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dimanche 14 juillet 2024

Frieren tome 1 - Yamada Kanehito et Abe Tsukasa

 Voilà un manga dont j'avais entendu parler à sa sortie, mais comme je suis beaucoup moins l'actualité sur ce plan là qu'il y a quelques années ( faute de temps, de sous, départ prévu à l'étranger, etc..), je ne m'y étais pas intéressée plus que ça.

Or, en ayant repris le travail dans une bibliothèque, je l'ai vu mentionné dans les coups de coeur faits par un collègue, et donc, hop, je me le mets de côté.

Très joli graphisme



C'est une histoire d'heroïc fantasy  avec les personnages habituels, ceux qu'on trouve dans une équipe de jeu de rôle ou de de jeu vidéo d'aventure.
Il y a le héros humain, l'elfe-mage, le prêtre et le nain guerrier. Tous ont des noms allemands, assez drôles d'ailleurs. Et des défauts qui ne sont habituellement pas mentionnés
Himmel ("Ciel"), c'est le chevalier en armure, celui qui rafle toute la gloire. Il est aussi orgueilleux, fier de sa beauté, le genre à passer des heures à choisir la pose pour la statue qui va être érigée à sa gloire... et à continuer à se bercer d'illusions sur son apparence, des années plus tard, une fois devenu vieux , chauve et ridé. Mais c'est un authentique type bien et généreux.
Heiter ( "brillant" ou " enjoué") c'est le prêtre, particulièrement porté sur la dive bouteille et les banquets , mais.. c'est aussi un authentique type bien.
Eisen ("Fer"), c'est le nain, toujours coiffé de son caque à corne. Peu caractérisé au début, si ce n'est qu'il est peu bavard et n'aime rien tant que sa tranquillité et sa petite maison dans la forêt.
Et Frieren ( "Geler" - oui le verbe), c'est l'elfe, qui donne son nom au titre. Elle est très peu en phase avec le monde alentour, ne comprend absolument pas les implicites humains, les pièges ( en se fait toujours avoir par les mimics) et a une propension marquée pour la grasse matinée

Ces petit détails donnent une nouvelle réalité aux héros dont on ne suivra pas les aventures, puisque l'histoire commence là où le jeu finit habituellement. Les héros on vaincu le boss final, le roi des démons, et viennent rechercher leur récompense ( insérer fanfare de la victoire). Oui mais après? Ils ont passé 10 ans ensemble et se séparent, chacun vaquant à sa vie: Himmel songe à trouver un travail en ville, Eisen repart chez lui, Heiter a une opportunité de carrière religieuse , et Frieren part sur les routes ramener de nouveaux sorts pour sa collection. Tout en promettant à ses camarade de venir les retrouver dans 50 ans.
Sauf qu'elle a oublié une chose, elle est sinon immortelle, du moins dotée d'une espérance de vie dépassant le millier d'années, les autres sont soit humains, soit doté d'une moindre longévité ( le nain vieillit au ralenti, mais sans commune mesure avec elle).
Et 50 ans plus tard, la petite troupe se retrouve: Frieren n'a pas changé d'un iota, tandis que ses compagnons ont pris un gros coup de vieux. Et contrairement à ce qu'on pouvait penser, ce n'est pas le prêtre alcoolique, mais Himel qui meurt le premier. Son enterrement est un choc pour Frieren: elle le connaissait mal, ils n'avaient passé que 10 ans ensemble sur les routes, comment aurait-elle pu le connaitre mieux. Des souvenirs lui reviennent. Toutes les fois où les autres lui ont dit des choses comme " on commence à bien te connaître", l'ont pressée. Ils savaient que leur temps était limité, et pour eux 10 est au mieux, un dixième de leur existence, quand c'est un bref instant pour elle.
Frieren va donc partir en pélerinage sur les traces de ces souvenirs, et d'autres encore plus anciens, pour se souvenir de toutes les fois où son manque de considération pour la temporalité différente des humains lui a fait négliger les autres et l'a séparée de ses amis. Dès lors son parcours sera daté en fonction de cet événement marquant, tout étant daté " X années après la mort du héros Himmel".
La gloire passe, les héros perdent de leur réalité et deviennent légende une fois que plus personne ou presque ne les a connus, et Frieren se sent investie de la mission de perpétuer leur mémoire, elle la seule qui leur survivra.

Retrouvent Heiter, elle passera quelques années avec lui, formant à la magie Fern (" loin"), une petite fille qu'il a sauvée quelques années plus tôt. Fern que l'on voit grandire et devenir adulte au fil des pages, dépassant rapidement en taille et en sagesse Frieren, à qui elle finit par dire " on dirait que je suis ta mère".

