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mercredi 4 avril 2018

oreillers de laque ( tome 1) - Sugiura Hinako

Hop plus d'un an et demi après le tome 2 ( en fait je l'avais lu depuis un moment mais je viens de me rendre compte que je ne l'avais pas chroniqué, avant de le rendre à la personne qui me l'a prêté), voilà enfin le tome 1.Mais comme il s'agit d'histoire indépendantes ,l'ordre de lecture n'est pas très important.

Et donc comme je le disais déjà pour l'autre tome, la série n'est plus éditée, mais on peut encore la trouver d'occasion sur le net.



Si la suite évoque le petit peuple, en revanche ce premier tome est vraiment centré sur des instantané, des "images du monde flottant" (traduction de ukiyo e, les estampes auxquelles le graphisme fait constamment référence), des instantanés de la vie des prostituées du quartier chaud.
Mesdemoiselles Rossignol, Hautes-Herbes, Kimono-de-lin, Plaine-neigeuse ne sont pas des courtisanes de luxe,juste des prostituées normales qui travaillent à Yoshiwara et leurs clients, habitués ou de passage ne sont ni riches ni célèbres, juste des commerçants ou artisans, dont elles espèrent qu'ils ne les oublieront pas lorsqu'elles auront payé leur dette et fini leur contrat. Ho, pas tant pour devenir leurs femmes légitimes ou leurs maîtresses officielles, mais être employée dans leur commerce ou en tant que cuisinière ça serait déjà bien. Alors faute de mieux on manigance, on se fait offrir de petits cadeaux, le summum étant d'arriver à soutirer à un client aisé un serment écrit qui pourra servir plus tard, pour le faire chanter.
Les clients ne sont pas moins manipulateurs: inventer une histoire et se faire passer pour un meurtrier en cavale pour pimenter la passe, ou jouer les tolérants pour se faire apprécier et bien voir d'une prostituée que l'on souhaite revoir... ces petits arrangements sont monnaie courante à Yoshiwara, où de petites servantes au destin tout tracé apprennent dès l'enfance les ficelles du métier avant de devenir à leur tour courtisanes.

A celà, s'ajoute " du vent sur les fleurs"qui donne son titre au recueil ( bizarrement, le titre retenu pour le recueil est celui de la...j'ai failli écrire nouvelle, parce que c'est ça finalement, ce sont des nouvelles dessinées, donc de la seule histoire qui ne se passe pas au bordel, ou dans le quartier chaud, mais en plein air), une saynète humoristique tirée des "contes curieux de l'ère Tenpô", où une jolie fille draguée dans la rue par des types très lourds les calme instantanément... en faisant pipi debout. Car comme Madame Arthur elle a un " je-ne -sais-quoi" en plus ( c'est un acteur de théâtre spécialisé en rôles féminin, un onnagata)
Et puis on croise aussi quelques tanuki au coin d'une case,  pour faire bonne mesure.

les mercredis, c'est journée manga!

mardi 30 janvier 2018

Pays de Neige - Kawabata Yasunari

Ho un billet, après presque 2 mois et demi de silence. Non , ce n'est pas que je ne faisais rien, mais j'ai été bien occupé par un MOOC assez costaud ces dernières semaines.

Pour conclure le challenge Cold Winter (sur mon autre blog), j'ai tout naturellement eu envie de faire un détour par le Japon, et ça tombe bien, la thématique étant, l'hiver, le froid, etc.. j'avais "Pays de neige" en réserve.

J'avoue que je ne connais que peu Kawabata, ma seule rencontre avec lui, jusqu'à présent, était une adaptation de "Tristesse et beauté " en monologue théâtral, il y a des années.
C'est donc sans trop savoir à quoi m'attendre que je me suis attaquée à un de ses textes les plus connus.




On y suit pendant 3 années Monsieur Shimamura, érudit tokyoïte, pendant ses vacances dans une station thermale de montagne, dans le bien nommé " Pays de neige". Car de la neige il y en a en effet partout et très longtemps dans ce coin montagneux. Et pas seulement la neige,mais la blancheur est partout, et à la neige répond le maquillage blanc des geisha, et plus tard la clarté de la voix lactée.

C'est dans ce cadre pittoresque qu'il a rencontré Komako, apprentie musicienne qui loge chez une maîtresse de musique. Comme il y a peu de travail dans ce coin là, et qu'il manquait de geisha pour égayer les soirées, elle était venue un peu au dépourvu amuser ce client. Non profssionnelle, elle avait tout de suite plus à Shimamura et les deux avaient rapidement entamé une liaison.
Lorsque commence le récit, Shimamura revient pour la seconde fois au pays de Neige, revoir Komako qu'il n'a pas oubliée. Celle -ci entre temps est devenue une vraie geisha professionnelle.
Mais alors qu'il arrive en train Shimamura est intrigué par une autre femme croisée dans le train, Yokô, parce qu'il l'a vue presque fantômatique dans un reflet de vitre, parce qu'elle a un regard vif et perçant, et surtout parce qu'elle a une jolie voix un peu grave. Je peux comprendre Shimamura sur ce point là, étant moi-même souvent plus frappée par la voix des gens que par leur physique. Mais c'est un détail qui m'intéresse, car le texte fait la part belle à la musique: Yokô a une jolie voix et chante dans son bain, Komako joue du shamisen.
Yokô et Komakô se connaissent, mais leur relation n'est jamais explicitée. Entre elle il semble y avoir une certaine affection, mais aussi une rivalité liée à un mourant.
C'est donc une sorte de triangle sentimental inavoué qui se noue entre les deux femmes et Shimamura au cours de ses visites, le tout narré sur un mode assez contemplatif et élégiaque.
En fait, plus qu'un roman, c'est presque une série d'instantanés de la vie montagnarde, comme autant d'estampes à l'ambiance brumeuse ou de leitmotiv musicaux ( la voix lactée, le train, les ivresses à répétitions de Komako, le deuil...)
Apparemment dans son pays d'origine Kawabata est plus considéré comme poète que comme romancier, et franchement, je veux bien le croire. Ca n'a pas du être facile du tout à traduire.

