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samedi 16 avril 2022

Princesse tutu ( série animation 2002)

 C'est le premier avril  et, tiens, pourquoi ne pas reprendre la bonne habitude de chroniquer un truc barré/ décalé/ n'imp'?
Bon, vu mon retard, dû aux études " c'est avril, c'est le mois pas sérieux"

Et je ne sais pas pourquoi, il y a quelque jours, j'ai repensé à cette série ( enfin, si, au fil de mes études je me suis un peu intéressée à la danse en général depuis 2 ans), qui fête ses 20 ans cette année. Intéressons nous à "Princesse tutu". Déjà, quel titre! plus rose-pailleté-guimauve-fifille, y'a pas ( à prononcer " princesse Tchoutchou" en japonais, ce qui rend la chose encore plus drôle). Une série animée qui n'a pas l'air d'avoir eu un gros succès en France, peut-être à cause de ce titre trop connoté "petite fille".

Rembobinons. Je l'avais découverte il y a pas mal  d'années, un peu par hasard, au travers du nombre colossal de mèmes qui lui était dédié, en donnant l'image d'un truc particulièrement portenawak (ce qu'elle est... mais pas seulement).
Je me souviens bien ce qui m'avait donné l'idée de la chercher, à l'époque, en VOSTanglais: une discussion dans un forum, où j'avais mentionné la chanson " I dont' feel like dancing" comme étant une des plus mal nommées, puisque je ne peux absolument pas rester en place dès que je l'entend. Et on m'avait redirigé sur "Princesse tutu abridged serie" qui justement utilise ce tube comme ambiance sonore.. et mais c'est quoi ce truc!?
C'est drôle mais ça n'a ni queue ni tête, donc faut que je voie l'original pour mieux comprendre la parodie. Et je suis allée regarderla série, en me disant  " Ok, une série animée de magical girls sur la danse classique, tout ça mis ensemble, c'est too much quand même".  C'était pas gagné, je n'ai jamais vraiment aimé les histoires de magical girls, et, à l'époque je ne m'intéressais qu'à la danse moderne. Double handicap, c'est dire si ce n'était a priori pas pour moi!

Et après quelques épisodes complètement WTF, mais en fait suffisamment WTF pour me donner envie de voir ce que les scénaristes allaient encore inventer,  je l'ai trouvée carrémment pas mal, avec des moments bien trouvés. Et même plus profonde qu'il n'y parait au début, avec une fin qui évite le gros écueil que je redoutais. Avec des thèmes sombres comme la mort, le destin, la manipulation, les apparences et les faux-semblants, la prédestination, la révolte contre le rôle qu'on veut vous faire tenir... cachés sous les plumes, les tutus, les fleurs et l'humour.

Et pourtant si on tente de la résumer... Aheum.
C'est l'histoire d'une fille, prénommée Ahiru, soit" Canard", élève très médiocre d'une école de danse  dans une pays imaginaire qui ressemble à l'Allemagne, et qui rêve qu'elle est... une cane.  Elle se voit, caneton sur un lac, en train d'admirer un jeune homme mélancolique qui danse seul au bord de l'eau. Et il a l'air tellement triste que notre petite cane se fixe pour objectif de lui rendre le sourire.


Sauf qu'en fait, c'est réellement une cane, métamorphosée en petite fille par un conteur passablement effrayant, qui croit être une petite fille et qui rêve qu'elle est une cane. W. T. F!

Notre héroïne, Ahiru, sa vraie apparence étant celle du canard.

Ahiru, donc en pleine crise existentielle, ne sachant plus qui elle est, apprend du conteur-sorcier Drosselmayer qu'elle est l'héroïne de l'histoire qu'il a écrit. Il est mort avant d'en rédiger la fin, les personnages laissés en cours d'histoire ont pris chair dans cet univers et n'en font qu'à leur tête, n'ayant plus de scénario à suivre. Il faut y remédier, et elle, le vilain petit canard, est plus ou moins la seule qui ait la volonté d'agir DANS l'histoire en changeant le destin du héros. Ce qui veut ici dire, que manipulée par Drosselmayer, elle va devoir forcer ses amis ( qui n'ont même pas conscience de leur statut de personnage) à rejouer dans ce qui est maintenant leur quotidien, l'histoire inachevée, telle que l'a décidée le fantôme du conteur.
Vous avez vu The Truman Show? Ben voilà: cette idée-là, mais version magical girl, dans le thème des contes, de la danse et de la musique classique. Et plus on s'avance, plus ça prend l'allure de Truman Show. Je ne m'y attendais pas, je dois dire et c'est une bonne surprise.

HAAAAA!
Drosselmayer le conteur.  Oui, il apparait toujours comme ça, menaçant et.. non en fait carrément flippant et malsain. Bon, c'est un fantôme, c'est légitime.

Ahiru-la-fille est, comme toute héroïne d'anime qui se respecte, raide dingue de son Senpai, un garçon toujours dans la lune, prénommé Mytho (oui, les personnages ont des noms très chelous), avec lequel elle voudrait tant danser un duo. Le meilleur élève et la plus nulle, vous imaginez le résultat.
Ahiru-la-cane, elle, est raide dingue du héros taciturne qu'elle a vu en rêve au bord de son lac.

Le conteur lui révèle donc le secret que tout le monde a deviné: Mytho est l'incarnation dans le monde " réel" du prince du rêve, tout comme Ahiru-humaine est l'avatar du petit canard. Si elle veut aider son prince dans le monde du rêve, elle va devoir agir dans le monde "réel", toute godiche et maladroite qu'elle est. Ce qui est, on le voit peu à peu, une grosse manipulation du narrateur pour reprendre la main sur des personnages qui veulent s'émanciper et vivre leur vie, et seul un simple canard est assez naïf pour accepter le rôle ingrat de la redresseuse de tort. Détail important, elle doit gagner l'amour de Mytho, mais sans jamais le lui dire: si elle se déclare, elle disparait instantanément. Drosselmayer est un sadique qui aime torturer ses personnages, et ce n'est qu'un début.

Pour ce faire, il la dote d'une troisième identité: la princesse tutu, qui est tout ce que Ahiru n'est pas: courageuse, décidée, digne... et talentueuse. Et la charge d'une mission: Mytho est impassible car, dans une précédente histoire, il a du sacrifier ses sensations et ses sentiments, pour sauver le monde d'un gigantesque corbeau-démon. C'était le prix à payer. Il est devenu insensible au point de ne pas ressentir de douleur s'il se tord la cheville ou de ne pas comprendre le risque qu'il y a à sauter par une fenêtre. Ahiru doit donc retrouver ces sentiments éparpillés sous forme de gemmes dans toute la ville, et les rendre à leur légitime propriétaire. Toutes évidemment ne sont pas positives mais, et là, c'est un bon point pour l'anime: toutes sont nécessaires. Mytho privé de la colère ou de la honte ne peut faire face au camarade abusif qui l'insulte,et semble (je dis bien semble) en avoir fait à la fois son souffre-douleur, son esclave et son jouet. Et plus généralement, il devient le jouet de tout le monde. Privé de la peur, il ne voit pas le danger qu'il y a à sauter par une fenêtre pour sauver un oiseau tombé du toit ( tiens, il n'a pas perdu la compassion, mais, par contre il a oublié le détail important: les oiseaux volent!).

A ce duo Ahiru - Mytho ( décidément, ce nom qui fait référence au fait qu'il est un mythe et non un humain,  sonne de manière très drôle en français) se rajoute un autre duo: Fakir (le mec tyrannique, qui porte bien son nom: aussi agréable qu'une planche à clous!) et Rue (comme la plante, pas comme la rue de la ville), LA meilleure élève, soliste, celle à qui les meilleurs rôles sont destinés d'office, celle avec qui tout le monde veut faire des duos, pas exactement méchante, mais... très vaniteuse par moments.
Or ces deux là ont aussi des équivalents dans le conte d'origine: Fakir est un chevalier au service du prince qui doit pourfendre le grand démon corbeau, tandis que Rue est la propre fille du démon-corbeau. Elle aussi, sous une apparence de super méchante, la princesse Kraehe, cherche les fragments de personnalité de Mytho... pour lui éviter de développer des sentiments comme l'amitié, l'amour, et en faire sa chose ( avec des motivations disons, très peu honnêtes: le corbeau est scellé dans une dimension parallèle, et il faut par sorcellerie lui rendre la liberté: il lui faut pour celà un coeur jeune et sincère, et Mytho est le pige.. euh le candidat idéal pour lui amener cet ingédient essentiel, à condition qu'il retrouve ses sentiments, car un coeur vide ne vaut rien pour la magie. Rue- Kraehe est elle aussi le pigeon de son père, hein..., elle en pince pour Mytho et ne sait pas qu'il va devoir ...être mangé par son paternel)



Chose intéressante, hormis Ahiru, au début, aucun des autres n'a conscience de sa personnalité cachée, définie par le rôle que l'auteur leur a assigné dans sa précédente histoire: Rue est orgueilleuse et possessive parce qu'elle est un corbeau qui n'est pas doté des sentiments humains. Fakir est tyrannique parce que son rôle de chevalier est écrit comme ça: protecteur dans le conte, il est en fait surprotecteur de son pote, à qui il veut éviter des problèmes. Et tout le monde veut soit rendre au "patient" ses sentiments, soit lui éviter de les retrouver, mais sans se poser une question essentielle: que veut réellement Mytho? Retrouver une personnalité quitte à en souffir, ou rester un imbécile heureux, indifférent à tout.
Vous arrivez encore à suivre? Bon.

