej':
déjà à la base je ne mange pas sucré le matin, voire, si je peux zapper le petit dej', je le fais, je sais, cépabien mais je m'en fous, je n'ai jamais faim le matin. Donc là où beaucoup bloqueront dès le petit matin, pour moi, je m'en sors, et boire de la soupe aux algues et manger du riz aux légumes marinés, ça ne me fait pas peur. C'est même un peu plus mon truc que le combo tartine-beurre-confiture-café

J'ai à peu près tout pu manger sauf UN genre de petit déjeuner... et même pas japonais.
Un des hôtels où j'étais, dans une volonté d'accueillir une clientèle internationale, ne proposais que ce qu'il estimais être un petit dej' international ( comprendre " américain, mais américain vu du Japon" Et donc le seul choix était "toast frit ou muffin" ( maiiis je mange pas sucré!) accompagnés d'oeufs brouillés. Ok, pour les oeufs sauf qu'il y avait aussi les saucisses frites et le tout nappé de ketchup. Pas le choix! du ketchup partout la dessus. Méfiez vous des hôtels internationaux. J'ai vite laissé tous mes tickets de petit dej' inclus pour aller chaque soir chercher le petit dèj du lendemain à la supérette et le coller au frais das le mini bar. Pas excellent mais mangeable.
Je sais déjà que le ketchup et la friture au petit dej' c'est non, un grand non ( pourtant j'ai pu manger des baked beans outre-manche, mais là ça dépasse mes forces)

je vous la fais à l'authentique, et plus authentique y'a pas: dans un temple à 5h30 du mat'. Donc là, c'est végétarien : soupe miso, légumes marinés, haricots bouillis, salade de chou vinaigré, oeuf dur ( j'ai dit végétarien, pas végétalien,) de l'algue sous vide pour le riz je crois, le bol vide n'attend que ça. l'autre est pour le thé Impec... ça passe sans souci, même si certains ont un peu fait la tête.
Le petit déjeuner japonais traditionnel, pas grand chose à redire: légumes vinaigrés, riz, soupe, rien que du bon, du sain, du mangeable.
Sauf encore une fois UNE chose: un petit poisson style sole, que l'on fait griller devant soi. Et je ne sais pas si c'est l'odeur du poisson grillé au réveil, ou celle du combustible, mais je n'ai pas pu, c'est mon voisin qui l'a mangé, en échange de ses légumes au vinaigre ( lors d'un autre repas que celui de la photo, dans une auberge non végétarienne, qui avait donc du poisson et du nattô)

Je vous vois venir.. et le nattô?

LE nattô. Bizarrement, il a acquis une réputation de plat japonais le plus répugnant auprès des occidentaux. On est très loin du compte les amis. Ce qui va suivre après le nattô est bien pire, de mon point de vue.D'ailleurs je préfère le dire déjà, mais ces plats là sont loin de faire l'unanimité aussi du point de vue des japonais eux-mêmes. Je crois que ma cousine par alliance, qui vient d'Hokkaido n'est pas très fan.

on dirait du slime avec.. des grains
C'est bon, vous n'avez plus faim! Admirez cette texture si.. filandreuse. Il s'agit de haricots de soja ( oui ce qu'on réduit en pâte pour faire le tofu ou le miso). Ces fils viennent de la fermentation, due à des champignons, des levures des bactéries oui donc c'est à peu de choses près ... ce qu'on appelle en général du moisi
( je ne vais pas entrer exactement dans le détail des différences entre les champignons et les levures, voilà de quoi faire si ça vous intéresse: en gros: champi = pluricellulaire, et levure = champi unicellulaire. En très gros. Les deux ont leurs très gros avantages et leurs très gros inconvénient, je veux dire  que moisi ne signifie pas forcément mauvais et levure, pas forcément bon pour la santé. La candidose est une maladie causée par une levure, la pénicilline un médicament à base de moisissure. Puis faudrait entrer dans le détail des fermentations alcooliques ou lactiques, on ne s'en sort pas, allez voir le lien , il est bien)

Je vous arrête de suite au milieu de votre "beuuuuh" en citant quelques exemples de choses fermentées ou moisies qui se consomment sans problème en France: le pain  (bah oui, sans levain pas de pain, et sans levure, pas de levain), les yaourts, le fromage, la choucroute, le vin, la bière, le vinaigre, le thé noir. Pas au petit dej en général, je vous l'accorde, mais si, on mange et on boit aussi des choses fermentées ici.
Mais la particularité du natto c'est de puer.. et bien au delà du roquefort, de l'époisse ou du maroilles réunis. Et c'est juste de puer en fait.