Pas désagréable à lire, mais, et apparemment c'est une constante de l'auteur, avec une fin ouverte qui n'apporte pas de réponse. A savoir donc.
Ca ne me pose pas de gros problème, mais ne le sachant pas a priori, c'est assez déroutant ( je l'ai lu en version e-book et j'ai presque cru qu'il y avait un second tome que j'avais oublié d'acheter)
et juste parce que j'avais envie de finir le challenge Cold Winter sur une image pittoresque, le Fuji-san sous la neige
A savoir donc, et à garder en tête pour d'autre lectures de l'auteur, au passage le premier auteur japonais à avoir reçu le Prix Nobel de littérature - Oe  Kenzaburo est le second et dernier en date.
Sur la fin ouverte, voici une analyse fort intéressante.
et au passsage première lecture du challenge je lis des classiques

vendredi 17 novembre 2017

Le château ambulant ( long metrage d'animation 2004)

Après une soirée du 10 novembre assez saignante et violente ( voir ici), il me fallait bien une histoire mignonne (enfin presque) avec un sorcier sympathique, un démon rigolo,une baraque bringuebalante, une mamie de choc et un navet magique pour me remettre de mes émotions.

Celui-ci, je l'avais vu lors de sa sortie au cinéma,mais pas revu depuis. Et j'avoue que j'en avais oublié beaucoup de passages c'est donc une redécouverte pour moi.

l'affiche originale


Bon, comme toujours c'est du Ghibli, donc il y a des grands espaces, de la verdure, une image qui " respire" ( je ne sais pas comment dire autrement, un film Ghibli, c'est vivifiant comme une promenade à la campagne, voilà!), un peu de fantastique et un propos pacifiste...

Voilà très exactement ce que je veux dire par " dans un Ghibli, on respire"

Tout commence dans une petite ville où vit et travaille Sophie, qui a hérité de la chapellerie de ses parents. Ce n'est pas que l'idée d'être chapelière toute sa vie l'enchante, mais elle s'en accommode, en disant à sa soeur, qui a préféré aller travailler dans une pâtisserie, que c'est son devoir en tant qu'aînée.
Rien ne semble de toute façon l'intéresser vraiment, elle n'a pas d'ambition, ne porte aucun intérêt à la guerre qui enthousiasme le reste de la ville et rien ne semble devoir perturber son existence toute tracée.

Même pas la visite à proximité du "château ambulant", curieuse bâtisse métallique mouvante qui ressemble à un gros monstre et que l'on dit habitée par un sorcier dangereux nommé "Hauru" ( Howl dans le texte anglais original, mais je vais garder la transcription nippone des sous-titres)
Personne ou presque ne semble l'avoir vu, mais il y a toujours quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait quelqu'un dont la soeur a été victime d'un maléfice. On prétend même qu'il dévore le coeur de ses victimes. Partant du principe qu'elle n'a aucun risque d'être maudite ou dévorée, Sophie se fiche à peu près totalement de la magie et des magiciens jusqu'au moment où, l'un d'eux vient à sa rescousse alors que des militaires la draguent lourdement. Un dandy blond, plutôt drôle, et sympathique qui propose de l'accompagner pour lui éviter les mauvaises rencontres en omettant de préciser que le chemin va se faire par voie des airs. En marchant dans l'air. Cette rencontre inattendue laisse Sophie songeuse et disons le, un peu sous le charme de cet inconnu aérien et galant.

Moi non plus, je n'en mènerai pas large si quelqu'un m'enlevait au sens propre du terme juste après m'avoir dit "pas de problème, je te raccompagne".
je suis plutôt du genre à hurler " au secouuuuurs, à moi! je veux descendre!"
^$ù*$ù de vertige

Tout le monde l'a deviné, il s'agit ben sûr de Hauru, celui que tout le monde prend pour un monstre. Sauf que Sophie ignore encore son identité.

Manque de chance, il est suivi comme son ombre par la sorcière des Landes, dont il avait pris le parti dans une querelle de sorcier, avant de la laisser tomber pour garder son indépendance. Elle prend Sophie pour la petite amie de Hauru, et pour se venger la transforme en vieille dame octogénaire et rhumatisante. avec impossibilité bien sûr de dire qu'elle est victime d'un sort.

Ce qui serait une catastrophe pour tout le mode est presque un coup de bol inespéré pour Sophie, contrainte de partir, mais qui y voit aussi finalement une occasion de vivre sa vie sans plus se souier des obligations familiales et des conventions. Puisque personne n'ira se soucier de ce que fait une vieille dame.
C'est dans cet état d'esprit qu'elle arrive près du château ambulant, après avoir aidé un épouvantail enchanté, et que.. bon au point où elle en est, autant rentrer, même un méchant sorcier n'ira pas dévorer une coriace mamie.

le "bazar" ambulant serait plus adapté. Mais je kiffe ce truc. Je vous ai dit qu'il y a des portes dimensionnelles qui vous mènent ou vous voulez. Ca n'en a pas l'air mais c'est la classe!



Celui qui l'a laissée entrer se nomme Calcifer, c'est un démon du feu celui qui animé le château métallique: il est condamné à chauffer les lieux, lié par un pacte avec Hauru, et voit la malédiction de Sophie. Et lui propose un marché: qu'elle trouve le moyen de délivrer Calcifer de son pacte, et il lèvera la malédiction qui pèse sur elle.