Et donc Fakir. 'ttendez.., je rêve? cheveux bruns, yeux sombres, teint mat, un personnage oriental, comme son nom le laisse supposer? Youpi!

Jusque-là, vous pensiez que Mytho ou Ahiru sont l'un ou l'autre le personnage principal? Et non, ce sera notre petit brun grognon, mais il ne l'apprendra lui même qu'à la fin. En tout cas, si les 4 personnages pricipaux évoluent, c'est son évolution qui va être la plus intéressante.

En tout cas j'aime bien ce personnage: sarcastique, ironique, cassant.. mais dans le fond c'est juste le type calme qui n'aime rien tant que lire et qu'on lui foute la paix. Sauf qu'il se retrouve par la volonté du conteur propulsé dans un rôle de chevalier protecteur qui ne lui convient pas, pour lequel il n'a pas de prédispositions et dans lequel il est , il faut le dire, assez nul, puisque ce sont toujours les autres qui lui sauvent la mise. Rôle qu'il n'arrive à remplir qu'à l'excès en devenant tyrannique.
Il est aussi doté d'un pouvoir qui lui pose problème: il a un talent littéraire.. mais les histoires qu'il écrit se réalisent, parfois avec un résultat catastrophique. Il a d'ailleurs oublié cette compétence traumatisante, et se voit contraint par le scénario de suivre une voie qu'on lui a désignée et qu'il n'aime pas en renonçant à celle qui est faire pour lui.
Je n'arrivais pas à mettre exactement le doigt là-dessus, mais voilà quelqu'un qui a analysé le personnage et je trouve que ça tient debout. En tout cas, il est beaucoup plus intéressant que les autres, et c'est presque le seul dont je me souvenais clairement.
L'idée est originale en tout cas: un conteur qui a le pouvoir d'influencer la réalité a écrit une histoire, dont un des personnages est aussi doté de ce pouvoir, et va aller peu à peu à l'encontre de ce que son créateur attend de lui.

Bon alors tout ça se passe dans un monde "réel", qui mérite bien des guillemets: comme dans le monde réel, les garçons sont une denrée rare dans une école de danse.
Mais, pas comme dans le monde réel, le professeur est... un chat, qui lorsqu'il s'énerve, menace ses élèves de 13,14 ans d'en épouser une de force. Et se passe la patte sur l'oreille ou se lèche le.. oui, comme un chat. Un autre professeur est une chèvre. Et certains élèves sont chelous. Non vraiment chelous: un chihuahua, un fourmilier, des oiseaux, un hippopotame, un tatou à neuf bandes, des wallabies... (seule ahiru semble se poser des questions à ce sujet, et, chose incroyable, ce fait sera expliqué IN FINE!)

Meilleur argument de vente de la série: le très indifférent héros est enlevé par une fille-fourmilier en uniforme scolaire qui clame en faire son petit ami.
et hop!

La honte intergalactique: cette danseuse - fourmilier est plus douée que je ne l'ai jamais été, même dans ma jeunesse, et a un meilleur équilibre que je n'en aurais jamais, même en m'entraînant tous les jours.

et au passage l'élève de dos me fait penser à Akira de Hikaru no go ce qui est encore plus perturbant.


Oui, cette série est portenawak ET c'est finalement sa force: assumer son côté totalement barré et ses trous scénaristiques dans sa forme pour mieux trancher avec son propos volontiers angoissé: qui suis-je réellement, est-ce que mon histoire est écrite, et si oui par qui? Est-ce que je peux, est-ce que je dois la faire changer?
Dès l'épisode 2, l'héroïne se pose des questions philosophiques: je suis une cane qui se croit humaine, mais laquelle est la vraie? Si j'étais moi hier et encore avant sous une autre forme, est-ce que je suis encore moi aujourd'hui?
Je crois que c'est ce genre de dialogue qui a fait que j'ai continué à suivre la série :) Et je ne regrette pas parce que c'est sympa de voir une mise en abîme où les personnages veulent sortir de leur rôle, ou au contraire jouent avec les codes narratifs ( mention spéciale à Femio, personnage secondaire de la 2° saison, narcissique incorrigible, qui arrive à dos de taureau sur l'air d'Escamillo, balance des mots au pif en français pour mieux draguer, suivi d'un assistant qui lance les bncontournables pétales de roses qui accompagnent souvent ce genre de personnages.  Habituellement, c'est un cliché sorti de nulle part, là, non, c'est un type dans le cadre qui les lance par poignées. Le 4° mur prend cher.)

Donc les points faibles: 

Une histoire de magical girl, avec la fille un peu nulle qui doit évidemment se battre pour sauver ses amis et le monde en rassemblant des trucs perdus ça n'est pas nouveau ( Sakura dans Card Captor rassemblait des cartes magiques, la même dans Tsubasa chronicle rassemblait les souvenirs de son meilleur ami éparpillés sous forme de plumes...).
Le monde ou ça se passe est quand même chelou...faut passer le cap, et oui, ça s'explique.
Uzura, l'inévitable mascotte con-con, qui ne sert pas à grand chose, à part à faire des gags-culottes ultra-répétitifs, avec en plus un tic de langage (en fait un avatar chibi d'un personnage plus sérieux disparu dans la première saison, mais que les spectateurs aimaient bien, donc qu'on fait revenir sous une autre forme en version plus "légère". Et ce genre de personnages est en général très pénible)
Le titre qui laisse attendre quelque chose de rose et mignon... et est finalement très trompeur ( dans le bon sens pour moi, mais si vous attendez un truc réaliste sur la danse, ou une histoire pour enfant, ce n'est pas ça)

bon pas à ce point-là, mais ça serait drôle quand même
l'héroïne étant du genre à tout vouloir régler par la non violence, et demande aux gens  "danse avec moi"


Les plus:
une série de magical girl, qui a droit évidemment à sa séquence transformation mais sans musique spécifique, ni phrase magique (vous voyez? le magical gugusse, qui se ressemble comme deux gouttes d'eau avant/après mais que personne ne reconnaît avant/ après avoir braillé un truc du genre "par le pouvoir du crâne ancestral!" ).
Non seulement, de par sa thématique,  la série puise dans les domaines de la danse et des ballets de répertoire, de la musique classique et des contes, mais, c'est encore mieux, elle les utilise à bon escient en lien avec la narration:
-La première apparition d'Ahiru est une double référence au lac des cygnes et au vilain petit canard.
Son apprence d'héroïne "princesse tutu" et l'incarnation maléfique que Rue " Kraehe le corbeau" sont des références encore à Odile et Odette.
-La mystérieuse femme qui se promène en jouant de l'orgue de barbarie et en parlant par phrases incompréhensible se tient toujours en 5° position (là, les pratiquants de danse comprendront), mais c'est aussi un automate, en référence à Coppélia du ballet du même nom, lui même inspiré des contes de ETA Hoffmann. D'où provient aussi Drosselmayer, personnage très ambigu de Casse-noisette, lui aussi emprunté à ETA Hoffmann.
-Une séquence qui se passe dans un cimetière emprunte sa forme et son fond à Giselle, ET les héroïnes ne pourront s'en sortir qu'en reproduisant sans erreur les enchaînements de pas du ballet lui-même. Ce qui me laisse à penser que les scénaristes ont fait un vrai travail de recherche, au lieu de simplement jeter des références un peu au hasard. Souvent les séquences magiques sont aussi une référence discrète ( apparition de tapis de fleurs sur l'air de la Valse des fleurs)
et.. bon la musique, c'est toujours sympa de faire connaître à un plus vaste nombre la musique classique. Pas seulement de danse, d'ailleurs: Outre le lac ces cygnes, Casse-noisette, Shéhérazade, Coppélia, ou Giselle, il y a Carmen, Les tableaux d'une exposition, la 1° Gymnopédie de Satie,