On m'en avait fait tout un... fromage, du coup j'y allais avec appréhension, et c'est vrai que la chose cocotte un max, mais au final n'a presque pas de goût ( avec juste un vague arrière goût du à son odeur qui me rappelle bizarrement l'éther) Donc oui, je l'ai goûté. Je n'en mangerai certainement pas par plaisir, mais je l'ai goûté, et c'est "moins pire" que ce à quoi je m'attendais. Il y a juste cette texture collante désagréable qui me rebute.  Mon cousin lui, ne peut absolument pas, comme quoi...

c'est mieux comme ça non?

Mais sinon, le miso, c'est excellent et c'est aussi à base de soja fermenté, mais réduit en pâte, donc ça passe mieux, surtout délayé en soupe. Et ça sent largement moins fort que le natto.

Catégorie "j'ai pas testé et je préfère aller brouter de l'herbe que d'y goûter". Préparez un sac à vomi, les amis.

Le Kusaya: un poisson saumuré et séché au soleil. Et fermenté. Oui, encore. Faut dire qu'avant l'invention du réfrigérateur, les moyens de conserver les aliments périssables étaient limités: vinaire, saumure, fermentation fumage ou séchage. Et je n'en vois pas trop d'autre, à part d'habiter sur la banquise. et parfois un peu tout ça à la fois.

Kusaya signifiant textuellement " truc qui pue". La raison étant que la saumure était précieuse et au lieu de la jeter après avoir préparé un lot de poissons, on s'en re-servait pour le suivant. Et le suivant.. et le suivant.  et ça pendant parfois des années, d'où une odeur de plus en plus marquée de la saumure, au cause de la fermentation successive de centaines de lots de poissons..Mais apparemment comme pour le nattô, ça pue plus que ça n'a de goût. Là j'avoue que je n'ai pas eu le courage de tester, mon estomac s'accommode assez de l'idée de légumes fermentés mais beaucoup moins à celles de matières animales et m'envoie le signal " mange pas ça, tu vas être malade et peut-être en crever". Difficile de l'ignorer. On verra si j'arrive à le dépasser lors d'un autre voyage,mais j'en doute.

Ca va toujours?. Prenez un seau cette fois. C'est plus prudent.

rien que la gueule de ce truc...
Le shiokara: du poisson, de la seiche ou autres bestioles aquatiques, coupés en petits morceaux, marinés dans une sauce saumurée ( encore! ) faite à base du sang et des viscères de la bestiole pendant de semaines.
NON!là j'en suis sûre, c'est non! Déjà  les fruits de mer, puis j'aime pas ce qui est trop salé, puis la sauce au sang cru, c'est juste non. Certains de ceux qui étaient avec moi au restau ont adoré.. je leur laisse, j'avoue mon gros préjugé anti-shiokara.

Pareil pour le shirako. Désolée d'avance. Du sperme de poisson. Cash. Parait que c'est salé. Ouaip, je vous crois sur parole

non mais même présenté avec des légumes et de la sauce soja, c'est blancasse, ça ressemble à de la cervelle, j'ai pas trop envie de tenter en fait.
Sinon il y a aussi l'oeil de thon. Oui oui,, un oeil de thon vendu au rayon poissonnerie. Ne me demandez pas comment ça se cuisine je ne VEUX pas le savoir. Car, outre le sang -en matière de bouffe, à côté de ça  je ne tombe pas dans les pommes à la moindre coupure - j'ai une horreur absolue pour tout ce qui touche les yeux. Mais là, c'est vraiment au point de me détourner lorsqu'une émission TV parle de chirurgie oculaire. Je peux regarder un film gore, mais qu'il y ait une scène d'énucléation, et même dans un bouquin, je la passe au risque de vomir. Va falloir prévoir le kit de réanimation,  si on m'annonce un jour que j'ai besoin d'une opération aux yeux.
Donc je vous épargne, et je m'épargne, la vision d'un oeil de thon géant sous emballage plastique.

Catégorie "WTF dude?"
Et non le cheval n'est pas le logo de la marque, mais bien là pour indiquer que c'est parfum " viande de cheval"

La glace parfum " viande de cheval".un concepteur a du se rouler un gros joint pour imaginer ça. Existent aussi les parfums " langue de boeuf", "méduse ", "poulpe"et "venin de serpent"...
Non mais viande et glace, ça ne fait pas bon ménage, les amis.
Sinon juste pour le fun, et dans le genre " payage de fiole", une boîte a même inventé la glace à l'eau de mer.