Le démon le plus chou du monde

Lorsque Mamie Sophie voit enfin Hauru, surprise! Elle s'attendait à tout sauf au secourable inconnu de la veille, aussi avenant avec les jeunes femmes qu'avec les mamies puisqu'il accepte de la loger et de la nourrir en échange de travaux ménagers, et il yen a bien besoin, vu le bric à brac, notre sorcier est aussi flemmard que sympathique.

se retrouver femme de ménage chez le type le plus désordonné de la terre.
Et je sais de quoi je parle, son bureau est aussi en pagaille que le mien
La seule différence c'est qu'il n'y a pas de nourriture qui y traine
Et aussi fanfaron, agaçant, puéril, impatient, qui fuit les responsabilités et la vengeance de la sorcière des landes à qui il a fait faux bond ( bon là, on peut le comprendre, elle est terrifiante et à juré de dévorer son coeur, ce qui ferait peur à n'importe qui. Après, je ne sais pas si en japonais l'image de dévorer le coeur correspond à notre figuré " passer à la casserole", mais à mon avis c'est plutôt ça, vu que la monstrueuse sorcière est visiblement une... " croqueuse d'hommes").

Un excellent magicien, mais doté de la maturité émotionnelle d'un gosse de 10 ans- on saura plus tard pourquoi -  trop content de trouver l'occasion de se faire entretenir par une grand mère d'adoption, voilà pour le monstre que tout le monde craint.
Et c'est super drôle d'avoir un antihéros qui reste attachant tout en ayant autant de défauts qui seraient insupportables chez n'importe qui (punaise pourquoi je pense à mon ex d'un coup? ha oui, il n'avait pas les options " sympa" et "compétent" pour contrebalancer :D)


Alors ce n'est pas le Ghibli le plus facile d'accès, mais il a une qualité qui me le fait classer dans mon top 5: un dessin animé et plus généralement un film, dont le personnage principal est une vieille dame (certes à cause du sort, mais il n'empêche!) et qui nous parle de vieillesse sans  nous dire que c'est une catastrophe parce qu'on a déjà un pied dans la tombe.

J'adore Mamie Sophie, beaucoup plus dynamique, drôle et forte en caractère que quand elle était jeune, 2 jours plus tôt.

Mieux, ajoutons les deux sorcières: Suliman est semble-t-il en fauteuil roulant, mais reste une femme à poigne et une politicienne manipulatrice.
La sorcière des landes cache son âge réel sous un " maquillage" magique ( elle se fait vieille, mêmes ses maléfices ne tiennent plus la route très longtemps et perdent en efficacité), mais reste incorrigible lorsqu'elle retrouve son apparence réelle, de mamie décrépite mais qui n'a pas les yeux dans sa poche quand un bel homme passe dans le secteur.

D'ailleurs, en y réfléchissant, alors que les autres films sont plus axés sur le monde de l'enfance, celui-ci et dans une moindre mesure Porco Rosso, parlent quand même pas mal... disons de séduction, au sens large.
Et des déguisements qu'on met pour plaire aux autres, qui fatalement, empêchent d'être soi: le magicien souffre d'un manque de confiance en lui qu'il tente de cacher (en changeant de couleurs de cheveux puisqu'il se trouve moche en brun!) et se montrer tel qu'il est réellement est une épreuve qu'il ne peut paradoxalement surmonter que face à une mamie... qui n'en est pas une, mais face à qui il peut laisser tomber l'attitude frimeuse. Et n'est jamais aussi adorable que lorsqu'il admet ses faiblesses.

Je trouve cette ironie savoureuse. Et dites moi dans quel dessin animé européen ou américain on pourrait trouver un truc aussi complexe ( d'oedipe, et d'infériorité, oui aussi un peu quand même)

Le film n'a pas eu le succès escompté, mais quelque part ça n'est pas trop étonnant. d'une part il procède part tableaux plus que linéairement.
D'autre part, il est sorti peu après Chihiro, et Hauru ressemble beaucoup à une version adulte de Haku ( magicien? ok. coiffure à frange? ok. Peut se transformer en animal? ok. Peut voler? ok. A mangé un truc ensorcelé qui le rend instable? ok...)
Peut être que les ressemblances étaient trop marquées à peu de temps d'intervalle.

j'ai failli oublier Navet!

Mais bon, voilà, seulement dans le top 5, et non dans le top 3 parce que malgré tout, un oiseau géant ne peut pas rivaliser avec un dragon ( et surtout j'adore Chihiro et sa galerie de monstres et yokai en tout genre)

Voilà mon top 3 pour les curieux
1- Princesse Mononoké
2-Le voyage de Chihiro
3- Porco Rosso ( inattendu, hein? Le corbeau géant est même battu dans mon estime par un cochon volant. Oui,mais Porco Rosso était le film qui m'a fait découvrir Ghibli, alors il mérite son podium)


jeudi 16 novembre 2017

Black rose Alice ( manga en 6 tomes)

A la suite d'une discussion sur Facebook, je me suis rendu compte que je n'avais pas encore chroniqué ici cette courte série de Mizushiro Setona.

et pour cause, autant il est facile de dire qu'on a adoré quelque chose, ou  de descendre en flamme quelque chose  qu'on a détesté (mais toujours en argumentant, la critique n'est jamais gratuite), autant il est plus difficile de trancher quand on est dans le " oui, mais..."
Et la on est pour moi clairement dans le " Oui, mais..."

je suis d'accord, la couverture du tome 1 pique un peu les yeux: du rose, des roses, des ronces et une gothic Lolita qui tire la tronche. Alors que l'histoire au début au moins est plutôt sombre.