Le gros plus pour moi: pas de Happy-end et pas d'histoire d'amour attendue.
SPOIL : plus elle avance, plus Ahiru, qui se rend compte que son amour pour Mytho n'était qu'une illusion fondée sur une image d'épinal. Elle l'aimait pour sa beauté et pour sa tristesse: tant qu'il était triste, elle avait un but: lui rendre sa personnalité. Une fois ce but atteint, paradoxalement, elle se rend compte que cette personnalité n'est pas celle atttendue, il n'est plus le Mytho qui lui plaisait. Mieux, elle admet que le seul qui l'apprécie réellement pour ses qualités est précisement, le type qu'elle n'aimait pas du tout au départ: Fakir, ronchon, mais fiable, capable d'évoluer et de revenir sur ses erreurs, et qui ne lui force pas la main à faire des choix qui ne lui conviennent pas.
Devant le choix de ne pas aller jusqu'au bout de l'histoire et de rester humaine, ou de conclure son histoire, mais à sa manière en affirmant sa volonté et en redevenant un canard, Ahiru décide... de rester en phase avec sa nature profonde. Une héroïne d'anime qui préfère renoncer à une vie confortable et des relations basées sur une fausse apparence, et qui choisit sa propre voie en fonction de son ressenti quitte à causer de la peine à ses amis, c'est quand même rare.
Et une thématique plus adulte qu'il n'y parait: choisir, c'est forcément renoncer à quelque chose.

allez, un petit coup de mème pour la route
je ne pouvais qu'aimer cette référence: Usagi la lapine et Ahiru la Cane nous rejouent un gag de Bugs Bunny et Daffy Duck

Pour les curieux ou ceux qui préfèrent la lecture, il y a une version manga, que je ne connais pas. A noter que le manga est l'adaptation papier de la série.

mardi 12 avril 2022

Kawaii dungeon et kawaii nihongo ( applis pour apprendre le japonais)

 Ben voilà, une trouvaille inattendue et fort sympathique.permettant d'apprendre les kanas et les kanjis de niveau JPLT 5, gratuitement.

enfin, plutôt de les réviser, car il n'y pas de tracage, donc pour qui veut les apprendre, il reste impératif d'apprendre non seulement à les lire et les associer à leur transcription romaji, mais aussi d'apprendre à les tracer sur papier, seule vraie méthode pour les retenir vraiment.

cet écran d'accueil tout simple mais soigné est vraiment sympa!
J'aime bien le détail des rayons de soleil, et donc ça augure bien du contenu.


Mais donc , un jeu de rôle, où on doit aider Riko, la renarde à neuf queues à maraver la tronche de bandits ( qui semblent sortis de Men in black). et comme pour tout combattant de jeu de RPG, il faut lui fournir des armes augmenter leur niveau, augmenter le niveau de Riko elle -même, afin qu'elle arrive à battre le boss.
là les captures d'écran sont en anglais, mais le jeu existe en français ( avec quelques bizarreries de traduction, mais rien qui rende le texte incompéhensible), allemand, italien/ espagnol ( allez savoir pourquoi ils sont considérés comme une seule langue), et je pense qu'ils vont en ajouter peu à peu

Or les armes, les éléments pour augmenter le niveau, les pièces d'or ne peuvent se faire qu'en maîtrisant les kanas ( et plus tard, les kanjis). Et donc, on commence avec pour mission d'apprendre à reconnaitre forme, son et romaji des kanas A, I , U, E, O, puis Ka Ki Ku Ke Ko.. et ainsi de suite, avec un boss de fin des hiragana, avant de pouvoir attaquer les katakana, etc....

le tableau des hiragana, c'est bien, mais il ne lance pas de sorts ou ne dézingue pas les bandits avec un sabre en bambou, c'est moins drôle
Pour télécharger l'appli, c'est ici: https://play.google.com/store/apps/details?id=de.mardukcorp.kawaiidungeon&hl=fr&gl=US

Je vois qu'il existe aussi une version  "kawaii nihongo" pour le vocabulaire et la syntaxe, et wow, simplement wow, il y a des illustrations de fou! Je ne sais pas si tout est à l'avenant, mais oui, j'irai voir ça, ça me donne carrément envie de  raviver un peu le japonais., ça à l'air vraiment trop cool. Je suis en train de tester Dungeon, mais définitivement, j'irai voir la version 

雨: la pluie

Ce qui me fait bien sûr penser à ame et yuki les enfants loups.

門: le portail. Et, oui, il y a divers personnages

Certes, je pense que toutes les cartes flash ne sont pas à ce niveau de recherche, digne d'un fond d'écran, mais il y en a quand même pas mal sur la page facebook de l'appli. Trop sympa pour passer à côté.
Hilde, je sens que ça va te tenter!

samedi 23 octobre 2021

Hikaru no go - Obata Takeshi et Hotta Yumi

 Haaa que lire, que lire pour ce mois Halloween, qui soit facile à caser entre deux cours?

J'en ai fini avec les fantômes du Japon compilés par Lafcadio Hearn, et l'illumination m'est venue en triant mes mangas pour voir ceux que je garde, ceux que je tente de revendre..
Je n'avais pas touché à cette série depuis presque 20 ans, et pourtant je l'aimais bien.
Je ne l'a jamais finie, pour plusieurs raisons, elle était sympa, mais menaçait d'être longue (23 tomes en tout, j'en ai lu 19), et surtout elle a perdu pour moi pas mal de saveur après le tome 15, j'ai beaucoup moins accroché.

Or, parfait, même si le sujet est comme l'indique le titre le jeu de Go, l'un des personnages principaux est un fantôme et, pour tout dire, mon personnage préféré de cette histoire. Il est régulièrement tordant. Donc cette Chronique ne concernera que les tomes 1 à 15, qui ont une coloration fantastique, via le personnage central qu'est Saï, le fantôme.

Tome 1, voici Hikaru,11 ans, le héros, il porte tout au long de la série des vêtements ornés du chiffre 5 ( prononcé " Go" en japonais)



L'idée de base n'est pas très originale: fin des années 1990, Hikaru, 11 ans, gamin en fin de primaire, élève plus que médiocre a été puni par ses parents: privé d'argent de poche jusqu'à ce qu'il relève le niveau et obtienne la moyenne à ses contrôles d'histoire.
A l'affut d'un moyen de se faire un peu d'argent, il fouille le grnier et trouve un vieux goban, plateau de go qui appartenait à son grand-père. L'objet est joli et ancien, Hikaru espère en tirer un peu d'argent. Mais il est hanté par un fantôme, Saï no Fujiwara. De son vicant à l'époque Heian, Saï était maître de go, professeur de l'empereur. Faussement accusé de triche et acculé au suicide, son fantôme est resté, rongé par la tristesse de ne plus pouvoir jouer. Lorsque le goban est touché par quelqu'un qui peut qvoir du potentiel, Saï en prend possession pour pouvoir joeur à nouveau, faisant de son hôte le meilleur joueur de go de son époque.

Saï prend possession de l'esprit d'Hikaru, qui est le seul a pouvoir le voir et l'entendre. Mais de là à dire qu'Hikaru a du potentiel... il sait à peine que le go existe, ne le perçoit d'abord que comme un passe temps de vieux, ennuyeux, puis comme quelque chose qui peut être lucratif. Le fantôme et Hikaru vont donc monter un plan à la Cyrano: Saï va souffler les réponses en cours d'histoire à Hikaru, l'aider à remonter ses notes, et en échange, celui-ci sera sa main pour jouer au go. Ce qu'Hikaru accepte mollement ( il n'a pas trop le choix, les états d'âme de Saï l'envahissent, s'il ne contente pas le spectre, il est physiquement malade).