Non, sérieusement il y a d'excellentes glaces au Japon, et je vous conseille les classiques thé vert ou sésame ( j'ai une préférence pour le sésame blanc), mais aussi les agrumes locaux ( yuzu, mikan, sudachi) ou même patate douce. Même wasabi si vous voulez.
Mais pas au cheval au poisson ou au boeuf. Bon, celles-là, personne de ma connaissance n'a testé pour me faire son compte rendu ( et ne comptez pas sur moi, je ne mange pas de viande rouge)

Après je sais qu'il y a d'autres spécialités d'autres endroits du monde que je vais éviter, genre les tarentules frites du Cambodge ( nan, friture, tout ça régime, puis je suis végétarienne, voilà c'est ça..), ou les sauterelles ( vivantes ou mortes, j'en ai une peur panique, comme d'autres sont terrorisés par les araignées, chacun sa némésis)
Ce qui n'est d'ailleurs pas seulement une excuse: je ne suis pas encore végétarienne, mais je mange de moins en moins de bestioles parmi celles qui font partie de la tradition culinaire de mon pays, ce n'est pas pour commencer à en manger d'autres.
Mais voilà,j'ai mangé de très bonnes choses au Japon, d'autres moins bonnes ( y'a pas de secret, la bouffe de supérette, ça n'est génial nulle part à la surface du globe, mais c'est plus économique que 2 restau/ jour), et d'autres qui ne m'ont pas convaincue que ce soit au goût, ou à l'idée même de leur existence.

Mais chacun voit midi à sa porte, et  rappelons que pour les gens dont la tradition est par exemple de se taper des tarentules frites comme en-cas, l'idée d'un camembert accompagné d'un verre de rouge signifie " du lait moisi compacté en rond accompagné de jus de raisin moisi".

Et partout dans le monde, la nourriture est un sujet épineux. De mon côté, je suis à peu près prête à tout tenter.. du moment que c'est végétal. Les produits animaux, je réserve ma réponse en fonction de mes allergies ou répulsions indépassables ( le sang, les yeux et la viande crus, ça reste un non franc et massif, et je serais probablement bien embêtée si un loup garou me mordait, devenant le premier loup garou au monde mangeant des croquettes  :D)
Et en France aussi on a nos trucs que je ne mangerais pour rien au monde les tripes en sauce, les civelles, les rognons blancs.. et les laurices ( je vous laisse le plaisir de chercher en ligne, j'ai découvert il y a peu le concept dégueu qui se cache derrière cet innocent nom. Je ne pense pas que ça se fasse encore, mais ça atteint pour moi le même niveau d'immonditude du balut: l'oeuf de cane indonésien avec caneton cuit à l'étouffée dedans). Et on en reste aux produits animaux donc.

Bon appétit! euh, enfin.. je me comprends

mercredi 9 novembre 2016

Cuisine japonaise facile

Après toute cette trouille, un petit repas pour se remettre d'aplomb?

L'été passé avec la chaleur, manger a été une épreuve. Je me suis souvenue des nouilles glacées japonaises et miracle, c'est passé tout seul!
Et donc à la recherche de quelques recettes faciles, faisables moyennant quelques ingrédients de base ( sauce soja, vinaigre de riz, du tôfu, de la préparation pour dashi et bien sûr du riz, ce dernier est bien entendu l'essentiel)  j'ai écumé les blogs de cuisine, en voilà quelques unes. Histoire de changer de " et si on commandait des sushi?"

Cuisine japonaise facile ( le blog n'est plus mis à jour depuis plus de 12 ans, ça se voit à son interface un peu vieillotte et aux prix indicatifs en francs) mais plein, plein de recettes classées par ordre de difficulté. Avec en bonus, la composition des assaisonnements ( parce que c'est ballot, mais on n'a pas forcément de poudre à sumeshi sous la main).

Et pas seulement de la grande cuisine, mais aussi, et même plutôt,  les recettes de tous les jours, celles que font les gens chez eux.

Petit déjeuner typique avec recette du tamagoyaki, l'omelette "mille feuille" japonaise. J'ai récemment investi dans la petite poêle carrée, bien plus pratique, mais comme le montre le site, ça peut tout à fait se faire avec avec une poêle ronde.
Et une fois que l'idée est maîtrisée, on peut varier, en ajoutant des ingrédients avant de replier l'omelette, comme une feuille de yakinori ou du fromage ( j'ai même trouvé les deux à la fois!)

Onigiri: je les fais le plus souvent avec d'autres ingrédients que du poisson grillé, donc je zappe l'étape " faire griller le poisson". Et comme une tricheuse, j'ai ramené de voyage des moules à onigiri, ça facilite les choses ( même si le démoulage ne se passe pas toujours comme prévu!)

Yakitori ( avec 2 assaisonnements possibles: simplement salé ou à la sauce soja)
Pas encore testé les gyoza maison ( il n'y a pas d'épicerie asiatique disposant vraiment de produits japonais chez moi, donc la pâte à gyoza, il va falloir que je me prenne par la main un jour pour la faire).