Mais quelle jolie découverte que ce manga qui parle en finesse, du temps qui passe, de mortalité, de souvenir, de gloire. "Ceci aussi passera". Memento Mori.
Les actions héroïques sont à peine suggérées par des flash-backs, qui sont plutôt centrés sur les pauses à l'auberge, et sur toutes les fois où Frieren n'a pas compris la logique humaine, et le fait qu'ils partagent la conscience aigue de leur fin prochaine, là où elle a tout son temps.
Inconsciemment, toutes ses actions sont en fait le résultat de quelque chose qui lui avait échappé à l'époque, mais a fait lentement son chemin. La magie: elle en fait, sans passion, parce que c'est son talent. La collection de sort? Un jour, Himmel lui a dit que c'était un loisir intéressant. La quête d'une fleur qui a disparu depuis 30 ans? Un jour, Himmel lui a dit qu'elle étaient courantes dans sa région d'origine. Tout la ramène, comme une idée fixe, à ce disparu à qui elle n'a pas assez fait attention tant qu'il était encore là, mais lui manque cruellement maintenant.
Ces deux là étaient plus proches et semblables qu'elle ne le pensait, mais.. elle ne s'en est pas rendu compte. Et se met in fine à la recherche ( pour au moins les 10 prochains tomes sûrement ) en quête d'un sort lui permettant de converser avec le fantôme d'Himmel et lui dire, enfin, combien il a compté pour elle, l'a inspirée et l'a faite changer pour le mieux.

Tout ça porte en filigrane l'angoissante question " à quoi bon s'attacher aux gens, puisqu'ils vont mourir?" Les humains le savent: Leur fin annonce la nôtre et c'est en ça qu'elle est douloureuse, mais ils rendent notre court temps sur terre bien plus intéressant, bien meilleurs et que l'amitié rend cette réalité bien plus supportable.

J'ai donc réservé les tomes suivants, et j'attends avec impatience la suite de cette aventure contemplative, sans grosse action mais avec beaucoup de philosophie, et pas mal d'humour quand même. C'est triste, mais pas déprimant non plus. ( il est classé shonen, mais vu la thématique, j'aurais juré avoir affaire à un seinen)
Petit coup de coeur!

samedi 23 octobre 2021

Hikaru no go - Obata Takeshi et Hotta Yumi

 Haaa que lire, que lire pour ce mois Halloween, qui soit facile à caser entre deux cours?

J'en ai fini avec les fantômes du Japon compilés par Lafcadio Hearn, et l'illumination m'est venue en triant mes mangas pour voir ceux que je garde, ceux que je tente de revendre..
Je n'avais pas touché à cette série depuis presque 20 ans, et pourtant je l'aimais bien.
Je ne l'a jamais finie, pour plusieurs raisons, elle était sympa, mais menaçait d'être longue (23 tomes en tout, j'en ai lu 19), et surtout elle a perdu pour moi pas mal de saveur après le tome 15, j'ai beaucoup moins accroché.

Or, parfait, même si le sujet est comme l'indique le titre le jeu de Go, l'un des personnages principaux est un fantôme et, pour tout dire, mon personnage préféré de cette histoire. Il est régulièrement tordant. Donc cette Chronique ne concernera que les tomes 1 à 15, qui ont une coloration fantastique, via le personnage central qu'est Saï, le fantôme.

Tome 1, voici Hikaru,11 ans, le héros, il porte tout au long de la série des vêtements ornés du chiffre 5 ( prononcé " Go" en japonais)



L'idée de base n'est pas très originale: fin des années 1990, Hikaru, 11 ans, gamin en fin de primaire, élève plus que médiocre a été puni par ses parents: privé d'argent de poche jusqu'à ce qu'il relève le niveau et obtienne la moyenne à ses contrôles d'histoire.
A l'affut d'un moyen de se faire un peu d'argent, il fouille le grnier et trouve un vieux goban, plateau de go qui appartenait à son grand-père. L'objet est joli et ancien, Hikaru espère en tirer un peu d'argent. Mais il est hanté par un fantôme, Saï no Fujiwara. De son vicant à l'époque Heian, Saï était maître de go, professeur de l'empereur. Faussement accusé de triche et acculé au suicide, son fantôme est resté, rongé par la tristesse de ne plus pouvoir jouer. Lorsque le goban est touché par quelqu'un qui peut qvoir du potentiel, Saï en prend possession pour pouvoir joeur à nouveau, faisant de son hôte le meilleur joueur de go de son époque.

Saï prend possession de l'esprit d'Hikaru, qui est le seul a pouvoir le voir et l'entendre. Mais de là à dire qu'Hikaru a du potentiel... il sait à peine que le go existe, ne le perçoit d'abord que comme un passe temps de vieux, ennuyeux, puis comme quelque chose qui peut être lucratif. Le fantôme et Hikaru vont donc monter un plan à la Cyrano: Saï va souffler les réponses en cours d'histoire à Hikaru, l'aider à remonter ses notes, et en échange, celui-ci sera sa main pour jouer au go. Ce qu'Hikaru accepte mollement ( il n'a pas trop le choix, les états d'âme de Saï l'envahissent, s'il ne contente pas le spectre, il est physiquement malade).