Tout commençait pourtant très bien, avec la mise en parallèle de 2 histoires en miroir.
La première au début du XX° siècle, à Vienne: Dimitri est un jeune chanteur d'opéra au talent prometteur qui a eu la chance qu'un noble le prenne en sympathie dès sa jeunesse et lui offre une éducation que ses origines tziganes ne lui auraient jamais permis d'avoir autrement. Mais évidemment, si son talent, son charme et son don pour le baratin lui ouvrent des portes ( et notamment celles des chambres de riches dames avides d'une aventure extraconjugale), il se heurte à ce qu'on appelle maintenant le plafond de verre.
Et ne pourra jamais espérer aller plus haut dans la bonne société: animer des soirées oui, être ami avec le fils du noble, oui, mais être l'égal des nobles non.
Bien évidemment, Dimitri est amoureux d'Agniezka, une femme qu'il ne pourra jamais épousée, car elle est riche, noble et fiancée au fils de la famille qui l'a éduqué.
En tentant de fuir cette situation compliquée, il est écrasé par un fiacre et s'en sort par miracle. Mais pas sans changement:il ne doit sa survie qu'à une graine qui a pris possession de son corps au moment où il allait mourir et l'a maintenant en vie.
Avec un effet secondaire inattendu et problématique pour un chanteur: sa voix peut maintenant, sans qu'il le veuille vraiment, pousser des gens au suicide.
C'est un homme étrange qui lui explique ce qu'il se passe: les vampires existent, le vampirisme ( version Setona) est une sorte de parasitisme végétal, et va devoir maintenant une femme chez qui.. planter la petite graine au sens propre ( oui oui, il est question de reproduction par graines dans cette histoire). Mais attention, il n'a droit qu'à une seule tentative, puisqu'il mourra aussitôt après. Un chanteur qui ne peut plus chanter ET un Don Juan qui ne peut plus séduire!

Pour lui ce ne peut être qu'Agniezka, dans son idée, elle ne pourra pas lui dire non, sauf que...coincée avec quelqu'un qui veut abuser d'elle, elle préfère encore se suicider.
Dans son remord, Dimitri trouve un moyen de garder "endormi" le cadavre d'Agniezka, jusqu'au moment où il trouvera une âme compatible pour la ressusciter, pour quelque part, rattraper son erreur. Mauvaise idée, on est d'accord.

Seconde histoire:au Japon, début du XXI°siècle.
Azusa est enseignante, pianiste amatrice, approche de la trentaine et se débat dans une histoire d'amour compliquée.
En effet, un de ses élèves, mineur, la drague tant et plus et Azusa est sur le point de céder aux avances du jeune homme, et de s'engager dans une relation interdite et condamnée par la société.
Lorsque tous deux sont victimes d'un accident, Dimitri, qui surveillait déjà Azusa avec un certain intérêt, voit là une occasion de faire revivre Agniezka et propose à Azusa un marché: le garçon survivra, sans séquelles, mais en échange, elle doit lui confier son âme.

Azusa accepte et.. se réveille quelques temps plus tard dans le corps d'une blondinette européenne de 18 ans.
Entourée de 4 hommes inconnus.
Qui lui expliquent cash le détail du marché qu'elle a passé avec Dimitri: On lui laisse du temps, mais elle va devoir choisir soigneusement l'un d'entre eux, coucher avec, sachant que ça sera le dernier choix qu'elle fera puisque elle même autant que l'heureux élu mourront peu après. En attendant, c'est elle la reine de la ruche.

Je ne vous ai présenté là que le premier tome, c'est vrai.

Ca part bien hein?
Accidents, suicide,marché démoniaque, une approche totalement différente du thème du vampire ( vu à la fois comme un parasitisme végétal et comme un écosystème symbotique.Amis arachnophobes , je crois que vous feriez mieux d'éviter ce manga), un contexte ouvertement sexuel ( mention à Azusa qui, une fois le choc passé lance directement à la cantonade " alors il faut que je couche avec de morts?... bon, qui passe en premier?" Je n'ai pa le tome sous la main, mais c'est à peu près ça, avant d'apprendre qu'elle n'a qu'une chance et qu'un seul pourra planter la petite graine - oui cette expression n'est pas dans le manga,mais elle aurait du, tant c'est de mise!)

En fait les 3 premiers tomes sont assez sympas, puisqu'ils présentent les 3 autres protagonistes, avec un sérieux concurrent pour Dimitri.
Mais les 3 suivants perdent en intérêt.
Ma Petite Médiathèque est encore plus critique que moi.

 Je suis d'accord sur quelques points: le fait que l'action, et surtout dans les deux derniers tomes, tourne autour du choix qu'Azusa, rebaptisée Alice va devoir faire avec un nombre toujours plus restreint d'options, et le fait qu'elle se "chochotise" de plus en plus, alors qu'elle est supposée être une adulte, avec son vécu d'adulte, dans le corps d'une ado. Pas l'inverse. Et pourtant, c'est un peu comme si la nouvelle apparence extérieure qu'elle revêt vampirisait aussi son esprit.
Je suppose que c'est voulu, mais est-ce que c'est un problème de traduction qui laisse échapper des informations, est-ce que c'est une maladresse scénaristique d'origine, ça, je ne saurais trancher. Peut être un peu des deux.

Pourtant il y avait de bonnes idées, sur, justement l'apparence qui n'est pas forcément révélatrice de ce que l'on est ( j'aime bien Leo, un des autres vampires, qui a tout du type sympa, gentil, prévenant... et incroyablement calculateur, le genre à avoir toujours une solution B sous le coude quand les choses ne vont pas dans son sens); sur le poids des conventions sociales: un tzigane  ne sera jamais intégré dans la bonne société viennoise et toujours renvoyé à ses origines, et une relation majeur-mineur et prof -élève sera toujours sanctionnée par la société ( enfin, sera sanctionné dans le cas où c'est la femme qui est la plus âgée, et même si le garçon est quasi-majeur, soyons clairs, ce n'est pas un gamin de 10 ans, mais un ado de 17 ans qui la trouble),
des choses comme ça qui auraient mérité d'être creusées mais ne le sont pas assez.

Enfin bon, pour moi, le problème majeur, est quand même l'intéressant emploi du cadre musical ( un chanteur dont la voix peut soudainement devenir une arme!) qui disparait presque totalement.
On apprend peu à peu des choses sur les autres personnages, mais finalement leur nombre est un peu trop restreint pour 6 tomes (et il y en a qui quittent le casting en cours de route en plus!), donc on finit par tourner en rond dans un jeu de chaises musicales scénaristique.

donc voilà" Oui, mais..."
Apparemment la mangaka pense ou pensait développer son histoire un peu plus puisque le tome 6 se clôt sur un laconique " fin de la 1° partie". Le dernier tome en date est paru en 2011 au Japon, et pour l'instant, pas l'ombre d'une suite. Peut-être qu'elle aussi se demande comment continuer cette histoire sans trop savoir maintenant par quel bout la prendre pour introduire de nouveaux personnages ( et ça, impossible d'y couper, on ne peut pas faire une suite avec en gros 4 personnages seulement!)