Tome 15: Saï le fantôme

Ce gamin déluré et incapable de se concentrer est l'opposé même de l'idéal du joueur de go.
Que se passe-t-il quand un fanraron indiscipliné rencontre par hasard un autre gamin qui lui pratique le go depuis son enfance? Akira Toya, fils du meilleur joueur de go de la planète, 11 ans lui aussi, espoir de la discipline et déjà d'un niveau professionnel, va se voir infliger une cuisante défaite par Saï, via Hikaru.. qui n'a jamais touché une pierre de go de sa vie. Et s'imagine que ce débutant est en fait un rival de très haut niveau qui cache bien son jeu.
De fait, le pauvre Akira ne peut pas savoir qu'il a réellement en face de lui le meilleur joueur du monde, et va s'acharner à vouloir battre Saï et Hikaru. C'est donc cette rivalité, et le développement de la passion d'Hikaru , sur plusieurs années, pour le jeu de go, qui est raconté. D'une part la quête d'Akira à la recherche de cette incroyable compétence quil n'a vu qu'une fois, les rencontres suivantes avec Hikaru l'yant bien déçu, celle d'Hikaru qui prend goût au jeu et se dit que finalement, s'il peut en faire son avenir professionnel, ce ne serait pas mal de passer son temps à jouer plutôt que d'étudier. Et celle de Saï, qui depuis qu'il a vu des parties du père d'Akira, ne rêve que de pouvoir l'affronter.
Or comment faire quand on est mort depuis mille ans, qu'on veut affronter un champion de niveau mondial, et qu'on n'a comme seule solution de faire jouer à sa place un gamin de 11 ans. Comment un gosse inconnu peut-il même avoir l'occasion de jouer contre un pro, et surtout comment ensuite justifier qu'il lui mette la misère?

Donc quelque chose de classique: un manga sur un jeu, tourné à la manière d'un manga de sport ( avec les classiques du manga scolaire: clubs, rivalités de clubs entre le shogi et le go, rivalité des clubs entre collèges...)
C'était un pari osé, qui a payé, au Japon et en occident lors de la publication: un jeu à l'image démodée, qui a regagné en popularité, en Asie comme en Europe.

Et donc il y a deux ou trois personnages que j'aime particulièrement. Saï en tout premier: Saï est l'antithèse d'Hikaru, mais devient son mentor. Raffiné, élégant, d'une intelligence redoutable, intègre mais, bien qu'un tricheur ai causé sa mort, dans sa naïveté, il ne se rend pas compte que le plan qu'il propose à Hikaru est de la triche, puisque dans son idée, il s'agit seulement de s'adonner innocemment à son jeu favori, l'argent ni la gloire ne sont pas un moteur.
Mais ça reste de la triche ... jusqu'à ce qu'Hikaru veuille prendre son indépendance et se vautre.

Ses réactions au début du manga sont vraiment très drôles: il n'a plus hanté personne depuis 140 ans et ne connait pas la vie moderne, est fasciné par la télévision, les pendules, les distributeurs de boissons, etc...
De plus c'est un personnage graphiquement splendide, dont le costume ancien permet à Obata des illustrations raffinées de splendide qualité, qui tranchent à la foi avec la modernité du Japon d'Hikaru, et avec le caractère imprévisible, pétulant et un peu roublard et manipulateur dont le scénario l'a doté. Un élégant fantôme millénaire à l'air parfaitement digne, doté un esprit très gamin mais qui le rend très attachant.


L'autre personnage que j'aime beaucoup, c'est Akira, le petit champion, au look démodé: coupe au bol et costume marin, coaché depuis ses deux ans par son père, sa vie est loin d'être facile, et il a souvent l'air triste et trop adulte. L'écueil d'en faire un casse-pied orgueilleux fier de son niveau , de son ascendance et de son niveau de vie ( il est de famille riche) a heureusement été évité.
C'est un gamin solitaire et timide, mais qui prend toutes les occasions possibles pour être sociable, serviable. Il ne refuse jamais malgré son niveau de jouer avec qui que ce soit, autres enfants ou retraités, débutants comme joueurs confirmés, avec un sens de la justice et de l'équité. Au contraire, son statut et sa célébrité lui posent problème, il évite de se mêler aux autres non par orgueil, mais parce qu'il a conscience des attentes que les autres projettent sur lui, les camarades de son âge s'attendent à ce qu'il les ridiculise, le détestent par principe, et essayent de le battre par tous les moyens, y compris en trichant. Akira c'est le gosse adorable, mais trop doué qui n'arrive pas vraiment à se faire des amis et est victime d'un a-priori.
Akira, le rival.. 13 ans, oui, oui...

Prenant Hikaru pour un joueur de génie, un rival digne de ce nom, il essaye malgré tout régulièrement de s'en rapprocher pour s'en faire un ami, malgré leur différence sociale. Ce qu'Hikaru, beaucoup moins mature, ne comprend pas vraiment.
Donc oui, j'aime beaucoup Akira, pour ce bon esprit et le fait qu'il essaye autant que possible d'être un gamin normal, bien que son talent au go le prive d'une bonne partie de sa jeunesse. J'ai juste envie de lui dire " vire moi ce costume, met un tee shirt, je t'emmène voir un dessin animé et manger une glace" ( d'ailleurs c'est un peu ce que fait la dame qui tient le club de go où il donne des cours: elle est la seule personne à le traiter normalement, presque comme une grande soeur, vient le chercher au collège en voiture et lui propose des biscuits.)
Et au fil des tomes sont évolution fait plaisir: son sens de la justice et de l'intégrité se confirme et , contraint une fois devenu professionnel de tricher et de perdre des parties contre des sponsors, pour ne pas les vexer ce qu'il se refuse à faire, il trouve la seule solution qui lui permette de ne pas se compromette, ten rendant toute contestation impossible, et tout en les ridiculisant de façon magistrale: calculer afin de faire match nul avec les 4 sponsors, en même temps, qu'ils soient de bon niveau ou complètement nuls.
Désolée Hikaru, c'est tout le héros, mais tu n'as pas la classe du p'tit Akira.

Seulement voilà, même si la série est sympa et continue, après de superbes tomes 13 et 14, le tome 15, abandonne totalement l'élément fantastique: exit le fantôme ( c'est à la fois logique et super triste: Hikaru es devenu pro, Saï s'il restait, deviendrait inutile et gènerait la progression du jeune héros, or, il s'gait d'un shonen, qui doit mettre le gamin en avant. Ce n'est pas le Go de Saï, mais le go d'Hikaru, le titre de la série. Mais ce tome 15 est psychologiquement dur, bien mené, mais ... dur : voir Hikaru, qui n'a pas conpris les avertissement de Saï qui sentait sa disparition très proche, chercher son ami fantôme partout où il pourrait être, et sombrer dans la dépression lorsqu'il comprend que Saï ne reviendra pas.. C'est raide!)

Mais voilà, je n'ai pas vraiment poursuivi après, même si les autres personnages sont attachants, il manque ce qui faisait la saveur de la série. Et aussi à l'époque, faute de place, je ne suis pas allée au delà du tome 19, ne sachant pas combien il y en aurait en tout (23, pour un shônen c'est encore raisonnable j'aurais quand même pu la finir sans trop de problèmes).. mmm je le classe Shônen de sport, car après tout le go est un sport cérébral et le manga a toutes les caractéristique du manga sportif: le dépassement, la rivalité, les compétitions, etc...
Et juste pour montrer l'évolution graphique, le dernier tome.
Ce qui suit une logique, puisque les héros ont maintenant 16/17 ans.

Et juste pour le plaisir des yeux, une illustration automnale.
Saï est un personnage souvent drôle, mais les illsutrations le mettant en scène sont souvent plutôt liés au wabi-sabi, à l'impermanence, à la nature, à la fragilité de la vie, son statut de fantôme en faisant le personnage " philosophique" de l'histoire.

Takeshi Obata a depuis fait à nouveau des étincelles avec Death note, dans un autre style, mais dans les deux cas, je le classe parmi les très grands dessinateurs de manga contemporains, avec Takehiko Inoue. L'un comme l'autre étants non seulement dessinateurs, mais aussi illustrateurs, ce qui apporte beaucoup dans la composition et la colorisation.
Peut être un jour finirai-je la lecture de cette série.


vendredi 13 août 2021

A la découverte du sumo

On continue avec le sport, après les JO.