Tome 15: Saï le fantôme

Ce gamin déluré et incapable de se concentrer est l'opposé même de l'idéal du joueur de go.
Que se passe-t-il quand un fanraron indiscipliné rencontre par hasard un autre gamin qui lui pratique le go depuis son enfance? Akira Toya, fils du meilleur joueur de go de la planète, 11 ans lui aussi, espoir de la discipline et déjà d'un niveau professionnel, va se voir infliger une cuisante défaite par Saï, via Hikaru.. qui n'a jamais touché une pierre de go de sa vie. Et s'imagine que ce débutant est en fait un rival de très haut niveau qui cache bien son jeu.
De fait, le pauvre Akira ne peut pas savoir qu'il a réellement en face de lui le meilleur joueur du monde, et va s'acharner à vouloir battre Saï et Hikaru. C'est donc cette rivalité, et le développement de la passion d'Hikaru , sur plusieurs années, pour le jeu de go, qui est raconté. D'une part la quête d'Akira à la recherche de cette incroyable compétence quil n'a vu qu'une fois, les rencontres suivantes avec Hikaru l'yant bien déçu, celle d'Hikaru qui prend goût au jeu et se dit que finalement, s'il peut en faire son avenir professionnel, ce ne serait pas mal de passer son temps à jouer plutôt que d'étudier. Et celle de Saï, qui depuis qu'il a vu des parties du père d'Akira, ne rêve que de pouvoir l'affronter.
Or comment faire quand on est mort depuis mille ans, qu'on veut affronter un champion de niveau mondial, et qu'on n'a comme seule solution de faire jouer à sa place un gamin de 11 ans. Comment un gosse inconnu peut-il même avoir l'occasion de jouer contre un pro, et surtout comment ensuite justifier qu'il lui mette la misère?

Donc quelque chose de classique: un manga sur un jeu, tourné à la manière d'un manga de sport ( avec les classiques du manga scolaire: clubs, rivalités de clubs entre le shogi et le go, rivalité des clubs entre collèges...)
C'était un pari osé, qui a payé, au Japon et en occident lors de la publication: un jeu à l'image démodée, qui a regagné en popularité, en Asie comme en Europe.

Et donc il y a deux ou trois personnages que j'aime particulièrement. Saï en tout premier: Saï est l'antithèse d'Hikaru, mais devient son mentor. Raffiné, élégant, d'une intelligence redoutable, intègre mais, bien qu'un tricheur ai causé sa mort, dans sa naïveté, il ne se rend pas compte que le plan qu'il propose à Hikaru est de la triche, puisque dans son idée, il s'agit seulement de s'adonner innocemment à son jeu favori, l'argent ni la gloire ne sont pas un moteur.
Mais ça reste de la triche ... jusqu'à ce qu'Hikaru veuille prendre son indépendance et se vautre.

Ses réactions au début du manga sont vraiment très drôles: il n'a plus hanté personne depuis 140 ans et ne connait pas la vie moderne, est fasciné par la télévision, les pendules, les distributeurs de boissons, etc...
De plus c'est un personnage graphiquement splendide, dont le costume ancien permet à Obata des illustrations raffinées de splendide qualité, qui tranchent à la foi avec la modernité du Japon d'Hikaru, et avec le caractère imprévisible, pétulant et un peu roublard et manipulateur dont le scénario l'a doté. Un élégant fantôme millénaire à l'air parfaitement digne, doté un esprit très gamin mais qui le rend très attachant.


L'autre personnage que j'aime beaucoup, c'est Akira, le petit champion, au look démodé: coupe au bol et costume marin, coaché depuis ses deux ans par son père, sa vie est loin d'être facile, et il a souvent l'air triste et trop adulte. L'écueil d'en faire un casse-pied orgueilleux fier de son niveau , de son ascendance et de son niveau de vie ( il est de famille riche) a heureusement été évité.
C'est un gamin solitaire et timide, mais qui prend toutes les occasions possibles pour être sociable, serviable. Il ne refuse jamais malgré son niveau de jouer avec qui que ce soit, autres enfants ou retraités, débutants comme joueurs confirmés, avec un sens de la justice et de l'équité. Au contraire, son statut et sa célébrité lui posent problème, il évite de se mêler aux autres non par orgueil, mais parce qu'il a conscience des attentes que les autres projettent sur lui, les camarades de son âge s'attendent à ce qu'il les ridiculise, le détestent par principe, et essayent de le battre par tous les moyens, y compris en trichant. Akira c'est le gosse adorable, mais trop doué qui n'arrive pas vraiment à se faire des amis et est victime d'un a-priori.
Akira, le rival.. 13 ans, oui, oui...

