dimanche 23 mars 2014

Le zen - Jean-Luc Toula Breysse


Trouvé par hasard à la bibliothèque municipale ce petit ouvrage de la collection que-sais-je? (n°3786), dont le but n'est pas de vous apprendre à méditer, mais plutôt d'expliquer l'émergence de la philosophie zen, un des courants du bouddhisme, parti d'Inde ( école bouddhiste Mahayana), passé en Chine sous le nom de "chan", et  développé au Japon sous le nom de Zen, en coréen sous le nom de "sôn" et au Vietnam sous le nom de "thien". J'ai donc découvert l'existence de l'équivalent du zen dans d'autres pays, et pu associer un courant ( rinzai ou Sôt principalement) aux différents temples visités lors de mes voyages.

A noter que la plupart des temples de Kyôto dépendent du courant Rinzai ( fondé vers 1190), tandis que le courant Sôtô ( daté de 1227) s'est plutôt implanté du côté de Shiga et Yokohama.
On apprend donc les principales différences dans la théorie et dans la pratique entre ces deux écoles, les deux visant à '"éveil " du pratiquant, mais de manière sensiblement différente.

Il nous explique aussi rapidement qui en sont les grandes figures, quelles sont les différentes "voies" de méditation ( je savais que la cérémonie du thé, l'ikebana et la calligraphie par exemple étaient à l'origine des support de méditation pour moines bouddhistes). De même l'art des jardins secs, type celui du Ryôanji à Kyôto...


Et également les influences de la pensée zen sur les créateurs comme Jack Kérouac, Jackson Pollock ou Yves Klein. J'ai trouvé particulièrement intéressant ce passage, parce que finalement prenons un tableau de Klein ( qui était également un des premiers français ceinture noire 4° dan de judo, je viens de l'apprendre aussi). Sans clef de compréhension, ça reste un tableau abstrait bleu. un joli bleu saturé que j'aime bien d'ailleurs. Mais savoir qu'il s'est intéressé à la calligraphie et à la philosophie orientale m'apporte une dimension de compréhension différente, et ça c'est intéressant.


Tout ce là reste bref, mais accessible, comme première approche d'un courant religieux ( une religion sans dieu) et philosophique mal connu. Mon but n'est évidemment pas de devenir sage ou bonzesse, mais de mieux comprendre les lieux que j'ai visités.

A noter que les temples de Shikoku, dont je parlerai bientôt, et le pèlerinage qui en fait le tour ne font pas partie d'une ou l'autre des écoles zen, mais de l'école Shingon. Il s'agit une autre forme du bouddhisme, arrivé plus tôt dans l'archipel japonais, qui dérive de l'école indienne Vajrayana ( vu de l'extérieur, pour une occidentale comme moi qui découvre tout ça, un temple bouddhiste ne diffère pas à priori énormément d'un autre, et je serais bien en peine de les associer à telle ou telle école, mais voilà, les enseignements qu'ils dispensent ne sont pas exactement fondés sur le même courant de pensée.

A l'occasion, il faudra aussi que je lise le que sais-je ? dédié au bouddhisme au sens large.
En attendant, les curieux peuvent se référer pour en savoir plus au site le zen occidental ou Buddhaline, plus général, deux sites proposés comme références dans ce petit livre, sans risques de dérives sectaires.

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