Et pourtant malgré ces réserves je l'ai trouvé sympa, suffisamment en tout cas pour être curieuse de la fameuse suite, si elle paraît un jour. Parce que j'aime bien le graphisme pas facile mais spécial de la dessinatrice, parce que le potentiel sous-jacent n'a pas été assez exploité et que c'est frustrant, alors que les deux premiers tomes étaient très prometteurs.

Ce qui pourrait me tenter, ça pourrait être une préquelle, sur ce qui s'est passé avant Vienne. J'avoue que j'aimerais bien voir le lord cruel qui n'est qu'évoqué dans le tome 1. Histoire d'avoir quelqu'un chose d'un peu plus sombre, dans la lignée de ce que laissait supposer le début
Bon sans aller jusqu'au Marquis de Sade illustré, hein, je n'en demande quand même pas tant!

Nota: je ne comprendrai décidément jamais l'obsession des japonais pour Alice au pays des Merveilles, et étonnamment, la version livre plutôt que celle de Disney. Les références sont partout dans la culture pop, au point d'en devenir un gros cliché qui me sort un peu par les yeux.
Par curiosité je suis allée au café thématique "Alice" à Tokyo - c'était ça ou "Alcatraz", j'ai vite choisi - et c'est très décevant, en tout cas ça l'était en 2011: un café absolument normal, qui ne sert même pas de biscuits inscrits " eat me" ou ce genre de choses. Juste un décor avec des stickers tirés des illustrations du livre, des couleurs de cartes,  et des serveuses vaguement habillées en petites filles anglaises du XIX°



jeudi 12 octobre 2017

Vampire knight saison 1 ( série animée)

Il est temps de réveiller les morts et pour cette occasion, je ressors cette série qui a maintenant quasiment 10 ans d'âge.

Je l'avais a peu près oubliée d'ailleurs ( les seules choses dont je me souvenais c'est qu'une fois de plus les personnages principaux me gavent un peu - voire beaucoup pour Zero qui me les brise menu - et que j'avais préféré les personnages secondaires, surtout Yagari le chasseur de vampires dans la saison 2 parce que j'ai totalement adoré la voix qui lui a été choisie, mais là c'est une autre histoire)

Revenons à notre saison 1, qui met en scène un étrange campus, l'académie Cross. Etrange car deux types d'élèves y ont cours, à des horaires différents.
Les élèves de la Day Class, reconnaissables à leurs uniformes noirs à liserés blancs, ont donc cours le jour. Ceux de la night class ( même tenue, mais blanche bordée de noir) ont cours la nuit, et les deux groupes ne se croisent que devant la porte, au moment du changement.
Et pour cause, si les élèves du jour sont humains, ceux de la nuits sont des vampires.
Les deux "espèces" cohabitent donc, mais sans vraiment se fréquenter plus que quelques minutes. Il va sans dire que les élèves du jour ignorent totalement la nature de leurs camarades noctambules et les prennent seulement pour une sorte de groupe d'élite.

Cette disposition est une idée pour le moins surprenante de Kaien Cross, le directeur et Kaname, le .. disons plus ou moins chef des vampires, et un des seuls qui ait assez de maitrise et de tenue pour savoir se comporter en société. Il a donc choisi ceux de ses congénères qu'il estime les plus sociables pour essayer de prouver qu'humains et vampires peuvent coexister sans que les uns essayent de boulotter les autres et que les seconds ne tirent pas sans sommation sur les premiers.
Autant dire que ça n'est pas gagné, car même parmi les " jeunes" vampires triés sur le volet, certains iraient bien boire un cou(p) chez leurs camarades de jour.
Et si les élèves du jour apprenaient la vraie nature des autres, il y aurait de fortes chances pour que le rejet soit aussi violent qu'immédiat.

Pour veiller au grain, le directeur dispose de 2 atouts, ses enfants adoptifs, les seuls à connaitre la vérité sur les gens de la nuit: Yuuki, qui a failli être tuée à 5 ans par un méchant vampire et ne doit la vie qu'à l'intervention de Kaname, à qui elle voue une admiration sans limite depuis lors .

La série pourtant commence pas trop mal... une ambiance inquiétante dès les 2 premières minutes. Ca ne va pas durer hélas


Et Zero qui a lui aussi été attaqué étant enfant, et garde.. une dent contre tous ceux qui ont des crocs. Yuuki, d'expérience, pense qu'il y a des bons et des méchants chez les vampires comme chez les humains, mais Zero refuse cette possibilité.

On devine bien que cette situation risquée ne va pas aller sans heurts.

Cette série à quelques atouts, et beaucoup de défauts, ce qui explique qu'elle ne me soit pas beaucoup restée en mémoire.

Les atouts: j'aime bien les deux génériques que je trouve sympas, les costumes sont cools ( je les avais déjà vus d'ailleurs en convention et je me souviens que sortis du contexte cosplay, je trouvais les vestes plutôt classes. Pas portables au quotidien, mais quand même classes), il y a quelques passages un peu drôles ( même si trop récurrents et appuyés, un peu plus de subtilité aurait été mieux) qui se moquent de l'attitude totalement fangirls ( et un fanboy) des élèves de la day class. Le graphisme n'est pas renversant, mais reste généralement agréable, avec un petit côté clamp.

Ce qui pèche? Hélas, un peu tout le reste.