Prenant Hikaru pour un joueur de génie, un rival digne de ce nom, il essaye malgré tout régulièrement de s'en rapprocher pour s'en faire un ami, malgré leur différence sociale. Ce qu'Hikaru, beaucoup moins mature, ne comprend pas vraiment.
Donc oui, j'aime beaucoup Akira, pour ce bon esprit et le fait qu'il essaye autant que possible d'être un gamin normal, bien que son talent au go le prive d'une bonne partie de sa jeunesse. J'ai juste envie de lui dire " vire moi ce costume, met un tee shirt, je t'emmène voir un dessin animé et manger une glace" ( d'ailleurs c'est un peu ce que fait la dame qui tient le club de go où il donne des cours: elle est la seule personne à le traiter normalement, presque comme une grande soeur, vient le chercher au collège en voiture et lui propose des biscuits.)
Et au fil des tomes sont évolution fait plaisir: son sens de la justice et de l'intégrité se confirme et , contraint une fois devenu professionnel de tricher et de perdre des parties contre des sponsors, pour ne pas les vexer ce qu'il se refuse à faire, il trouve la seule solution qui lui permette de ne pas se compromette, ten rendant toute contestation impossible, et tout en les ridiculisant de façon magistrale: calculer afin de faire match nul avec les 4 sponsors, en même temps, qu'ils soient de bon niveau ou complètement nuls.
Désolée Hikaru, c'est tout le héros, mais tu n'as pas la classe du p'tit Akira.

Seulement voilà, même si la série est sympa et continue, après de superbes tomes 13 et 14, le tome 15, abandonne totalement l'élément fantastique: exit le fantôme ( c'est à la fois logique et super triste: Hikaru es devenu pro, Saï s'il restait, deviendrait inutile et gènerait la progression du jeune héros, or, il s'gait d'un shonen, qui doit mettre le gamin en avant. Ce n'est pas le Go de Saï, mais le go d'Hikaru, le titre de la série. Mais ce tome 15 est psychologiquement dur, bien mené, mais ... dur : voir Hikaru, qui n'a pas conpris les avertissement de Saï qui sentait sa disparition très proche, chercher son ami fantôme partout où il pourrait être, et sombrer dans la dépression lorsqu'il comprend que Saï ne reviendra pas.. C'est raide!)

Mais voilà, je n'ai pas vraiment poursuivi après, même si les autres personnages sont attachants, il manque ce qui faisait la saveur de la série. Et aussi à l'époque, faute de place, je ne suis pas allée au delà du tome 19, ne sachant pas combien il y en aurait en tout (23, pour un shônen c'est encore raisonnable j'aurais quand même pu la finir sans trop de problèmes).. mmm je le classe Shônen de sport, car après tout le go est un sport cérébral et le manga a toutes les caractéristique du manga sportif: le dépassement, la rivalité, les compétitions, etc...
Et juste pour montrer l'évolution graphique, le dernier tome.
Ce qui suit une logique, puisque les héros ont maintenant 16/17 ans.

Et juste pour le plaisir des yeux, une illustration automnale.
Saï est un personnage souvent drôle, mais les illsutrations le mettant en scène sont souvent plutôt liés au wabi-sabi, à l'impermanence, à la nature, à la fragilité de la vie, son statut de fantôme en faisant le personnage " philosophique" de l'histoire.

Takeshi Obata a depuis fait à nouveau des étincelles avec Death note, dans un autre style, mais dans les deux cas, je le classe parmi les très grands dessinateurs de manga contemporains, avec Takehiko Inoue. L'un comme l'autre étants non seulement dessinateurs, mais aussi illustrateurs, ce qui apporte beaucoup dans la composition et la colorisation.
Peut être un jour finirai-je la lecture de cette série.


mardi 3 octobre 2017

blue exorcist tome 1 - Kato Kazue

Voilà un manga que je n'aurais pas spécialement tenté, si, un jour, le tome 1 n'avait pas été proposé gratuitement en intégralité sur support numérique, pour le faire découvrir justement.

Et c'est typiquement le genre de titre plutôt sympa, mais pas vraiment 100% convaincant , que je pourrais éventuellement continuer sur ce support, sans devoir lui faire de la place sur mes étagères.

Car oui, à la lecture de ce tome 1, il est donc sympa,mais pas inoubliable: un shônen assez classique, mêlant baston et humour, avec un graphisme agréable mais un peu impersonnel.


ouille, bon on va dire que les démons ont un squelette élastique qui leur permet ce genre de contorsions...

Ca commence donc au moment ou Rin, orphelin qui vit dans un pensionnat dirigé par un curé à poigne se retrouve contraint et forcé de bouger ses fesses de flemmards pour trouver un job, au lieu de continuer à glandouiller comme un parasite. Il n'est bon en rien, n'a pas de talent particulier, pas d'envie particulière, et a une nette tendance à chercher la bagarre.Tout le contraire de son jumeau Yukio, calme et doué pour les études qui espère devenir médecin.