Parce que l'occasion s'est présentée, pendant mes vacances chez tonton. Il aime bien la culture japonaise et m'a dit " tiens, ce soir, il y a une diffusion de tournoi de sumo, je le regarde si ça te tente".Bon allez, pourquoi pas, je n'en ai jamais vraiment vu. C'est quand même un des symboles du Japon, et j'aime bien découvrir ce que je ne connais pas ( on a aussi regardé les concours de caisses à savon, de dressage de chiens, et de lancer d'avions en papier )

S'il y a bien une chose à laquelle je ne pensais pas m'intéresser un jour, c'est le sumo ( enfin, deux choses: j'ai découvert l'an dernier la danse classique et j'ai trouvé ça intéressant. Je vous laisse combiner dans votre tête les concepts de sumo et danse classique. Je parie que vous avez Fantasia en tête)

Et en fait j'ai trouvé ça très intéressant, en particulier à cause de tout le contexte rituel et mythologique qui entoure la pratique, au delà du simple sport. Car oui, c'est du sport, malgré le physique atypique de la plupart des pratiquants, au moins en ce qui concerne les professionnels. Bon, il ne viendrait pas à l'idée de dire que " la lutte gréco romaine n'est pas du sport, les lutteurs sont trop lourds". Et la plupart ont une souplesse étonnante (enfin, pas trop pour moi qui sais d'expérience qu'on peut être lourde, ronde et très souple), mais là, on a quand même vu des gens qui vont de 95 à 200 kilos - voire parfois plus - se démener.

estampe de Kuniyoshi


En France, il y a très peu de chaînes qui diffusent les tournois de sumo, et c'est sur la chaîne cablée de l'Equipe que nous l'avons regardé.

L'avantage est que les deux commentateurs distillent au fil de leur commentaires des informations sur l'organisation des tournois, ce qui est interdit ou autorisé, les tenues, les grades des lutteurs, traduisent parfois le sens des pseudonymes, ou le contexte religieux et traditionnel de ce qu'on voit.
Par exemple , pour quelle raison les lutteurs sont surnommés " est" et "ouest"? Parce qu'ils représentent la lutte mythologique entre le dieu de l'est et le dieu de l'ouest.

Ce qui permet de sortir des clichés, et de comprendre qu'il y a justement tout ce contexte et que ce n'est pas simplement un sport un peu étrange ou deux gros bonshommes en pagne se poussent l'un et l'autre jusqu'à ce qu'il y en ait un qui tombe ou sorte de la zone délimitée.

Pour en savoir plus sur le sport qui passionnait Jacques Chirac, et ses règles, les lutteurs, le lexique.. c'est par ici, et c'est en français

 Ou intéressant aussi, parce que c'est un sujet qu'on ne peut pas éviter: les limites du calcul d'IMC dans le sport à haut niveau.  Car oui, les lutteurs sont en surpoids, impossible de dire le contraire mais un surpoids qui n'est pas celui de quelqu'un qui se gave de chips sur son canapé: ce n'est pas du bide-à-bière (en gros le gras est sous la peau, pas entre les organes, je sais exactement pour ma part quelle est la différence, étant personnellement concernée: du gras sous la peau, malgré une alimentation peu sucrée, de bons muscles en dessous et aucun problème de santé ou d'analyse... et je suis loin de manger du chankonabe à tous les repas)

Et donc juste par curiosité, je vous montre en échantillon 3 des participants que j'ai vus. Un Bulgare et un Géorgien . Parce que ces deux là ont exactement la même taille (1m91), et seulement 11 kilos d'écart, et pourtant leurs physiques sont très différents (j'avoue, je suis un peu stupéfaite par le Bulgare qui a plus de poitrine que je n'en ai jamais eu, même avant de passer sous le bistouri, je soupçonne un problème hormonal chez ce monsieur). Et donc répartition totalement différente du gras et du muscle pour deux personnes qui n'ont pas plus de 11 kilos d'écart, une paille pour des gens de cette taille. 

Certains ont même le problème inverse et n'arrivent pas à dépasser les 100 kilos.
Voilà le plus petit de la compétition,
un japonais d'1m68 et 95 kilos, et qui parait minuscule par rapport à ceux de presque 2 m. Du coup, j'ai très envie de l'encourager, lui " vas-y mon gars, montre leur que tu peux battre des géants! Au nom de tous les petits de la terre"
Il y a donc des concurrents aux physiques et aux origines bien plus variées qu'on pourrait le penser a priori.
 
Les découvertes:

- oui, c'est intéressant pour qui apprécie en général les sports de combat, et du moment qu'on vous donne les clefs pour le comprendre. En particulier sur les règles ou l'organisation qui ne se fait pas par poids comme en boxe ou en judo. On peut donc avoir sans problème un affrontement entre le "petit" de 95 kilos et le géant de 220. Et ce n'est pas forcément le plus grand et le plus lourd qui va gagner, si le plus petit a une meilleure techique ou sait mieux profiter d'une occasion.

- tout le contexte traditionnel/ culturel mythologique, ça c'est même passionnant. Et ça explique pourquoi les athlètes (car ce sont des athlètes quand même malgré le surpoids) sont considérés au Japon comme demi-dieux: ils incarnent lors des combats le rôle des dieux.

- Etonnamment, dans une société aussi traditionnaliste et eu ouverte à l'étranger que le Japon, il ya pas mal de lutteurs d'origine étrangères. Ils prennent des pseudonymes japonais, parfois prennent aussi la nationalité japonaise, mais sont quand même identifiés selon leur natinalité d'origine. Les deux lutteurs les plus hauts classsés dans le tournoi que j'ai regardé sont deux mongols ( et la Mongolie a aussi une forte tradition de sports de combat, de lutte en particulier)
Mais il y avait des pays moins attendus: le bulgare et le géorgien précités et un brésilien pour ceux que j'ai vus, mais j'ai appris que parfois des américains, des russes ou des hawaiens arrivent au niveau professionnel. Donc plus international qu'il n'y parait. Même si les pro sont tous formés au Japon.

- Encore plus étonnant, : ces lutteurs étrangers ont aussi un fan club. Apparemment les japonais sont fair-play, pour peu qu'on leur montre du beau sport, peu importe qui gagne. Il doit bien y avoir des ultra-traditionnalistes qui se sentent dépossédés de leur sport national, mais visiblement la majorité des spectateurs se contentent d'apprécier les qualités techniques d'untel ou d'untel, indépendamment de toute autre considération, et ça c'est super.

- Le sumo n'est pas réservé donc à de seuls grands et lourds japonais: il y a des clubs amateurs dans pas mal de pays, où on peut aussi trouver des pratiquants aux physiques plus classiques.Voire de très petits gabarits. E des femmes aussi.
Telles que celles qu'on peut voir sur la vidéo dans cet article dédié au développement du sumo féminin
( et forcément, toute avancée, même si elle ne concerne pour l'instant que la pratique amateur est bonne à prendre. Des femmes qui luttent pour l'égalité, et là, ce n'est pas qu'une expression). Pour les amateurs par contre, hommes commes femmes, il y a des catégories de poids, comme au judo.

Et donc corrollairement la réponse à la questio que vous ne vous posiez pas encore: elles portent le mawashi, le pagne traditionnel sur une combinaison de lutte

- La fédération de sumo voudrait à terme que le sport fasse son entrée aux jeux olympiques, mais pour celà, il faut en passer par la mixité.
Ici un article en français sur la pratique féminine
Et un autre, très intéressant, qui part d'un inciient en 2018: une secouriste parmis les spectatrices montée sur le ring pour secourir un lutteur en détresse a été expulsée, pour cause de traition, qui dit que les femmes ne doivent pas monter sur un ring de sumo. Même lorsqu'il s'agit de sauver quelqu'un en ddanger . Or cette interdiction est récente ( plus ou mois 150 ans, en rapport des quelques 1500 d'existence attestée du sport), et le sumo devient donc aussi au Japon un terrain d'affrontement entre les traditionnalistes et progressistes.

Voilà, une pratiquante, en tenue de combat, et là, oui, il y a des catégories de poids
Yes, we can! ( pas pu m'empêcher)

Je ne pensais pas trouver tout ça là derrière en regardant la semaine dernière un tournoi de sumo avec tonton, mais le cadre s'avère passionnant. En tout cas, ça m'a bien plu, je vais essayer de suivre un peu tout ça de temps en temps.

Certes le sport n'est pas blanc et a été entaché de scandales: bagarres entre pratiquants, souffres-douleurs des entraineurs ( l'ijime existe aussi dans ce domaine et pas seulement au lycée), combats truqués ( il y a de fortes sommes d'argent engagées, des sponsors et des paris et qui dit pognon... ), usage de stupéfiants (cannabis. Ca fait sourire en comparaison avec le dopage organisé à grande échelles dans l'athlétisme, la natation ou le cyclisme dans les années 1980- 90,  mais la fumette au Japon n'est pas seulement illégale et passible d'amende, elle peut conduire en prison).
Ou très récemment, mise à pied de certains pour non respect des restrictions covid.