Yuuki pourrait être un personnage intéressant si elle n'avait pas la fâcheuse tendance à tomber dans tous les panneaux ( tellement peu discrets qu'on pourrait y coller une enseigne clignotante " attention piège!") et à tomber tout court, si possible pour s'égratigner à proximité des crocs d'un vampire affamé.*
Et doit donc attendre, quasiment à chaque fois que Kaname ou Zero viennent à sa rescousse.
Dommage il y aurait eu du potentiel avec elle, et sa fascination pour les créatures de la nuit, mais je la trouve mal exploitée.

le talent de Yuuki
Zero, je l'ai dit, me saoule au plus haut point. Pas tant le personnage d'ailleurs que le cliché du bad guy, sympa quand même dans le fond mais torturé par un inavouable secret qui le ronge et blablabla. Et le côté casse-bonbons torturé et mauvais caractère, c'est un peu léger et surtout vu et revu.

Il fait la gueule constamment, mais faut le comprendre s'appeler Zero, c'est se faire ridiculiser par sa famille depuis sa naissance. Même son frangin s'appelle Ichi ( Un) et un c'est toujours mieux que zéro.

Kaname aussi aurait un bon potentiel, mais qui n'est pas exploité assez à fond pour être vraiment intéressant. Un peu plus subtil que les deux autres protagonistes cependant.
Dommage, parce que ces 3 là occupent l'écran la majeure partie du temps et laissent peu de possibilités de développement aux personnages secondaires.

Toi, je te sauve, parce que ta première apparition est ambiguë et que sous tes airs sympa de presque grand-frère, tu pourrais fort bien être en train de penser à ton prochain repas

Dommage, j'aime bien la galerie des vampires secondaires, avec leurs pouvoirs variables ( un qui manipule le feu, un autre l'eau, une qui sait effacer la mémoire.. punaise, je les veux dans une équipe de RPG!)

accessoirement c'est l'occasion de montrer les tenues qui me plaisent bien: j'aime les fringues à décor graphique.

Mais le gros problème, c'est que la série ne trouve pas vraiment son ton, en tout cas, pas immédiatement: ambiance gothique, sombre, moments d'angoisse, qui sont malheureusement désamorcés par un humour un peu lourd (les fan girls, ça va une fois, pas 4 ou 5) et qui arrive souvent comme un cheveu sur la soupe alors qu'on attend les révélations sur la nature des vampires et leurs classe sociales et ce qui se passe si un vampire d'élite mord un humain - plusieurs cas de figure - sur la pilule magique qui transforme l'eau en substitut de sang permettant aux vampires de ne pas mourir de soif et sans mettre en danger quiconque ( mais qui est au sang ce que la grenadine est au Nuits-Saint-Georges), et même pendant une séquence de baston.

Donc un peu de baston, au milieu d'une histoire fantastique, avec des passages de comédie scolaire et une bonne (grosse) louche de romance tendance triangle amoureux pas forcément intéressante.
Indépendamment, ça aurait pu donner 4 séries différentes mais là, en tout cas au début, la série ne sait pas trop ou mettre les pieds, et les spectateurs non plus.
Ca s'améliore toutefois au fil des épisodes , et l'humour un peu trop présent (et relou) s'estompe pour laisser plus de place à la narration dramatique.
Mais nom de diable, l'inévitable épisode sur la saint Valentin et les chocolats... oui - à la limite!-  dans une comédie scolaire, mais non dans une histoire de monstres buveurs de sang
^$ù*=^! Yuuki, tu connais la nature de vampire de ton pote, ne lui offre pas de chocolat, offre lui du boudin, je suis sûre qu'il préfèrera.
Là, j'ai failli jeter l'éponge la première fois, mais j'ai tenu le coup grâce à l'équipe de vampires de second plan, qui m'intriguait un peu, et au fait qu'après 3 épisodes platounets, la série semble enfin se décider à assumer son côté sombre sans systématiquement tout désamorcer par une blague vaseuse.

Donc voilà, ça se laisse regarder, sans grande passion mais sans vrai déplaisir non plus, et pour peu que l'on tienne le coup, ça s'arrange malgré une première impression assez négative. Et de mémoire la saison 2 est vraiment meilleure (mais je ne vous conseille pas cependant de zapper la première car elle met en place des révélations qui manqueraient pour suivre la seconde)

Enfin, malgré tout, il y a un minimum de mystère et les vampires, même s'ils semblent sortir de jour et manger du chocolat (je ne m'en remets pas, bordel les gars, vous avez la solution pour ne plus vous faire flêcher à vue par les humains: grenadine et chocolat) ont le bon goût de ne pas scintiller au soleil, EUX,  j'dis ça je dis rien.

Et puis malgré tout, je vais être indulgente, entre temps j'ai vu le désastreux Diabolik Lovers auquel il manque un scénario pour lier les nombreux moment ou l'héroïne au Q d'huître se fait mordre.
Sifflez, j'm'en fous j'ai déjà été insultée ici par des fans de Diabolik lovers, incapables d'argumenter autrement que " tu comprends rien parce que c'est bien" je ne changerai pas d'avis.
Et, non, je ne me lasserai pas de dire tout le mal que je pense de ce qui est probablement la plus mauvaise série que j'aie vu ( à concurrence avec Amnesia, que je n'ai même pas finie, les deux se valent dans le ratage)
Et je vous donne même le lien où aller vous plaindre.

Vampire knight (d'ailleurs je pense qu'il y a une traduction un peu foirée, puisque l'épisode 1 est titré "la nuit des vampires": night et knight s'écrivent pareil en katakana, il n'est pas question de chevaliers ici, mais beaucoup de nuit) est loin d'être catastrophique, même s'il est un rien boîteux. Plutôt un "peut mieux faire".

*Accessoirement, il y a une faille scénaristique qui me pose problème, et on la retrouve dans quasiment TOUTES les histoires de vampires. Et attention, ce qu'elle implique n'est pas classe du tout:


Soit un ou des vampires capables de sentir à 300 m de distance l'odeur du sang d'une simple égratignure et qui deviennent totalement fous dingues dans cette situation.
Soit de l'autre côté du mur, environ une bonne centaine d'élèves, des filles de plus de 15 ans pour l'immense majorité. Et qu'est-ce qui se passe à peu près à cet âge là?
Bingo, le petit cadeau mensuel bien relou de dame Nature.