Or des choses bizarres commencent à se passer autour d'eux... Rin ignore sa véritable nature: lui et son frère sont les fils de.. Satan, ouais rien que ça. Seul Rin, plus costaud physiquement a hérité des caractéristiques diaboliques deson paternel, qui arrive soudain en lui déclarant cash " appelle-moi Papounet" ( je crois que ça résume l'idée)
Lors de ce réveil, le brave curé - qui était en plus exorciste- passe Ad Patrès vite fait, mais a quand même le temps de donner quelques tuyaux à Rin, pas franchement heureux de cette parenté surprise.

Rin et Yukio vont donc se trouver confiés à un certain Méphisto Phélès directeur d'université au look excentrique, capable de se transformer en .. ce qui ressemble vaguement à un scottish terrier (gné?!)
Bon je ne le trouve pas en version manga, le voici dans toute sa glorieuse rositude en version animation.
"Je suis l'esprit qui toujours nie ; et c'est avec justice : car tout ce qui existe mérite d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât" ( Faust)
....
Hahahaha, gentil toutou.


Rin a le choix: soit être buté de suite, soit être pour chassé et buté un peu plus tard. Il opte pour une troisième voie: devenir exorciste à son tour et utiliser ses pouvoirs de démon pour aller botter le cul à son diabolique géniteur et venger le curé. Un demi-démon exorciste... Mephisto accepte et conduit Rin le glandeur à l'université. Car l'exorcisme est une matière à apprendre et il va y avoir du travail pour un décrocheur comme lui.

Encore une fois à l'opposé de Yukio, bon en tout, qui maitrise ladite matière depuis longtemps et entre aussi à l'université, non pour apprendre, mais pour enseigner et diriger son frère. Rin était donc bien le seul à ignorer son pouvoir.

Des ados dotés de pouvoirs hors normes, d'un intelligence et d'une force hors du commun. Rien de ce qui m'accroche habituellement, et j'ai passé les 2/3 du livre à me dire "ouais.. bof".. jusqu'à la 3° histoire, qui voit arriver une petite fille nommée Shiemi possédée par un démon végétal.

Pour un passage en particulier qui m'a faite beaucoup, mais alors beaucoup rire. Et je me demande si c'était comme ça dans la VO, ou si c'est un coup voontaire ou involontaire du traducteur/adaptateur mais les gens de ma génération vont comprendre:

(Shiemi prise en otage par le démon qui menace de la buter)
Shiemi:Kyaaaaah
Yukio: je vais tirer dans le tas!
Démon: ça ne prend pas, tu bluffes
Yukio:qu'est-ce qui te dit que je bluffe?
Moi:il bluffe!
pas sûr...
si si, il bluffe, ça se voir tout de suite!
mmm il a pas l'air de bluffer là quand même!
on vote? Moi je vote et je dis "il bluffe".

En fait c'est juste parce que cette scène précise m'a rappelé cette autre scène précise que j'ai presque envie de lire la suite, juste pour vérifier s'il va y avoir une référence à un improbable duo de danse ou des cons de mimes (quoique dans le genre cirque, Méphisto, même quand il n'est pas sous forme canine, fait l'affaire).
Même s'il y a peu de chances et que la seule chose qui me soit restée en mémoire c'est parce que deux situations proches se sont collisionnées dans le LHC que peut parfois être mon cerveau

Mais bon, avec ou sans référence à la Cité de la Peur, je donnerai quand même sa chance au tome 2 à l'occasion, je ne juge jamais sur un seul tome.
Malgré tout, on est quand même sur du pur shônen, et c'est un peu moins mon truc que le Seinen en fait. A priori, trop classique à mon goût, ça aurait pu me plaire quand j'avais 15 ou 20 ans et peu de références manga. Je suis intriguée, mais pas séduite.
Pour le moment, il manque de quelques ingrédients: un poil de noirceur, un peu de cruauté, un enjeu un peu moins avoué que " je veux lui meuler la tronche". On verra si la suite creuse un peu, il y a un certain potentiel, reste à voir comment il sera développé.
( et pourtant même en shônen, il y en a qui m'ont accrochée dès le tome 1, quitte à me décevoir par la suite, parce qu'ils avaient le "truc" en plus qui les différenciait dès le départ. Je sens que Blue Exorcist manque de ce"truc" là)

samedi 16 juillet 2016

Flying witch ( série d'animation)

Parfait pour la thématique de la saison, une série toute récente sur laquelle je suis tombée un peu par hasard en cherchant quelque chose à regarder pendant mes quelques jours de vacances. Beaucoup plus calme que l'explosif Akira de la dernière fois.