Ce serait donc mentir que cacher les côtés moins reluisants.

Et forcément, y -a-t-il un manga qui en parle? Oui, un manga et une BD européenne inspirée du parcours de l'authentique champion hawaïen Akebono.

Je ne prétendrais pas tout comprendre, loin de là, mais maintenant c'est un peu moins cliché dans ma tête.👍

mercredi 28 juillet 2021

Fantômes du Japon (4) - Lafcadio Hearn

 De fait, le livre est fini, mais j'avais isolé cette histoire, de par son importance culturelle.

En effet, on en retrouve des traces un peu partout dans les arts, que ce soit picturaux ou scéniques. L'histoire est un classique du théâtre, du théâtre de marionnettes, du rakugo, a été adaptée en film à plusieurs reprises . C'est même le premier film fantastique japonais, muet, en 1910. Elle apparait aussi régulièrement dans les manga directement ou indirectement...




L'histoire, dont la première édition est connue au XVII° siècle, semble une traduction japonaise, issue d'un recueil de contes chinois, le Jiandeng Xinhua et popularisée par le jeu du Hyakumonogatari kaidankai qui consiste à se raconter 100 histoires de fantômes et monstres dans une soirée, à la lumière de cent bougies. A chaque histoire, une bougie est éteinte. Le jeu s'arrête en général à.. 99, afin de ne pas invoquer accidentellement les esprits.
Ce jeu est très connu, et a été par exemple mentionné dans XXXHolic.
En tout cas, le jeu est probablement antérieur à la parution de la traduction du recueil chinois.

 Histoire des fantômes de la lanterne pivoine ou le karma passionnel ( Botan doro)

Estampe de Yoshitoshi, allez savoir pourquoi O-Yoné a l'apparence d'une guenon..

Ici, Lafcadio Hearn se base sur la version du théâtre kabuki.

O-Tsuyu, fille d'un samouraï ne s'entend pas avec sa belle-mère, donc, pour aplanir les difficultés, son père l'envoie habiter seule avec sa servante O-Yone. O-Tsuyu reçoit un jour la visite d'un médecin, accompagné de Shinzaburo, fringuant samouraï. Les deux se plaisent, et O-Tsuyu fait promettre à Shinzaburo de revenir la voir, sinon, elle en mourrait de chagrin. Or il ne peux pas, suivant l'étiquette, revenir seul, et le médecin qui connait le père d'O-Tsuyu comme caractériel, craint d'être tenu pour responsable, si une liaison commençait. Shinzabuto ne peut revenir, et O-Tsuyu, ignorant tout et se croyant oubliée, meurt de chagrin, Yone aussi meurt de tristesse suite à la mort d'O-Tsuyu. Shinzaburo, qui ignore tout, apprend du médecin la mort de O-Tsuyu et O-Yoné, lequel s'empresse d'ajouter de manière moqueuse qu'elle a dû mourir d'amour pour lui, et de ne plus s'en faire, il ne reste plusqu'à réciter des sutra à leur mémoire. (quel sens de la compassion, et c'est médecin, ça? oO)

Effectivement, il n'y a rien d'autre à faire, donc Shinzaburo prie pour le repos de l'esprit des deux femmes, jusqu'au jour de o-Bon, où.. il rencontre les deux femmes portant une lanterne en forme de pivoine. Surprise des deux côtés, on leur avait justement dit que Shinzaburo était mort, et en discutant ils se rendent compte que le médecin lui-même dit à chacun que l'autre était mort. Commence alors une idylle clandestine ( pour éviter les ragots et en particulier du voisin mèle-tout, et voyant, de Shinzaburo. Mais Shinzaburo a des domestiques, qui l'entendent parler la nuit, et pensent qu'il est tombé dans les griffes d'une .. disons une chercheuse d'or. Et espionnant , le domestique voit quelque chose de pire encore: un  fantôme, le haut du corps est momifié, et elle n'a pas de pieds ( un classique des fantômes japonais).

Et bien sûr, il court informer le voyant de ce qu'il a vu. Qui décide de prendre la situation en main pour éviter le trépas rapide du malchanceux Shinzaburo. Informé de la situation, Shinzaburo qui doute d'être victime de fantomes, va quand même chercher la demeure de O-Tsuyu et O-Yone, à l'endroit qu'elles ont mentionné, et trouve effectivement leurs deux tombes. Il va falloir se faire désenvouter, car sa situation actuelle est le résultat d'un mauvais karma, et d'une erreur commise dans une existence précédente, concernant précisément cette femme: ils se suivent donc d'incarnations malheureuses en incarnations malheureuses.

je vous avoue que j'aimerais bien voir la version pour théâtre de marionnettes

Il barde donc sa maison d'amulettes pour empêcher les fantômes d'entrer. Elles reviennent nuit après nuit, et finissent pas négocier avec le serviteur: il a besoin de son employeur pour vivre, mais accepte d'enlever les amulettes , contre une somme d'argent suffisante pour ne plus dépendre de lui.
Evidemment on se doute de la suite : Shinzaburo est trouvé mort , au lit, accompagné d'un squelette qui l'a étranglé.
Il y a une conclusion intéressante où l'auteur, débat des personnages de l'histoire de son point de vue occidental: Shinzaburo est pour lui un type méprisable, en comparaison des héros de romans d'amour courtois, qui se sacrifient par amour, quand bien même en tant que chrétiens, ils ne pensent pas disposer d'autres vies. Pour lui, Shinzaburo aurait pu accepter d'en sacrifier une puisqu'il en avait d'autres " en attentes" en tant que bouddhiste. Et sa visite au cimetière de légende est décevante, le lieu a été transformé en potager et il n'y trouve qu'une mamie, qui cultive des patates dans l'ancien cimetière et montre deux fausses tombes d'O-Yoné et O-Tsuyu aux curieux venus en pélerinage. Ce retournement de situation absurde est plein d'humour sarcastique qui rappelle l'origine européenne de Hearn :D

Une autre variante de cette histoire, bien plus factuelle, mettant en scène Ogiwara, un veuf, séduit par le fantôme d'Otsuyu, sans que cette fois il soit question de karma.

Il y a bien d'autres histoires de fantômes japonais, telle celles d'Oiwa ou d'Okiku, qui avec celle d'Ostuyu sont les Nihon sai dan kaidan, les " Trois grandes histoires de fantômes du Japon", mais pour une raison ou une autre, Hearn ne les a pas intégrées à son recueil. Ceci dit, j'aim maintena tbien envie de découvrir les ouvrages qu'il a consacrés à la culture antillaise.

mercredi 21 juillet 2021

Fantômes du Japon (3) - Lafcadio Hearn

Et on continue!
avec les deux dernières thématiques du recueil " Enchantements et désagréments" et " du fini à l'infini". Don c bon, comme auparavant, vu qu'il s'agit de courtes nouvelles dont précisémet la chute justifie le classement dans telle ou telle catégorie, je peux difficilement faire autrement que spoiler. Désolée!


Enchantements et désagréments: une petite série d'histoires plus courtes que les précédentes, sur la thématique des métamorphoses. Cette fois, on y trouve des humains victimes d'animaux ou de plantes qui ont usurpé la forme humaine, parfois sans mauvaise intention, parfois pour faire passer un message, ou vraiment pour nuire.

- Le vampire du fond des eaux: ou L'histoire de Chûgorô. Chûgorô est un soldat de Kyotô, un homme parfaitement normal et sympathique, qui se retrouve malgré lui victime d'un maléfice. En effet, il a un jour croisé une belle femme qui l'a ouvertement dragué, puis emmené dans son palais au fond de la rivière, s'en faisant épouser, mais avec la clause de ne pas révéler ce mariage. Chûgorô s'épuise donc, rejoignant nuit après nuit son aquatique épouse, sans se douter de la vraie identité de celle-ci.
Le texte traduit parle de vilaine grenouille, je me demande si ce ne serait pas en fait un kappa.

- La mort d'un canard sauvage ou Oshidori: où l'on apprend que les canards sauvages Oshidori (les mandarins) sont au Japon le symbole de la fidélité. Un chasseur tue un jour un canard sauvage pour son dîner.  La nuit suivante, l'esprit de la cane vient le hanter sous forme d'une femme qui lui reproche le peurtre de son mari.