Nouilles glacées: 11 recettes. comme je ne mange pas de boeuf, ni de fruits de mer, j'ai plutôt tendance à les faire simplement accompagnées de sauce soja ( agrémentée de yuzu si j'en ai) et de légumes froids. Comme ça

Toujours dans les nouilles, mais cette fois-ci chaudes, les spaghetti mentaiko, ( j'aime beaucoup!).
Là on est déjà dans une recette " fusion" puisque l'huile d'olive et les spaghettis ne sont pas des ingrédients typiquement japonais, et pourtant c'est quelque chose de  très connu là bas, on en trouve même des assiettes toutes prêtes en supérette, à faire chauffer au microonde après avoir mélangé les ingrédients.
Pour le mentaiko ( oeufs de poisson épicés, en général morue ou colin) ou le tarako ( même chose, sans les épices), pas évident à trouver en France, je trafique quelque chose d'approchant à base de tarama ( même si c'est un peu trop crémeux) ou de kerrling ( pâte nordique d'oeufs de poisson épicée et fumée).
Le résultat est assez proche, mais pas exactement similaire ( trop crémeux ou trop fumé!) , mais à défaut, ça permet de passer une envie.

Umamiam: un site sous-titré " les saveurs du japon". Il y a des recettes et des adresses de restaurants ( Mais comme toujours ces adresses sont pour la plupart à Paris, donc loin de chez moi). Pas mal de recettes végétariennes sur ce site qui a juste un peu plus d'un an. Et ça c'est bien ( je ne suis pas végétarienne, mais pas une grande fan non plus des viandes, et je cherche régulièrement à sortir des classiques légumes vapeur- salades de crudités -riz- pâtes)

Ca m'a l'air pas mal, on nous propose la recette du curry japonais ( différent du curry indien)
Et surtout ,sur toutes les autres recettes je trouvais systématiquement  " délayer la préparation pour curry" ou "le cube de curry".. nan mais j'en ai pas, je fais comment? J'avais trouvé qu'en mélangeant du curry indien et du garam massala, avec une bonne dose de clou de girofle en poudre je m'en approchais, j'avais raison!

Et j'ai retrouvé récemment en déménageant un pot de poudre de curry japonais. Je suis une intransigeante des épices,  le curry indien je le fais moi même, en faisant griller mes épices à sec avant de les mouliner et ça n'a RIEN de commun avec le curry en pot du commerce.
Cependant j'ai testé ma poudre de curry japonais, et c'est tout à fait ce que j'ai connu là bas: il n'y a qu'à préparer les légumes et le poulet, mettre de l'eau et délayer deux cuillères de poudre. Attention, comme elle contient déjà tout ce qu'il faut, elle épaissit vite.. et il faudra peut -être rajouter de l'eau tiède pour avoir la consistance voulue. En général il est servi très épais dans les curry house.
Nota: si vous allez manger au CoCo curry house ( une chaîne de curry fast food qu'on trouve à peu près au Japon), on choisit les ingrédients ( avec viande, avec poulet, juste des légumes..), la quantité de riz,  et la force de la sauce, qui est préparé à part et ajoutée à la demande. Ca va de 1 - que j'appellerai " pour enfant" à 10 , version "je crache les flammes de l'enfer". Disons que de 1 à 4, c'est parfumé de plus en lus piquant. au delà.. le piquant couvre le tout. J'ai testé le niveau 5, et.. ça allait pour moi, je n'aurais pas rajouté de piment, je pense qu'au delà, à part emporter la tronche, ça n'a plus aucun intérêt ( à part peut être cacher le goût du natto, car oui, la chaine propose du curry au natto. GNEUH??? J'y reviendrais dans un sujet sur les découvertes bizarres, ou "les trucs que j'ai eu du mal à manger)
 Et déjà la fille du restaurant était stupéfaite qu'une FEMME prenne un niveau 5, apparemment les japonaises ne vont pas plus loin que le 3 :D Yep je suis une survivante de l'apocalypse du curry n°5!
karepan, un petit pain farci au curry et  légumes. Ca je n'ai jamais essayé, pas le matos qu'il faut. il est frit.
contrairement au niku man ( ici niku = viande mais il en existe aux légumes ou sucrés, cuit à la vapeur Oui comme la brioche chinoise à la vapeur. Ca se trouve facilement à emporter chaud ou tiède dans n'importe quelle supérette, comme les onigiri, pour manger sur le pouce parce qu'évidemment, les gens n'ont pas plus que nous le temps de cuisiner 2 fois par jour.

Salade de concombre et algues: une des prochaines recettes que je vais tester, penser à acheter du concombre lors des prochaines courses.
Ou les brocolis en sauce de sésame..
La cuisson du riz japonais ( j'ai un multicuiseur, pas spécialement dédié au riz, mais avec une fonction riz, et ça marche très bien, pas besoin d'investir dans un autocuiseur spécifique, donc)

Il  a peu de desserts en Asie en général, donc là encore on se retrouve plutôt sur de la cuisine fusion. ici une fusion cuisine italienne et ingrédients japonais: panna cotta au matcha. Testé mais un peu "flotteux". Il faudra que je l'essaye en version crème aux oeufs pour plus de consistance un de ces jours.