Makoto, 15 ans, quitte sa ville natale de Yokohama pour aller vivre chez des cousins, Rei le garçon qui a son âge, la petite Chinatsu, 10 ans environ, et leurs parents, dans la région d'Aomori et suivre le lycée là- haut ( un peu comme si une citadine de Toulon allait vivre dans la cambrousse, mettons, picarde, pour donner une idée).
de la neige en avril! Ben oui, tu es dans le nord...
Signes particuliers: Makoto a un sens de l'orientation désastreux, une mémoire très aléatoire en général, et ne se déplace jamais sans son chat noir Chito avec lequel elle entretient de longues conversations. Au grand dam de Chinatsu qui estime que discuter avec un chat est signe de dérangement mental. D'un point de vue personnel j'estime plutôt que ne pas parler à son animal de compagnie est un signe de dérangement mental, mais bon.. :D

Et donc Chinatsu qui n'a pas vu sa cousine depuis des années ignore ce que le reste de la famille sait parfaitement: Makoto est une sorcière, et dans la tradition, une sorcière doit devenir indépendante à 15 ans (pour Kiki c'était 13 ans...), mais comme la tradition n'est plus trop compatible avec un monde moderne qui exige des diplômes et que la magie n'est pas vraiment une branche d'avenir, ses parents ont opté pour cette solution conciliant vie à distance et études.
Mais bon, une démonstration de vol et un petit tour en balai auront vite raison des réticences de Chinatsu, bien contente d'avoir une cousine " trop cool"

Pour Makoto c'est également la découverte de la campagne et des villageois, des spécialités d'Aomori et du patois local. Et le coin est idéal pour une sorcière: très vert, regorgeant de plantes utiles en magie...
 
A part ça, Makoto est une fille sympa, presque normale, si on excepte sa tendance à voler sur un balai ( mais pas trop souvent, explique-t-elle en substance, sinon ça irrite les cuisses et ça fait mal au.. . Point linguistique: en Japonais l'endroit qui ne voit pas le soleil se dit Oshiri :D). Ca et sa tendance à faire des cadeaux bizarres: c'est probablement la seule personne qui pense que faire cadeau d'une mandragore fraîchement déterrée en signe d'amitié à une nouvelle copine est une bonne idée ( et tout le monde sait que la mandragore est une plante humanoïde qui pousse un cri façon sirène d'attaque aérienne quand on la déracine)

Ce dessin animé est un summum de la mignonitude. Il ne s'y passe pas grand chose, dans le sens où il 'agit plutôt de tranches de vie, avec des gags autour de Makoto la citadine qui ignore pas mal de choses sur la réalité d'une région agricole, et de la famille, ainsi que Nao, la copine qui s'est vue offrir une mandragore agonisante, qui prend avec philosophie le fait d'héberger une sorcière avec le cortège de visites bizarres que ça suppose:  le coursier du printemps , sorte de ninja géant doté d'un masque de hibou qui vient amener le printemps, Akane la grande soeur bohème et squatteuse de Makoto, également sorcière; Inukai-san, une copine d'Akane qui a eu un accident de sort et se retrouve dotée d'oreilles, d'une queue et d'une épaisse fourrure de chien, assez en accord avec son nom  de famille qui signifie " éleveuse de chiens", apparence qui disparait à la nuit tombée, un peu comme un loup garou inversé..

Avoir une cousine sorcière, c'est aussi synonyme de rencontrer un paquet de gens bizarres
Des gens vraiment bizarres...
...vraiment très bizarres (et un petit clin d'oeil à Chihiro au passage?)
Et on y apprend une foule de choses: la recette des tempura de pétasites ( oui, ça existe, je ne connaissais pas cette plante) ou celle des biscuits qui font pleurer et rire ( ça par contre, ça va être dur à trouver, mais pour troller quelqu'un ça serait le top), quelle sont les possibilités professionnelles d'un fantôme timide, ce qui arrive lorsqu'une sorcière saoule a la mauvaise idée de se goinfrer de chocolats enchantés, comment préparer son jardin parce qu'une bonne sorcière doit savoir jardiner avant tout....( s'il y a un sort contre les aleurodes qui ont massacré mes radis, je veux l'apprendre). Ou encore ce qu'étudie un chat pendant ses loisirs.

Donc le résultat est un mélange improbable entre "Kiki la petite sorcière" et "Silence ça pousse" ( parce qu'il est est quand même beaucoup question de jardinage !), mais c'est mignon, c'est frais et reposant. Par contre passez votre chemin si vous voulez de l'action, on est plutôt dans la catégorie "tranche de vie", du quotidien finalement pas si étrange de sorcières bien intégrées dans la société.  J'aime bien Akane , la grande soeur barrée et faignante qui adore voyager, ceux qui me connaissent diront que ça me ressemble :) Enfin, je ne partage pas son goût pour l'alcool je dois dire.