- Le message de la mouche ou l'histoire d'une mouche:
Une servante d'une famille de notables, ne fait jamais aucun effort de coquettereie, bien qu'elle soit correctement payée et fournie en vêtements. Lorsque son employeur lui en deande la raison, elle s'explique simplement: lorsque ses parents sont morts  elle n'avait pas les moyen de faire effectuer un service funéraire digne de ce nom au temple. Elle économise donc sou après sou, pour cet objectif, et promet de faire ensuite des efforts. Ce par quoi elle gagne encore plus l'estime de ses employeurs. Elle meurt cependant peu après avoir pu réaliser son projet, et revient, sous forme de mouche, jour après jour chez ses employeurs: il lui restait encore un peu d'argent, elle tente de leur faire comprendre qu'elle voudrait utiliser cette somme pour son propre service funéraire. Qui se fera donc sous la forme d'un inattendu enterrement de mouche, avec plaquette funéraire.

- Le faisan et le parricide, ou l'histoire d'un faisan: Un fermière voit en rêve feu son beau père, l'avertissant qu'il va courir le lendemain un grand danger et qu'elle doit le sauver. Le lendemain même, un faisan qui fuit devant les chasseurs entre chez elle et se laisser attrapper et cacher. Elle en est sûre c'est son beau-père. Lorsqu'elle raconte à son mari ce qui s'est passé, il se moque d'elle et tue le faisan pour le manger, sous prétexte " mon père préfèrerait être mangé par sa famille que par les chasseurs". On ne plaisante pas avec ces choses dans un pays qui croit à la réincarnation, la femme va porter plainte contre son mari, et la justice lui donen raison: tuer la réincarnation de son père reste un parricide.

-Celui qui voulait voir l'éléphant blanc à six défenses ou la légende de Fugen Bosatsu. Le Fugen Bosatsu est une image particulière de Bouddha, monté sur un éléphan à 6 défenses, dont on dit qu'il peut apparaitre à des personnes pieuse, dans des circonstances particulière. Le voir sous cette forme est le souhait le plus cher d'un prêtre, qui va voir son rêve réalisé de manière inattendue, dans une soirée musicale: une courtisane de condition très modeste s'avère être l'incarnation de Fugen Bosatsu, et lui seul peut la voir sous sa forme divine, avec l'éléphant, lorsqu'il ferme les yeux.


-Le "cerisier du seizième jour" ou Jyûroku- zakura
: Un cerisier particulier, très ancien ne fleurit qu'un jour par an, le 16° jour du premier mois lunaire ( donc encore en hiver). Et ce parce qu'il est hanté par le fantôme d'un homme, qui lorsque son cerisier préféré a dépéri, n'a pas hésiter à se sacrifier pour le sauver, sous forme d'échange équivalent : une vie contre une vie.

- l'histoire de " Saule Vert", l'histoire d'Aoyagi: Un samourai égaré dans une tempête trouve refuge chez des montagnards et leur fille, la jolie " Aoyagi", qui se révèle étonnamment raffinée et cultivée pour une montagnarde. L'homme pense qu'elle ferait épouse parfaite et l'emmène donc avec lui, puisqu'il ne peut se marier qu'avec l'autorisation de son chef militaire. Ce qui se fera après quelques péripéties. Jusqu'au jour où sa femme lui révèle sa vraie nature: elle est l'esprit d'un arbre, et doit maintenant quitter son mari malgré elle. Dans la montagne, quelqu'un a coupé son corps physique et elle va donc simplement disparaître.

Du fini à l'infini: cette sélection se penche plus spécialement sur les histoires de réincarnations et de bouddha.

- Le mort qui protesta contre ses voleurs ( Shiryô) et le magasin de porcelaine hanté par la haine (Ikiryô): ces deux courtes histoires sont en fait deux face d'une même situation: dans la première, le fantôme d'un haut fonctionnaire mort, accusé faussement de malversation et dont la famille va être spoliée, revient prouver son innocence: prenant possession du corps d'une de ses servantes, il va donc prouver ses dire en refaisant les comptes. Un fantôme tout à fait habituel, donc. Dans le second, un employé de magasin, très compétent, est poursuivi par le fantôme d'un vivant, ce qui n'existe pas en Europe. Dans la tradition japonaise, c'est psible: un sentiment violent, en particulier d'aversion, peut venir hanter la victime exactement comme un fantôme vengeur. Ici, l'homme est trop compétent en fait, il est détesté par la femme de son employeur, car elle s'imagine qu'il va faire preuve d'ambition et spolier son propre fils de son héritage. Sa haine démesurée a pris forme à son insu et elle n'a même pas conscience de la situation, elle a au contraire tout fait pour cacher son aversion pour lui. La solution est simple pour contenter les deux partis: éloigner le bon employé en l'envoyant ouvrir une succursale dans uen autre ville, il ne sera plus sous le nez de la vieille dame, et le "fantôme de l'inimitié" disparaîtra tout seul, sans dommage pour personne.

- l'enfant qui naquit deux fois ou la renaissance de Katsugoro:
Un petit garçon , Katsugoro, demande un jour abruptement à sa soeur de qui elle était l'enfant dans sa vie antérieure. Elle ne le sait pas alors que lui se souvient parfaitement de sa précédente famille et de son précédent nom. Il s'appellait Tozo venait d'un autre village, et est mort de maladie plusieurs années plus tôt. La famille voulant en avoir le coeur net, envoie donc le gamin avec sa grand-mère en visite chez sa première famille, folle de joie de le savoir à nouveau vivant.

- Devant la Cour Suprême: ha, une histoire du VIII° siècle pour illustrer le concept de " dieu injuste", des dieux non reconnus par la doctrine bouddhique (en gros, païens) que l'on prie mais dont les bienfaits finiront par amener le malheur. Kinumé, une jeune femme, a failli mourir de maladie et a été sauvée par "le dieu de la Peste" prié par ses parents. Cependant ce n'est pas gratuit, et le dieu ne peut la sauver qu'en échange de la vie d'une autre femme, son homonyme, qu'elle lui désigne. Le dieu va donc faire mourir son homonyme. Mais la justice divine bouddhique ne l'entend pas de cette façon et procède à un échange: après quelques jours de coma, c'est la seconde Kinumé, la victime désignée, qui se réveille dans le corps de la première. Mais l'histoire se finit bien: les familles passent un accord, la survivante qui a le corps de l'une et l'esprit de l'autre malgré elle devient donc l'unique héritière de DEUX héritages :D

- Le samouraï qui fit ouvrir les portes de la naissance, ou l'histoire de Umetsu-Chubei: Umetsu Chubei est un samourai qui, involontairement, va rendre service à une divinité. En remerciement de quoi, il se vera doté d'une force surhumaine, ainsi que tous ses descendants.

- Celui que le passé désigna pour connaître l'avenir, ou une histoire de divination: Ici, le narrateur nous parle de divination, à travers une histoire de voyance, qu'il tient d'un voyant, pour illustrer un proverbe " le diseur de bonne aventure ne connaît pas son propre destin"

- Sur la montagne des crânes d'hommes, fragment: Le boddhisatva acompagne un pélerin sur le lieu où il doit avoir une révélation, mais le chemin est long et fastidieux, il s'agit en fait d'une montagne d'os et decrânes humains. Sans savoir où cette coute histoire allait amener, j'ai beaucoup aimé la chute, complètement philosophique.

- "Et le temps lui-même est une illusion" ou " Dans le cercle": celle là est .. impossible a résumer. Il s'agit d'une discussion philosophique sur le concept de réincarnation et d'éveil, qui est loin, très loin d'être aussi positif que se l'imaginent beaucoup de gens.
A Ushiku, le plus grand Bouddha du monde.



lundi 19 juillet 2021

Il va y avoir du sport!

Parce que je viens de discuter de ça avec Kiona sur facebook  qui présentait une liste de manga au sujet du  foot.Il y a quelques années j'avais une petite tradition personnelle: l'été, je regardais une série animée de sport. Je n'ai plus vraiment pu regarder d'animé depuis que j'ai recommencé mes études, très prenantes.

Mais en remontant au tout début, je me souviens de Jeu Set et Match ( tennis), le rythme de la vie ( gymnastique), Jeanne et Serge (Volley), Olive et Tom, L'école des champions (football)  dans mon enfance. D'où le fait que je cite les titres français, tels que les connaissent les gens de ma génération :)

Mais je me disais qu'il y a des séries sur à peu près tout et n'importe quoi. Et qu'on doit presque pouvoir reconstituer le programme des jeux olympiques rien qu'en dessins animés et /ou manga
Pari tenu!