Alors un menu salade de concombre aux algues en entrée, nouilles glacées aux légumes et omelette roulée en plats et panna cotta au thé vert en dessert, ça vous tente?

A vos baguettes. un blog qui a fermé ses portes l'an dernier, mais rempli à ras bord de recettes, en français, toutes plus tentantes les unes que les autres.quelques recettes coréennes et chinoises aussi.

Ce sont des recettes simples pour la plupart, et honnêtement,même sans être un crack de la cuisine, ça devait être faisable.
En fait, à part d'être aussi nul en cuisine flemmard que mon père ( je parle de quelqu'un qui à téléphoné un jour à ma mère et à moi-même pour savoir comment faire des oeufs durs. Il aurait pu progresser s'il avait daigné apprendre autre chose que les pâtes, mais comme ça ne l'aurai pas dérangé d'en manger midi et soir tous les jours, il attendait que quelqu'un cuisine pour lui.. et râlait quand ça n'était pas des pâtes), c'est dans les cordes de n'importe qui.

Bon je vais dire un truc qui va me faire huer par tous les nippophiles: pour la soupe d'algue, je préfère la version coréenne ( parce qu'il y a plein d'ail), et je kiffe beaucoup plus le kimchi que le natto :D

Alors voilà, à vos baguettes, à vos casseroles et bon appetit!

mercredi 2 novembre 2016

Vampire Hunter D ( films d'animation)

Après les fantômes, les vampires, j'ai vaguement évoqué cette franchise au détour d'un billet sur mon autre blog. Ni une ni deux, je n'en ai jamais parlé ici, donc profitons de ce mois halloween pas tout à fait fini pour en parler.
Et plus précisément des deux longs métrages animés.

Je parlais de franchise, car Vampire Hunter D est à l'origine une série de romans de Kikuchi Hideyuki dont la publication est toujours en cours au Japon depuis 1983. Oui, ça fait donc 33 ans, pour 29 volumes.
Les romans n'auraient probablement pas eu autant de succès s'ils n'avaient été illustrés par Amano Yoshitaka ( illustrateur célèbre en particulier pour avoir crée le design des personnages du premier Final Fantasy, collaboration avec Square Enix qui continue depuis sur les autres opus de la série de jeu). Des illustrations très élégantes, épurées ou au contraire très détaillées, dans un style à la fois SF, Fantastique et Western qui est la signature de la série.
Exemple...
oui, je kiffe les illustrations à l'aquarelle, elles ont un rendu des tons de couleurs que n'aura jamais la meilleure illu digitale

Et donc qui dit succès dit déclinaison: en animation longs métrages, en manga, en jeu vidéo. Les deux films ont été distribués en France, le manga aussi, mais ne cherchez pas les romans par contre, ils n'ont pas été traduits à ma connaissance. J'ai vaguement feuilleté le manga dont le côté fouillis ne m'a pas convaincue a priori, je ne le connais donc pas non plus.

Et donc on va logiquement s'attarder sur les adaptations animées.

Rapidement, la première qui date de 1985, raconte l'histoire de Doris, jeune chasseuse de monstres comme l'était son père, qui lors d'une chasse au loup garou, est victime d'une attaque par le comte Lee, vampire multiséculaire, qui la mord... mais ne la tue pas, ni ne la change en vampire.

Oui elle chasse les monstres habillée en jupette , avec de grandes chaussettes et.. culooootte! ( car oui, ce film continent un bon nombre de plans-culottes sur les sous-vêtement de Doris, à une époque où on associait systématiquement fantastique = jeune gars = nichons et culottes). Perso je vois surtout une fille armée, mais qui n'a pas la tenue idéale pour la baston.

Son but est plutôt de se distraire avec elle pendant quelques années avec elle, en en faisant sa nouvelle femme ( avant probablement de s'en débarrasser en la boulottant) , idée qui déplaît énormément à Lamica, fille du comte qui ne veut pas entendre parler d'une belle-mère humaine et plus jeune qu'elle. La pureté du sang noble tout ça...

je la comprend, l'idée d'épouser un vieux pervers à longues dents n'est pas follement réjouissante
En attendant, la pauvre Doris se trouve dans une situation compliquée: elle est chasseuse de loup-garous, pas de vampires, et doit donc trouver de l'aide pour éliminer le vieux pervers  bien décidé à l'enlever et l'épouser de force. Justement par chance, alors que telle une bandite de grand chemin, elle attaque un chasseur de prime solitaire qui passait par là pour le dépouiller de son sabre, et re-chance, il s'agit justement d'un chasseur de vampires, qu'elle engage illico pour se protéger du vieux Lee.