Pour ceux qui voudraient tenter, c'est ici, en VOST, et gratuitement une fois de plus, le catalogue de ce site (où j'avais déjà trouvé Yamishibai, Kagewani, et Hibike Euphonium entre autres) s'étoffe de plus en plus et de choses très variées, ce qui laisse la possibilité d'une audience à des dessins animés qui ne seraient pas diffusés sur les chaînes françaises faute de correspondre au créneau majoritaire, c'est toujours une bonne nouvelle. Par contre le manga dont Flying Witch est tiré, du même titre, n'est pas traduit. Ca n'en a pas l'air comme ça mais il est classé shônen, car le manga est publié dans un magazine shônen, preuve que les catégories habituelles sont de plus en plus étanches.

mercredi 4 novembre 2015

Inu yasha tomes 1 à 3 - Takahashi Rumiko

Et c'est ce dimanche que finit officiellement le challenge Halloween, il me fallait donc encore une petit histoire de monstres non?

Et ça fait longtemps que  je voulais aborder celui -là.. De Madame Takahashi, je connaissais en fait surtout ses deux séries fantastiques et délirantes: Urusei Yatsura, dont j'avais déjà parlé ici et Ranma 1/2. Il y a aussi "Maison Ikkoku", mais comme ça a l'air d'être plutôt axé humour et bons sentiments, c'est moins mon domaine. Vraiment moins.
Il faut dire aussi qu'elle s'est spécialisé en séries très longues, Urusei compte 34 tomes, Ranma 38 et cet Inu Yasha .. 56! 56 tomes. Je vous le dis de suite, je n'irais pas jusqu'au bout, même si j'ai bien aimé ces 3 premiers tomes, je sens que ça va très vite partir en cacahuètes, c'est TOUJOURS le cas sur les longues séries.

Et autre constatation, contrairement aux deux autres séries que j'ai pu survoler, celle -ci est d'emblée plus sombre et violente. Même si l'humour en reste une des notions-clefs, il y a beaucoup de monstres très agressifs qui vont passer le héros, pourtant une démon grognon, pour un type sympa.

Tout commence par un prologue: à la période Sengoku, Kikyô, une prêtresse est mortellement blessée par un démon nommé Inu Yasha ( en fait son nom signifie simple " chien démon"). En fait, Inu Yasha est un Hanyô, un demi démon - on l'apprend par la suite, son père était un puissant démon, sa mère, une mortelle - qui convoite une perle que détient la prêtresse, la perle de Shinkon, un artefact magique qui lui permettrait de devenir un démon à part entière.
Mais il est scellé par Kikyô d'une flèche magique,littéralement punaisé contre un  arbre, et y restera, dans une sorte de coma, tant que la flèche reste en place. Avant de mourir Kikyô réclame à sa petite soeur Kaede que la perle qui attire les démons soit détruite sur son bûcher funéraire, pour qu'aucun démon ne vienne plus attaquer son village. FIN.
Noooon.

Tokyô 1996: La jeune Kagome 15 ans, plutôt bonne élève se prépare à entrer au lycée. Les choses vont évidemment tourner au vinaigre. Kagome vit dans le sanctuaire que tient sa famille, et partant à la recherche de son chat, tombe dans un puits surnommé " le dévoreur d'os" (miam), la légende veut que le puits soit l'endroit où on jetait les démons et autres entités malfaisantes pour les empêcher de se régénérer.
Ou plutôt elle est entraînée dans le puits par un monstre doté d'un torse de femme, de 3 paires de bras et d'un corps de mille-pattes - beurk-, qui lui réclame la perle de Shinkon, qu'elle n'a bien sûr pas sur elle, elle ne sait même pas ce que c'est.
C'est en échappant une première fois au monstre qu'elle rencontre Kaede, devenue vieille dame, et comprend que le puits est un passage entre le monde contemporain et le passé.
Mais le monstre lui en veut toujours: Kagome est la réincarnation de feue Kikyô - en moins sérieuse et un peu plus bête- la perle a été brûlée avec le corps de Kikyô et se trouve intégrée au corps de Kagome. Que le monstre récupère d'un coup de dents. La seule solution pour éviter la catastrophe est de libérer Inu Yasha de son sort...le temps de buter le vilain yokai.

Mais comme Inu veut aussi la perle, Kaede trouve un moyen de le limiter: un collier magique qui le restreindra quand Kagome prononcera un mot précis. Que choisit elle contre le démon chien? " Couché!"

Suite à plusieurs vols cependant la perle est détruite en de nombreux morceaux éparpillés, sachant qu' un simple petit morceau peut suffire à donner une force colossale à un monstre même mineur.
Pas le choix, Inu Yasha a la force nécessaire pour les récupérer, mais ne les voit pas, Kagome a le don de les localiser mais n'est qu'une humaine, les deux se détestent mais vont devoir collaborer, tout en faisant d'incessants va-et-vient entre les époques pour qu'elle puisse essayer tant bien que mal de passer ses examens et de garder une vie de lycéenne normale.