Je cherche donc des titres qui parlent de sport, ou  bien au minimum, où le sport est une partie importante de l'intrigue ( par exemple le principal personnage de X day pratique l'athlétisme mais ça n'est pas le coeur de l'intrigue, ça pourrait aussi bien être n'importe quelle autre sort ou loisir, donc, je ne sélectionne pas!).
Pour ne pas avoir non plus une liste trop longue, je rassemble les sports proches ( genre les sports nautiques ensemble, même si je sais qu'il y a une différence entre l'aviron le kayak et la voile, ou les différentes épreuves de cyclisme ensmble)

Programme officiel des JO:

  • Athlétisme (du 30 juillet au 8 août)
    Suzuka

  • Aviron (du 23 au 30 juillet)
    Canoë/kayak (du 25 juillet au 7 août)
    Voile (du 25 juillet au 4 août)
    Regatta ( manga)

  • Badminton (du 24 juillet au 2 août)

    Hanebado! ( manga non traduit)

  • Baseball (messieurs) / softball (dames) (du 21 juillet au 7 août). Le sport préféré au Japon, plus que les arts martiaux!
    Touch ( Théo, la batte de la victoire).

    oui il y a une série sur les filles qui jouent au baseball!
    Cinderella 9
  • Basketball 3x3 (du 24 au 28 juillet)
    Basketball (du 25 juillet au 8 août) Trop de choix: Slam dunk, Kuroko no basket, Real, I'll
    Va pour Kuroko, car le mot basket figure dans le titre

  • Beach volley (du 24 juillet au 7 août)
    Harukana receive
    Pour une fois, il y a une raison scénaristique d'avoir des filles en maillot de bain, ce qui j'espère n'est pas trop prétexte à du fan service (hahah) à deux balles ( re haha)
    C'était ça ou " crazy beach" ( ce titre est aussi fin que les mailles d'un filet de volley)


  • Boxe (du 24 juillet au 8 août)
    Ashita no Joe, forcément, un des pionniers du manga de sport
    Et boxe féminine, oui, il y a un manga: je ne connais pas du tout, ça paraît en ce moment, mais voilà une fille qui sort des standards habituels du manga! Et un manga qui met une boxeuse baraquée au premier plan!
    Saotome loves boxing

  • BMX (du 29 juillet et 1er août)
    Cyclisme sur piste (du 2 au 8 août)
    Cyclisme sur route (24, 25 et 28 juillet)
    VTT (26 et 27 juillet) Pas de détail, je rassemble là tout ce qui est vélo!
    Over Drive
    Et pour le keirin ( sur piste donc)


    Aoba Jintenshaten Keirin challenge ( non traduit)

  • Equitation (du 24 juillet au 7 août)
    Jumping

  • Escalade (du 3 au 6 août)

    Iwakakeru, climbing girls

  • Escrime (du 24 juillet au 1er août)
    En garde!

  • Football (du 21 juillet au 7 août). Bon , c'est l'évidence...
    Captain Tsubasa/ Olive et Tom

    Mais il y a aussi un manga sur le foot féminin, ce qui me fait très plaisir , même si je me fiche complètement du foot :D
    Sayonara Football

  • Golf (29 juillet au 7 août)
    King of Golf ( aucune idée du contenu, je vois qu'il a dépassé les 35 tomes, mais n'a pas été traduit, ni en français ni en anglais)

  • Gymnastique (du 24 juillet au 8 août)
    Retour dans les années 80: Hikari no densetsu/ Le rythme de la vie ( très irréaliste de mémoire, avec des gymnastes qui flottaient en l'air pendant des dizaines de secondes )

  • Haltérophilie (du 24 juillet au 4 août). Oui, j'en doutais, mais il y a un manga sur l'haltérophilie. Il a l'air d'en baver le p'tit.
    Juryo again

  • Handball (du 24 juillet au 8 août)

    Sôkyû boys ( non traduit)

  • Hockey sur gazon (du 24 juillet au 6 août) Il y a UN manga qui parle de hockey sur gazon.
    My lovely hockey club

  • Judo (du 24 au 31 juillet): là, la difficulté est d'en choisir un, le judo c'est un peu l'un des symboles du Japon.
    Uchikomi

    Yawara

  • Karaté (du 5 au 7 août): forcément, avec le judo l'autre symbole sportif du Japon ( mis à part le Sumo). Mais je suis étonnée , car il n'y a pas tant que ça se manga sur le sujet, apparemment.
    Karate heat
    Pour la blague, je peux rajouter Judo Boy, vieille série des années 60 qui parlait.. beaucoup plus de karaté en fait, le héros pratiquant les deux arts martiaux.

  • Lutte (du 1er au 7 août)

    Dangan Tackle ( non traduit)

  • Natation (du 24 juillet au 5 août)
    Free!

  • Natation synchronisée (du 2 au 7 août): PAS de MANGA! ( ça y est on a trouvé le sport sans manga, et ça m'étonne beaucoup, en tout cas, je n'en ai pas trouvé)
    Par contre il y a un film et une série, sur les garçons qui en font

    Water boys

  • Pentathlon moderne (du 5 au 7 août). Le pentathlon regroupe escrime, équitation, natation, cross et tir au pistolet. Donc on peut se reporter à ces différents sports.

  • Plongeon (du 25 juillet au 7 août) ( oui  il y a un manga pour le plongeon aussi!)

    Dive!! ( avec les !!,  car il y a un dive sans point d'exclamation. pas DU TOUT la même chose, il semble y être plus question de  heu..fondements que de fonds de piscine)

  • Rugby à 7 (du 26 au 31 juillet)
    Ce blondinet n'est vraiment pas taillé pour le rugby!

    All out!!  désolée, c'est du XV, pas du 7.

  • Skateboard (25 et 26 juillet, 4 et 5 août)
    Sk8tr's

  • Surf (du 25 juillet au 1er août)

    Wave!! ( décidément, les !!), apparemment c'est plutôt un animé, mais comment ne pas éclater de rire devant ce cliché de surfer qui se la raconte?

  • Taekwondo (du 24 au 27 juillet)

    Un manwha ( forcément le taekwondo est coréen) The god of Highschool

  • Tennis (du 24 juillet au 1er août)

    Happy ( qui parle d'une fille qui devient championne de tennis pour éviter la mafia et la prostitution..super joyeux en effet)
    Alors oui, je sais, il y a "prince du tennis", mais...je suis bien plus tentée par le titre d'Urasawa!

    Jeu, set et match: juste pour le moment nostalgie . Parce que c'était un anime sur le tennis où on voyait rarement des scène de tennis, dans le fond.
    Kaleidoscope hippie, ça date de 1973
    S'il vous rappelle quelque chose, c'est normal, c'est l'équipe qui a adapté La rose de Versailles
    C'est parti pour la francisation d'époque: Karine, Hélène, Jean...

  • Tennis de table (du 24 juillet au 6 août)
    ben.. ping-pong, le bien nommé.

  • Tir (du 24 juillet au 2 août). PAS  DE MANGA, ni anime, ni film, en tout cas, pas sur le tir en tant que sport. Les recherches ne font ressortir que des titres sur la police, le western, la SF où les personnages utilisent des armes à feu ( et Cow Boy Bebot ou Trigun ou que sais-je sont très bien, mais cn'ont aps leur place ici.

  • Tir à l'arc (du 23 au 31 juillet)
    Bon, je trouve du Kyûdo, c'est ce qui est le plus proche


    Ten Wo Iru ( non traduit)

  • Triathlon (26, 27 et 31 juillet): natation, vélo, course à pied, se reporter à ces sports

  • Volleyball (du 24 juillet au 8 août)

    Haikyu!!
    Et bien sûr, je ne pouvais pas ne pas le citer
    Ces noms, ils étaient déjà bien ringards quand j'avais 10 ans
    Jeanne et Serge

  • Water-polo (du 24 juillet au 8 août)
    Seika gakuen joshi suikyuubu Monogatari ( oui, titre complet), un 4koma non traduit qui parle d'un club féminin de waterpolo . Tellement peu connu que je ne trouve pas d'images, hormis la toute petite qui illustre le lien.

Et je tiens à signaler en marge de tout ça: Running girl, ma course vers les paralympiques.
Comme le titre l'indique, ce sont les jeux paralympiques qui sont mis en avant, via le défi d'une athlète amputée d'une jambe. Une héroïne handicapée, c'est rare.



Le(s)quel(s) vous tente? Je suis assez intriguée par celui sur la boxeuse baraquée, celui sur l'escrime, et Running girl. J'en ai vu certains, surtout les plus anciens je dois le reconnaître,