Tiens un problème qui arrive par moment: la différence de taille entre les deux protagonistes n'est pas toujours respectée. Par moment elle dépasse le cheval au garrot, et à d'autres ...
soit il a grandi, soit le fait de déprimer l'a faite rétrécir, mais elle n'atteint même plus la bande décorative du manteau qu'elle dépassait pourtant clairement avant. Je sais ce n'est pas spécifique à ce film là, mais ça me fait toujours rire, ici en plus dans une scène supposée  émouvante.
D a deux particularités: l'un est d'héberger dans sa main un parasite à face humaine - oui, beurk - particulièrement bavard et sarcastique y compris à l'égard de son hôte, et la deuxième, d'être un hybride mi humain-mi vampire. Il y avait là quelque chose à creuser, un chasseur qui chasse ce qu'il est, dans le fond...
hahaha, non, le film est trop court, donc LA problématique intéressante et la lutte intérieure du personnage qui assume mal sa double identité ne sera évoquée qu'incidemment, par ci par là, mais pas vraiment fouillée et ça c'est trèèèèès dommage. L'action prime sur le reste.

Ce premier film à quelques qualités, des idées originales, un mélange de styles assez inédit en 1985: la ville ou vivent Doris et son petit frère se situe dans des montagnes dignes de la suisse, avec des constructions qui rappellent les Pays-Bas du XVII° siècle, et le reste du décors très far-west. C'est un mélange étrange, mais quelque part, ça fonctionne.
A tout ça se rajoute une ambiance SF ( on est prévenu dès le départ par un encart que tout ça se passe sur une terre du futur dévastée par un cataclysme, donc un petit côté post apo, cyberpunk et même steampunk si on considère le décalage entre l'idée de western et le cheval cyborg de D). La galerie de monstres et de mutants qui accompagnent les vampires est plutôt sympa aussi.
j'aime beaucoup les décors et.. attendez, la Terre du futur a deux lunes? Pour moi, là c'est complètement une autre planète!

Ce qui pèche? Hé bien le reste:
L' intrigue très linéaire qui s'adresse probablement aux lecteurs des romans, et donc, tout va très vite, avec énormément d'ellipses - j'avais évoqué le même problème pour Akira en 88-  et dont le noeud peut se résumer à " Doris va-t-elle être sauvée d'un mariage forcé avec un vieux vampire très pervers?"
Même sans avoir lu le livre on devine la réponse. Pourtant j'avais espoir, vu que lors de la première rencontrer avec son sauveur, elle tente de le dérouiller sans prévenir. Mais... non. Damsel in distress power!

Et comme je l'ai dit plus haut, tout ce qui tourne autour du sujet de l'identité de D et de sa double personnalité manque cruellement de développement.

Le film pâtit aussi d'un graphisme très daté et d'une animation pas franchement excellente, même rétrospectivement, avec beaucoup de séquences de réemploi.
Evidemment on ne peut comparer que ce qui est comparable, donc pour rester juste, hé bien, souvenons nous que  Nausicaa de la Vallée du vent est sorti en 1984, donc un an avant, et le fossé entre les deux est énorme. Donc oui, même pour l'époque, la réalisation est assez moyenne, et parfois plus proche des séries animées que je regardais à l'époque ( genre Goldorak, Albator, etc.. mais ce qui passe sur une série est un peu dommage sur un film de 1h20. On sent quand même le manque de budget). La bande son n'est pas toujours très bien choisie non plus, sympa dans l'absolu, mais pas toujours pertinente avec l'ambiance du moment.

Donc on en garde de bonnes idées, desservies par le graphisme vieillot et l'animation qui manque de fluidité, probablement la faute à un manque de sous. Voilà, l'ensemble donne un peu l'impression d'un film de série B, qu'on va apprécier tout en en reconnaissant les faiblesses. Mais il me fallait parler de cette première tentative pour pouvoir enchaîner sur la suite. Ceci dit le premier film reste agréable à voir, à défaut d'être vraiment marquant. Et en fait, son principal problème est .. sa suite, beaucoup plus aboutie, qui fait que le premier paraît très pâlichon en comparaison. Donc autant les voir dans l'ordre pour ne pas être déçu.

Deuxième adaptation: Vampire Hunter D - Bloodlust (2000).
Et là,ce n'est plus du tout la même situation. il y a du budget et ça se voit. La séquence d'ouverture est splendide, l'accent est mis plus sur l'ambiance et les décors oniriques ( plus dans la veine des illustrations d'Amano en fait).