L'humour y est plus discret que dans les  autres oeuvres de l'auteur, un peu moins axé sur les gags en fait. C'est plutôt des notes absurdes: le grand-père de Kagome qui sort des excuses toujours plus énorme pour justifier les absences scolaires de Kagome, allant jusqu'à faire croire qu'elle a un lumbago, le diabète, la goutte... - du coup ses camarades ne cessent de lui offrir des trucs du genre vitamines, sandales orthopédiques, etc.. -
Ou le fait que l'acolyte du démon chien soit .. un démon puce.
Ou du fait que Kagome  fonce assez facilement dans le tas ( que fait elle lorsqu'elle trouve ce qui ressemble à un humain doté d'oreilles pointues cloué par une flèche à un arbre?.. m'enfin, c'est évident, s'approcher pour palper les oreilles et vérifier si ce sont des vraies)

Mais pour l'instant même, si c'est plutôt sympa, ces trois tomes manquent d'un élément important: des personnages récurrents autres que les deux héros, la famille de Kagome et Kaede. Pour l'instant on est dans le schéma habituel du manga de baston :1 ennemi = un chapitre ou quelques chapitres, on lui pète la tronche et on passe au suivant.
J'ai bien aimé cependant  la femme démon hyper glauque qui manipule les cheveux des morts. Et je pense qu'on reverra Sashomaru, le demi frère d'Inu - oui il en faudra quand même bien quelques uns pour faire avancer l'intrigue qui ne peut quand même pas se concentrer juste sur " récupérer un à un des morceaux de perle", ça fait un peu trop quête pipeau de magical girl.

Sympa, mais à petites doses, le manque de liant pour le moment m'ennuie un peu. Il ne m'a pas plus convaincue que ça, malgré le côté un peu saignant. Je lui donnerai la possibilité quand même de faire ses preuves en lisant à l'occasion encore 2 ou 3 tomes, mais si ça reste dans le même schéma, ça va vite me lasser, puisque je trouve qu'au bout de 3 tomes l'histoire piétine.  Punaise .. 56 tomes! Il y a intérêt à ce que ça se mette à avancer au delà de la simple quête.

Sinon, je dois quand même préciser que c'est un manga qui bénéficierait vraiment d'un dépoussiérage au niveau de la traduction: fautes de frappe, fautes de conjugaison, syntaxe pas toujours compréhensible, bulles mélangées...
Il n'a pas été traduit du japonais au français, mais du japonais à l'anglais et de l'anglais au français. Ca se faisait beaucoup il y a 15 ans ( il est paru en 2002 en France), ça continue à se faire, mais avec plus de soin.  Là c'est évident au niveau des onomatopées qui sont souvent restées telles quelles, en katakana d'un côté avec la traduction anglophone à côté.

Mais il y a encore 20 ans, 15 ans ou même 10 ans en arrière, je pourrais citer une foule d'exemples -Saint Seiya, Angel Sanctuary - le manga ( comme les comics, la SF, le policier, le fantastique.. ) était considéré comme de la sous-littérature destinée au mieux à des gamins au pire à des ados attardés. Donc des gens peu regardants sur la qualité de traduction, on s'en fiche si ça ne veut pas dire grand chose, ils ne feront pas la différence, ils achèteront de toute façon.*
Mais depuis le manga est devenu un vrai marché! Et on s'est rendu compte que les lecteurs avaient grandi et étaient devenus exigeants sur la qualité, non seulement de traduction, mais aussi d'impression. D'où des rééditions - plus chères - avec traductions revues pour corriger les boulettes ou les choses qui ne voulaient rien dire.

C'est un problème récurrent lorsqu'on se trouve en face d'une de ces éditions un peu datées: l'évident je-m'en-foutisme à plusieurs niveau. Heureusement, ça s'est largement arrangé

* petite digression: Dans " c'est dans la poche", Jacques Sadoul raconte comment, aux débuts des éditions de poche en France, l'essentiel était de faire traduire le plus vite possible, et que certains éditeurs avaient recours à des traducteurs très peu scrupuleux, payés à la vitesse, qui n'hésitaient pas à supprimer des pages pour rendre leur manuscrit en moins d'une semaine. Ca s'est vu le jour où la traductrice la plus rapide a rendu un roman policier où l'assassin était un personnage qui n'apparaissait pas du tout dans tout le texte, et pour cause: se disant qu'il n'était pas important, elle avait zappé toutes ses apparitions, et n'était pas revenue sur son texte une fois arrivée au bout. Et personne n'avait relu avant d'envoyer sous presse. Parce que " on s'en fiche, c'est du roman policier qu'on lit dans le train, les lecteurs ne s'en rendront même pas compte".