Vous le voyez le problème? En tant que nana (tiens d'ailleurs, c'est une marque ça...) je ne peux m'empêcher de penser que ma vie ne tiendrait qu'à un fil une semaine par mois, et en plus, comme il y a du décalage horaire à ce sujet de l'une à l'autre, les vampires devraient logiquement être surexcités H24.
Je l'avais dit, pas classe.

mardi 3 octobre 2017

blue exorcist tome 1 - Kato Kazue

Voilà un manga que je n'aurais pas spécialement tenté, si, un jour, le tome 1 n'avait pas été proposé gratuitement en intégralité sur support numérique, pour le faire découvrir justement.

Et c'est typiquement le genre de titre plutôt sympa, mais pas vraiment 100% convaincant , que je pourrais éventuellement continuer sur ce support, sans devoir lui faire de la place sur mes étagères.

Car oui, à la lecture de ce tome 1, il est donc sympa,mais pas inoubliable: un shônen assez classique, mêlant baston et humour, avec un graphisme agréable mais un peu impersonnel.


ouille, bon on va dire que les démons ont un squelette élastique qui leur permet ce genre de contorsions...

Ca commence donc au moment ou Rin, orphelin qui vit dans un pensionnat dirigé par un curé à poigne se retrouve contraint et forcé de bouger ses fesses de flemmards pour trouver un job, au lieu de continuer à glandouiller comme un parasite. Il n'est bon en rien, n'a pas de talent particulier, pas d'envie particulière, et a une nette tendance à chercher la bagarre.Tout le contraire de son jumeau Yukio, calme et doué pour les études qui espère devenir médecin.

Or des choses bizarres commencent à se passer autour d'eux... Rin ignore sa véritable nature: lui et son frère sont les fils de.. Satan, ouais rien que ça. Seul Rin, plus costaud physiquement a hérité des caractéristiques diaboliques deson paternel, qui arrive soudain en lui déclarant cash " appelle-moi Papounet" ( je crois que ça résume l'idée)
Lors de ce réveil, le brave curé - qui était en plus exorciste- passe Ad Patrès vite fait, mais a quand même le temps de donner quelques tuyaux à Rin, pas franchement heureux de cette parenté surprise.

Rin et Yukio vont donc se trouver confiés à un certain Méphisto Phélès directeur d'université au look excentrique, capable de se transformer en .. ce qui ressemble vaguement à un scottish terrier (gné?!)
Bon je ne le trouve pas en version manga, le voici dans toute sa glorieuse rositude en version animation.
"Je suis l'esprit qui toujours nie ; et c'est avec justice : car tout ce qui existe mérite d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât" ( Faust)
....
Hahahaha, gentil toutou.


Rin a le choix: soit être buté de suite, soit être pour chassé et buté un peu plus tard. Il opte pour une troisième voie: devenir exorciste à son tour et utiliser ses pouvoirs de démon pour aller botter le cul à son diabolique géniteur et venger le curé. Un demi-démon exorciste... Mephisto accepte et conduit Rin le glandeur à l'université. Car l'exorcisme est une matière à apprendre et il va y avoir du travail pour un décrocheur comme lui.

Encore une fois à l'opposé de Yukio, bon en tout, qui maitrise ladite matière depuis longtemps et entre aussi à l'université, non pour apprendre, mais pour enseigner et diriger son frère. Rin était donc bien le seul à ignorer son pouvoir.

Des ados dotés de pouvoirs hors normes, d'un intelligence et d'une force hors du commun. Rien de ce qui m'accroche habituellement, et j'ai passé les 2/3 du livre à me dire "ouais.. bof".. jusqu'à la 3° histoire, qui voit arriver une petite fille nommée Shiemi possédée par un démon végétal.

Pour un passage en particulier qui m'a faite beaucoup, mais alors beaucoup rire. Et je me demande si c'était comme ça dans la VO, ou si c'est un coup voontaire ou involontaire du traducteur/adaptateur mais les gens de ma génération vont comprendre:

(Shiemi prise en otage par le démon qui menace de la buter)
Shiemi:Kyaaaaah
Yukio: je vais tirer dans le tas!
Démon: ça ne prend pas, tu bluffes
Yukio:qu'est-ce qui te dit que je bluffe?
Moi:il bluffe!
pas sûr...
si si, il bluffe, ça se voir tout de suite!
mmm il a pas l'air de bluffer là quand même!
on vote? Moi je vote et je dis "il bluffe".

En fait c'est juste parce que cette scène précise m'a rappelé cette autre scène précise que j'ai presque envie de lire la suite, juste pour vérifier s'il va y avoir une référence à un improbable duo de danse ou des cons de mimes (quoique dans le genre cirque, Méphisto, même quand il n'est pas sous forme canine, fait l'affaire).
Même s'il y a peu de chances et que la seule chose qui me soit restée en mémoire c'est parce que deux situations proches se sont collisionnées dans le LHC que peut parfois être mon cerveau

Mais bon, avec ou sans référence à la Cité de la Peur, je donnerai quand même sa chance au tome 2 à l'occasion, je ne juge jamais sur un seul tome.
Malgré tout, on est quand même sur du pur shônen, et c'est un peu moins mon truc que le Seinen en fait. A priori, trop classique à mon goût, ça aurait pu me plaire quand j'avais 15 ou 20 ans et peu de références manga. Je suis intriguée, mais pas séduite.
Pour le moment, il manque de quelques ingrédients: un poil de noirceur, un peu de cruauté, un enjeu un peu moins avoué que " je veux lui meuler la tronche". On verra si la suite creuse un peu, il y a un certain potentiel, reste à voir comment il sera développé.
( et pourtant même en shônen, il y en a qui m'ont accrochée dès le tome 1, quitte à me décevoir par la suite, parce qu'ils avaient le "truc" en plus qui les différenciait dès le départ. Je sens que Blue Exorcist manque de ce"truc" là)

dimanche 1 octobre 2017

ハロウィン!