Charlotte jeune femme de bonne famille a été enlevée par Meier, vampire particulièrement dangereux. Sa famille a mis sur ses traces tout ce qu'elle a pu trouver comme chasseurs de primes, avant de se résoudre à faire appel à D, toujours spécialisé dans la chasse aux vampires, et dont les tarifs sont prohibitifs, eu égard à la difficulté de l'ennemi. D'ailleurs sa double ascendance est connue de tous, et de ce fait, il est craint autant qu'un vrai vampire, et se prend assez souvent des remarques désobligeantes dans la tronche. (Aheum les gens, insulter quelqu'un qui peut massacrer des monstres d'une seule main sans se fatiguer, ça n'est peut être pas une très bonne idée. Ceci dit, j'apprécie cette manière discrète d'aborder le thème du racisme, qui reste un fil rouge ténu, mais important, non dans l'intrigue elle-même, mais pour contextualiser le héros)

Pour multiplier les chances, la famille a également fait appel à la bande des frères Markus, groupe de chasseurs de prime en camion-tank qui semblent tout droit sortis de Mad Max 2 (j'ai l'air de me moquer, mais en fait j'aime beaucoup cette collision d'univers!) accompagnés de Leila, qui ne chasse pas les monstres en jupe courte et longues chaussettes, mais couverte des pieds jusqu'au cou de vêtements renforcés... Et se débrouille bien entre autres au bazooka.

oui oui, Mad Max, on ne m'ôtera pas de l'idée que c'est une référence volontaire
Leila va prendre un rôle central, car, électron libre du groupe Markus, son parcours l'amène à croiser D plus souvent que les autres et à revenir sur ses préjugés anti-vampires et anti métis. Car tout n'est pas si simple, les humains ne sont pas les gentils par défaut face aux méchants vampires qui veulent les bouffer ( pour le coup, le premier film était carrément plus manichéen). Et du coup D, qui se trouve entre les deux a encore plus de mal à se définir, oscillant entre le type qui fait son boulot sans état d'âme, mais capable de compassion qu'il évite de montrer. Tout en suivant un code d'honneur qu'il s'impose, pas si éloigné du bushido.

fight like a girl!
Ce que personne ne sait, ni le groupe Markus, ni D, c'est que Charlotte n'a pas DU TOUT été enlevée, mais a organisé son propre enlèvement, de mèche avec Meier, qui est son petit ami. Car évidemment la famille respectable accepte moyennement de voir leur fille fricoter avec un immortel, et elle a un peu "oublié" de prévenir les chasseurs de ce fait...

Donc déjà, en 2000, c'est évident, mais autant le rappeler, les techniques ont évolué, et l'animation est plus fluide, le graphisme plus fignolé. Rien à redire de ce côté là.

Ne serait-ce que pour l'allure de D. Dans la première version, il ressemblait juste à un chasseur de prime assez classique, taciturne, flippant si on veut, mais tout aussi humain que pouvaient l'être les chasseurs de prime de l'espace des dessins animés des années 80 - en fait même, graphiquement, dans le premier film, il me rappelle Cobra le corsaire de l'espace tel qu'il apparaît dans le premier épisode de la série du même titre et ça me gêne- c'est dommage.

1985: un bandit du far west, il ne manque qu'une musique à l'harmonica
Le deuxième film a choisi l'option de lui donner une apparence légèrement inhumaine , avec un teint blafard, des oreilles et un nez pointu, et ça accentue le côté surnaturel du personnage, et logiquement la méfiance instinctive qu'inspire son apparence au delà de la simple idée que le type n'a pas l'air commode.

2000: L'ankou ou presque.  Je suis d'accord, on n'aimerait pas le croiser dans un endroit désert... 
Dans la ligne de ce que proposait déjà Amano, et c'est un bon point. J'aurais même tendance à préférer cette version là, à celle des romans, parfois un peu trop heu.. fleuries?
Car le personnage est supposé être compliqué et avoir quelques problèmes d'identité, mais là plus les tomes passent, plus son évolution va vers l'androgynie. D'accord, c'est une créature surnaturelle, mais à la base, ce n'est pas une femme. Enfin, pas que je sache?
Là sans connaître la série, j'aurais spontanément dit " oooooh, cool, c'est une nana qui les massacre!" ben non...)
Et pour compléter cette série métamorphoses, le manga, comme ça toutes les versions sont là... faites-vous votre opinion.
non, mais, t'as fini d'hésiter entre la frêle jeune femme et le guerrier en armure? Décide toi!

Bon, ce petit détail d'apparence fluctuante mis à part, revenons à Bloodlust.  Déjà la trame est un peu plus développée que " héros sauve fifillle", même s'il y a des passages de baston, rassurez-vous, ce point là n'est pas oublié, et  avec des monstres assez variés ( mention spéciale à la femme végétale), et une vraie attention portée aux personnages autres que le duo ( ou les deux duos) principaux.