Je vous l'avais dit le 15 août, mais je ne peux pas faire un mois Halloween sans retourner un peu du côté du Japon!

hoo que c'est bon de tuer une mascotte aussi tarte!

J'avais déjà dû le dire, mais on fête Halloween au Japon, et pas qu'un peu. En fait, basiquement, dès qu'il y a un truc à fêter peu importe lequel, les japonais sont là pour le réinterpréter à leur sauce. Si la fête n'a pas vraiment pris en France ( trop anglo-saxonne pour certains, et je me battrais toujours contre cette idée, alors que miiirde, les banshee, les lutins, les revenants n'ont pas de nationalités. Ou alors écossaise, non mais!)

En fait, lors d'un de mes voyages, en septembre, il y avait déjà pas mal de décorations aux vitrines des magasins, de déguisements dans lesdits magasins, d'annonces pour des Halloween Parties, des rassemblements de zombies, c'est à cette occasion que j'avais ramené un petit porte-clefs cercueil trouvé dans un gashapon à 100Y. Et si depuis j'ai su à quelle série décevante il est rattaché, pas grave, je le kiffe, mon porte-clefs, il me sert de tirette sur un porte-monnaie qui a perdu la sienne et fait pas mal son petit effet quand je paye dans un magasin, en général la personne à la caisse se marre. Une question de décalage entre mon apparence extérieure très neutre et la punkette qui sommeille en moi. L'habit ne fait pas la goule!

avant et après Halloween...

à Halloween!

Et donc, revenons en à Halloween au Japon: oui, il y a un côté fête commerciale, on tombe en pleine période de vide, donc les magasins en profitent ( pareil pour Noël que je déteste en Europe pour son côté gnangnan, ben là, enlevez tout ce qui à voir avec la religion, prenez le côté gnangnan et mettez le au carré...)
Et d'ailleurs lors d'un autre voyage en octobre-novembre, j'ai pu constater que ça va très, mais alors très vite: je rentre à l'hôtel le 31 au soir, décor de toiles d'araignées et de chauves souris partout - qui devait déjà y être depuis plusieurs semaines- je sors de l'hôtel le 1°novembre au matin: plus une araignée en vue. Mais un sapin géant déjà tout décoré de fausse neige dans le hall et des angelots en lieu et place des chauve-souris.

Sinon, je vous avais déjà parlé de l'étrange passion du Japon pour les kit-kats, à tous les goûts et de toutes les couleurs, ici. certains sont excellent, ceux aux maccha, aux agrumes ( insérer ici: triple coeur géant), ou cheesecake myrtille... tous ne sont pas cependant excellents.

Hé bien  lors de ce même voyage, j'ai eu l'occasion de goûter l'édition spéciale halloween, goût citrouille. Heu, pas terrible en fait. Ca a un goût étrange, mais si je n'avais pas vu l'emballage, j'aurais eu du mal à définir. apparemment, c'est même goût "cheesecake-citrouille"

image retrouvée sur le site France -Japon, on nous l'avait fait goûter dès notre descente de l'avion, et j'avais vraiment trop la tronche dans le pâté (végétarien au potiron) pour penser à prendre une photo. Mais je me souviens de ces citrouilles rigolardes kawaii.

Mais il y a aussi plus tôt dans l'année la tradition de O-Bon en été - si vous ne savez pas ce que c'est, je ne peux plus rien pour vous à part de vous dire " lisez mes billets des 3 dernières années, en juillet-août - et ses histoires de fantômes, donc sur ce coup là, c'est bien ancré dans la culture,  on aime se faire peur, et on le fait bien ;)
Et ce n'est pas moi qui vais protester contre 2 fêtes fantastiques dans l'année.

Nous voilà donc repartis pour un mois (et plus si affinités) en compagnie des sorcières et des monstres.

Alors pour commencer: un petit cours de vocabulaire sur Halloween
Vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas savoir dire "sorcière", "loup-garou", "cimetière" ou " fantôme" :)

Et comme toute manifestation (occulte?) se doit d'avoir une bande son adaptée...
Une petite chanson  d'inspiration très Danny Elfman, extraite du "character CD" de Kuroshitsuji, qui nous dit en substance " C'est marrant d'être fossoyeur" ( les paroles sont traduites en anglais,  "je m'amuse avec les cadavres, pas besoin d'argent" ahem... je m'inquiète un peu sur les penchants chelous de notre ami à la pelle).


Bon pour vous rassurer, ou non, je peux vous dire que dans le manga, il s'amuse réellement au sens premier du terme: en jouant aux quilles avec un crâne dans sa boutique.

J'ai laissé le manga en suspens pour diverses raisons pendant longtemps, NocTenbule m' a donné envie de le reprendre cet été.
Et il se trouve qu'elle et moi avons un gros faible pour ce taré de fossoyeur, le personnage qui m'a le plus faite rire parmi une belle brochette de dingues patentés et ce depuis sa première apparition. Ce type est cinglé et la voix choisie pour le doublage colle excellemment bien à l'idée que j'en avais lors de ma lecture (Pour info, le même acteur doublait aussi Greed, un des homoncules de Fullmetal Alchemist qui avait un pouvoir bien classe!  Et dans un autre style, parce que je parlais de cette série récemment, sans m'en être rendu compte au départ: il double aussi Viktor, le russe sans gêne et un brin relou de Yuri on ice  Apparemment il s'est spécialisé dans les rôles qui vont d'"un peu timbré" à "complètement timbré")

Noc, ceci est aussi un clin d'oeil pour toi!

Le mois Halloween dure sur les forums du 1° octobre au 1° novembre,mais comme tous les ans, je pars en vacances loin à ce moment, je ne suis pas là ( mais vous pouvez me laisser un message après le gnihihihihi sonore), donc je décalerai un peu jusqu'à mi novembre.