Evidemment, tout le monde ne peut pas être parfaitement fouillé, mais c'est déjà bien d'avoir des personnages secondaires qui ne se résument à être trucidés en 30 secondes, même si on sent qu'il a fallu élaguer le roman d'origine.
Juste dommage, j'aurais aimé en particulier en savoir un peu plus sur le lien entre Leila et Grove, le type malade de la bande Markus avec qui elle semble amie quand les autres sont plutôt des coéquipiers ( au point qu'au premier visionnage il y a quelques années, j'ai cru qu'il s'agissait de son propre frère, mais apparemment pas).
Celui ci a un pouvoir particulier, il chasse les monstres sous une forme fantomatique, qu'il obtient en prenant une drogue qui ralentit ou arrête son coeur et Leila semble  plus ou moins chargée de veiller au grain quand son esprit part en vadrouille. Mais évidemment c'est plus que dangereux et le gars est en train d'y laisser sa peau, cloué sur un lit de fortune à l'arrière. Donc bon, quelques minutes supplémentaires à ce sujet ça n'aurait pas été mal.

De plus, nous avons une apparition de Carmilla ( de la nouvelle du même titre) dotée des caractéristiques d'Erzebeth Bathory, et ces deux clin d'oeil à des histoires bien connues sont agréables.
En tout cas, cette fois, les problématiques d'identité, de nature profonde, de pulsions meurtrières sont là, et bien là.

Décors travaillés (le château arachnéen de Carmilla est très beau), bande musicale agréable et cohérente, personnages nombreux, histoire un peu plus complexe que dans le premier film... après on adhère ou pas à l'ambiance parfois contemplative, j'ai vu des commentaires qui se plaignent qu'il n'y a pas assez de baston ou de gore.
par contre il y a des plans saisissants et oniriques, tel cet envol de raies des sables. Au delà des vampires, loups-garou chimères, mutants.. la faune locale est étrange
Personnellement, je préfère que le film ne sacrifie pas le scénario au profit des séquences de baston. Et bien sûr, les allergiques au cyber-punk, au western et à l'esthétique gothique, et même vaguement préraphaélite en ce qui concerne l'apparence de Charlotte ne vont pas aimer.

Mais pour moi qui adhère à tous ces genres, c'est une réussite, dans le sens où il n'y en a pas un qui efface l'autre et que le résultat, sans être parfait est équilibré, j'ai beaucoup aimé ce long métrage méconnu.
tant qu'à faire western, autant bien en reprendre les codes visuels. Essayez avec ça comme musique, oui, ça colle!
Ca colle complètement, c'est fait avec pertinence et j'aime!

A voir donc, mais éventuellement après le premier, plus bourrin et moins travaillé.

Apparemment une nouvelle adaptations en série cette fois est annoncée, en image de synthèse cette fois ( les deux films sont en animation traditionnelle, vu leur âge) ce qui m'inquiète autant que ça m'intrique, je reste inconditionnelle de l'animation traditionnelle. Et, la bonne raison d'espérer, c'est que le réalisateur de Bloodlust devrait rempiler pour cette suite.

En tout cas, j'espère que ma fan outrée que j'aie osé critiquer Diabolik Lovers passera  à nouveau par ici: toi, oui toi là bas, je te conseille d'y jeter un coup d'oeil, rien que pour voir ce que c'est qu'un vrai anime de vampires qui-ont-méchamment-la-classe - oui même le vieux cochon du premier film. Et qui ont le bon goût de ne pas sortir au soleil et d'y briller.

pour les curieux, voilà ce qui arrive à un vampire qui sort pendant la journée. Oui. Il crame.
Ah oui, à toutes fins utiles: c'est un des rares cas où je peux regarder le film en anglais sous-titré autant qu'en japonais sous titré ( par contre, comprenant bien l'anglais, j'ai un peu de mal avec les sous-titres qui sont parfois en avance sur le texte et on se dit que .. attends mais c'est pas ce qui est dit là...) je me demandais pourquoi. J'ai même une préférence pour la version anglophone en fait ( l'acteur qui double D a un voix qui colle vraiment bien au personnage, mieux que dans le doublage japonais). Et renseignement pris, la VO,c'est la version en anglais, coproduction entre plusieurs pays oblige. Il y a une version doublée en français sur le DVD, que je n'ai jamais même tentée d'écouter en fait.


Donc un duo de films d'animation que je ne saurais que vous conseiller, et surtout dans l'ordre de sortie. Ho que j'aimerais que la fan de l'autre mauvaise série dont je refuse de dire à nouveau le titre , celle où les vampires se tapent tranquillement des takoyaki, qui m'a envoyée bouler ici se rende compte de ce qu'est une vraie histoire de vampires. Qu'elle tente celui là, ou Hellsing.